Récit de pratique 3 – PAQ : Renforcer la réponse à l’itinérance autochtone à Montréal

Basé sur entrevue réalisée le 7 octobre 2015 et article paru dans la Revue du CREMIS la même année.

Projet Autochtone du Québec (PAQ), un refuge d’urgence pour les communautés autochtones, était hébergé dans un bâtiment prêté par la Ville de Montréal, bien que celui-ci appartienne au CSSS Jeanne-Mance3. En 2005, face à la crise du logement et au besoin croissant de lits dans les grands refuges, la Ville identifie la nécessité d’un refuge spécifique pour les communautés autochtones. À ce moment-là, PAQ est une initiative qui s’efforce de favoriser l’affiliation et l’insertion sociale des populations autochtones en situation d’itinérance. Cependant, le groupe prend rapidement conscience de la nécessité de leur offrir un toit comme point de départ pour aborder d’autres dimensions de leur réalité. Bien que cela n’ait pas été sa mission initiale, PAQ s’est ainsi transformé en un refuge d’urgence pour ces communautés. 

En 2009, le CSSS a exigé la restitution du bâtiment, obligeant PAQ à se relocaliser. Le CSSS cherchait à récupérer le bâtiment nécessitant des rénovations majeures, et malgré tous les efforts de PAQ et de ses partenaires, aucun nouveau lieu adéquat n’a pu être trouvé. Mon mandat, débutant l’été 2011, était d’accompagner cette relocalisation cruciale. 

Les années suivantes ont été marquées par des tentatives infructueuses pour trouver un emplacement et obtenir des financements. Pourtant déjà en 2011, une lueur d’espoir était apparue avec la possibilité d’un financement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI).  PAQ y voyait une opportunité non seulement pour obtenir de nouveaux locaux, mais aussi pour élargir ses services en intégrant des logements de transition. Cette démarche répondait à des impératifs financiers, tout en introduisant de nouveaux défis. 

Les contraintes financières et le besoin d’un emplacement central ont compliqué la situation. Avec PAQ, nous avons examiné 37 sites différents, rencontrant des obstacles tels que les coûts d’acquisition élevés, des emplacements inadaptés, et une résistance marquée des arrondissements.  Bien que les objections ne fassent pas explicitement référence au caractère autochtone du refuge, elles reflétaient une hostilité manifeste à l’égard de son implantation. Certains groupes de citoyen·es et arrondissements cherchaient ainsi à faire échouer le projet. Face à ces difficultés, PAQ a dû réorienter sa stratégie, soulignant que la question de la relocalisation n’était qu’un aspect d’un enjeu plus vaste : l’itinérance autochtone urbaine, qui nécessite une réponse collective. 

Au fil de ce travail, c’est en développant des stratégies que mon rôle a eu un impact déterminant sur le dénouement. Plutôt que de considérer la relocalisation de PAQ comme le problème, j’ai proposé au CA de PAQ de repositionner l’équation en soulignant que le véritable problème résidait dans la situation d’itinérance vécue par de nombreuses personnes issues des communautés autochtones à Montréal. Donc de partager avec l’ensemble des acteurs·trices de la communauté la responsabilité du problème. Ainsi, la responsabilité du dénouement s’est déplacée : PAQ et sa relocalisation n’étaient plus le centre du problème, mais PAQ devenait un acteur clé pour développer une solution. Cette nouvelle approche a permis à l’organisme de prendre du pouvoir et de se positionner comme un acteur influent dans le dossier de la relocalisation. Le groupe a ainsi pu travailler à améliorer les conditions pour devenir cette solution de façon pérenne, soit renforcer son approche clinique, sa structure financière et son conseil d’administration, et ainsi se préparer à une relocalisation dans de meilleures conditions.  

Pour ce faire, il fallait collaborer plus étroitement avec divers·es acteurs·trices comme le Secrétariat aux affaires autochtones, le MSSS, la Ville de Montréal et le CSSS. En tant qu’organisateur communautaire, l’un de mes rôles était alors d’occuper une position de médiateur dans la facilitation des négociations entre ces parties. J’ai soutenu le groupe en naviguant entre les demandes et les refus, défendant sa stratégie avec des arguments solides tout en restant fidèle à une analyse collective.  

Cette approche collaborative a permis à chaque acteur·trice de contribuer selon ses responsabilités tout en travaillant vers une proposition commune. Cette vision a conduit à une prise de conscience collective de la responsabilité partagée. Malgré les obstacles, cela a permis de créer le projet de la Maison Autochtone de Montréal (ce titre n’a finalement jamais été retenu). Ce projet, en cours de réalisation, comprendra un refuge et des logements de transition pour les personnes autochtones en situation d’itinérance. Située dans un quartier tolérant, un voisinage qui connait déjà PAQ et un secteur familier aux communautés autochtones, cet espace marque une avancée significative. 

Avec ces nouveaux locaux, PAQ pourra offrir non seulement un abri culturellement sécurisé, mais aussi des chambres de transition pour aider les membres à quitter la rue. Ce tournant offre à l’organisme l’opportunité de se stabiliser et de se concentrer sur une stratégie d’intervention holistique, bien que des défis financiers persistent. Ce processus a souligné l’importance de la responsabilité collective et a renforcé la capacité de PAQ à soutenir celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

Tout au long du mandat, le travail de l’organisation communautaire s’est structuré autour de deux volets principaux : d’une part, le soutien à la gouvernance et à la gestion auprès du conseil d’administration, de la direction et de la chargée de projet, et d’autre part, l’accompagnement dans le processus de relocalisation. Nous avons travaillé à définir un projet de développement pour le groupe, en élaborant des étapes concrètes pour le mettre en œuvre. Nous avons également mis en place un plan de levée de fonds, identifié des partenaires et des fondations privées et publiques à contacter, et exploré des partenariats avec des acteurs·trices autochtones. En parallèle, nous avons soutenu la direction dans la gestion du personnel et la définition des besoins spécifiques de leurs employé·es. Mon rôle incluait également la coordination des réunions et la garantie que toutes les voix soient entendues, tout en soutenant la directrice en place, une jeune intervenante autochtone confrontée à sa première expérience de direction. 

Crédit : JBL

Actualisation 

Évolution de la situation de PAQ depuis 2015 

Depuis l’entrevue de 2015, la situation de PAQ a évolué de manière significative, notamment avec l’ouverture du refuge au 169 de la Gauchetière en 2016. Cette étape a marqué le début d’un travail de stabilisation et de spécialisation des approches d’intervention du groupe. Ces approches, désormais bien structurées, ont pour objectif de favoriser une transition positive de la rue vers une communauté d’appartenance. Malgré des progrès importants, notamment en matière de consolidation organisationnelle, le groupe fait encore face à des défis financiers, en particulier pour le développement de nouveaux projets et l’amélioration des conditions de travail pour ses employé·es. Aujourd’hui, PAQ est reconnu comme un acteur incontournable dans le domaine de l’itinérance autochtone à Montréal, grâce à son expertise unique. L’organisation a su relever les défis posés par la pandémie, notamment en développant des services d’urgence. Elle gère désormais un deuxième refuge, un projet de gestion d’alcool supervisé avec des logements permanents, ainsi que des logements transitoires et permanents pour la communauté autochtone. 

Évolution de la situation des personnes autochtones en itinérance à Montréal 

Depuis 2015, la situation des personnes autochtones en itinérance ou en précarité résidentielle à Montréal s’est détériorée, en particulier en raison de la pandémie et de la crise du logement. La pandémie a exacerbé la vulnérabilité de cette population, déjà largement isolée et marginalisée. Comme tous les refuges, PAQ a dû réduire sa capacité d’accueil, mais a réagi en ouvrant un deuxième refuge d’urgence, qui a déménagé à deux reprises pour s’adapter aux besoins croissants. La crise sanitaire a également précipité la mise en place des premières cliniques de vaccination dans les milieux de l’itinérance, avant même qu’elles ne soient ouvertes à la population générale. 

La crise du logement a aggravé la situation de précarité pour les personnes déjà vulnérables. La gentrification et un marché immobilier de plus en plus tendu ont rendu l’accès au logement encore plus difficile pour les personnes autochtones, souvent à revenus faibles. L’accès à une éducation de qualité demeure problématique pour ces populations, avec seulement 63 % des jeunes des Premières Nations ayant terminé leurs études secondaires, contre 91 % chez les non-autochtones au Canada. 

Au-delà des problématiques économiques et sociales, les plus grands défis restent le racisme et le colonialisme systémique. Les traumatismes multigénérationnels continuent de marquer la population autochtone, et l’accès aux services de santé et d’éducation demeure entravé par une offre inadaptée aux réalités culturelles et un manque de services culturellement sécuritaires. 

Soutien en organisation communautaire : évolution et implication 

Depuis 2015, mon soutien à PAQ s’est poursuivi, en particulier dans le domaine de l’autochtonisation des pratiques et des décisions au sein de l’organisation. J’ai continué de travailler avec le conseil d’administration pour renforcer la voix des Autochtones au sein des structures de l’organisme. Mon travail a porté sur des questions de gouvernance, telles que les règlements généraux, la démocratie communautaire, et la reconnaissance de la place des Autochtones dans l’espace public. Dans une moindre mesure, j’ai également contribué à l’ouverture d’un nouveau refuge, en tant que conseiller pour le CA et la direction.  

Enjeux et difficultés rencontrés par PAQ 

PAQ a dû faire face à plusieurs défis majeurs au cours des dernières années. L’un des problèmes les plus persistants reste la difficulté de recruter et de retenir du personnel qualifié. Les conditions de travail, les salaires peu compétitifs et le faible bassin de travailleurs·euses autochtones rendent cette tâche particulièrement complexe. L’embauche et la formation sont devenues des priorités afin de soutenir la croissance de l’organisation. 

Un autre défi majeur concerne la création de refuges et de logements temporaires qui respectent les réalités culturelles et spirituelles des communautés autochtones. L’absence d’espaces dédiés aux cérémonies traditionnelles et le manque d’accès aux personnes aînées sont des lacunes importantes dans les services offerts. Bien que les différents niveaux de gouvernement aient soutenu des initiatives pour établir des refuges pour les Autochtones, l’adaptation des infrastructures et des services reste insuffisamment financée. 

D’autres difficultés sont liées à l’accès aux services de santé mentale et de dépendance, à l’insuffisance des programmes de formation et d’emploi, ainsi qu’au manque de logements permanents et de transition. La violence, notamment envers les femmes, demeure également une problématique cruciale qui nécessite une attention particulière en matière de sécurité et de protection. 

Succès notables et initiatives prometteuses 

Malgré les défis, PAQ a réussi à développer plusieurs initiatives prometteuses. Le programme de gestion d’alcool supervisé et les différents types d’hébergement et de logement représentent des avancées significatives dans la lutte contre l’itinérance. De plus, les relations établies avec les communautés permettent de travailler à la prévention de l’itinérance en amont. 

Cependant, ces initiatives sont encore à un stade embryonnaire et nécessitent davantage de documentation et de consolidation. Néanmoins, ces actions illustrent bien la capacité de l’organisation à proposer des réponses adaptées aux crises et aux besoins spécifiques des personnes autochtones. Il reste cependant un travail de fond à accomplir, car aucune organisation seule ne peut venir à bout d’un problème structurel aussi profond que celui du racisme et de la discrimination systémique. Il est essentiel que les efforts se poursuivent, en collaboration avec d’autres acteurs·trices du secteur, pour améliorer l’accès aux services et promouvoir des solutions durables. 

Crédit : JBL

Retombées de l’organisation communautaire 

Rétrospectivement, le soutien en organisation communautaire a eu plusieurs retombées significatives qui ont impacté de manière positive différentes dimensions.   

Dimension matérielle 

L’intervention en tant qu’organisateur communautaire a eu des retombées concrètes sur des aspects matériels.  Mon action a permis de soutenir le groupe dans la relocalisation de ses locaux et la création d’un refuge, ainsi que dans le développement de logements de transition pour les personnes en situation d’itinérance. Cette aide s’est également traduite par l’obtention de subventions essentielles pour le fonctionnement de PAQ.  Parallèlement, j’ai contribué à la définition d’un projet de développement à long terme pour PAQ, ce qui a permis de structurer cet organisme et de sécuriser les ressources nécessaires à sa pérennité, notamment grâce à un plan de levée de fonds et à l’identification de nouveaux partenaires. J’ai contribué à la mise en place d’un deuxième refuge d’urgence lors de la pandémie de COVID-19. 

Dimension relationnelle 

Mon rôle a aussi permis de renforcer les liens relationnels entre PAQ et ses différents partenaires. Un des axes importants de mon action a été d’accompagner l’organisme dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de communication adaptées à ses partenaires et bailleurs de fonds. Mon action auprès de la direction et du CA a pu contribuer à tisser des relations plus solides avec les acteurs·trices autochtones ou allochtones, en identifiant les partenaires clés dans la communauté et en favorisant leur engagement. Cette démarche a facilité l’établissement de liens stratégiques avec des soutiens financiers, renforçant ainsi le réseau de collaboration de PAQ. L’ensemble de ces efforts a permis à cet organisme de mieux s’intégrer dans un écosystème plus large et de diversifier ses sources de soutien, consolidant ses fondations pour l’avenir. 

Dimension décisionnelle 

Sur le plan décisionnel, mon soutien auprès du conseil d’administration (CA) et de la direction a permis de clarifier la prise de décisions stratégiques et de renforcer la gestion des ressources humaines. J’ai apporté un soutien direct à la gestion du personnel en contribuant à la définition des besoins spécifiques des employé·es, ce qui a amélioré la capacité décisionnelle de l’équipe dirigeante. De plus, en accompagnant le CA dans la réflexion sur l’évolution des processus démocratiques internes, nous avons amorcé un travail important de décolonisation de la structure organisationnelle et des règlements généraux. Cette approche a permis de mieux intégrer la perspective autochtone dans les prises de décision, en reconnaissant l’importance de la représentation et de la voix des communautés concernées dans le processus de gouvernance de l’organisation. 

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Écouter et se faire entendre : prévenir l’itinérance jeunesse 

Quelle place réserve-t-on aux jeunes dans notre société ?  

Les jeunes disposent-ils et elles des moyens nécessaires pour se développer et s’épanouir librement selon leurs propres paramètres ?

Partageons-nous le pouvoir nécessaire avec les jeunes pour qu’ils et elles voient émerger une société à leur image ?

Si ces questions peuvent paraître loin des discussions habituelles sur le phénomène de l’itinérance jeunesse, elles sont pourtant au centre des préoccupations des jeunes ayant vécu une situation d’itinérance et des intervenant·e·s qui les accompagnent. 

Cette exposition d’immersion audio-visuelle vous invite à plonger dans leurs regards afin d’interroger nos représentations collectives de l’itinérance chez les jeunes et de réfléchir à la prévention de ce phénomène. 

Développement de l’exposition : une collaboration avec le CREMIS 

Le projet Prévention itinérance jeunesse (PIJ) vise l’élaboration d’un cadre de prévention de l’itinérance jeunesse qui soit à l’image des jeunes et adapté au contexte sociopolitique québécois. Afin de faire connaître quelques-uns de ses résultats de recherche et d’amorcer une réflexion collective vers un changement de paradigme qui vise la prévention, l’équipe PIJ s’est alliée avec le Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et pratiques alternatives de la citoyenneté (CREMIS). Bon nombre des chercheur·e·s universitaires ayant participé à ce projet sont affilié·e·s à ce centre de recherche.

Au fil de plusieurs rencontres avec l’équipe PIJ, le CREMIS a identifié, avec les jeunes co-chercheur·e·s, différents moyens permettant de rejoindre les publics concernés et de leur transmettre les messages clés qu’ils et elles voulaient passer en termes de prévention. Ainsi, ces rencontres ont permis à plusieurs idées d’évoluer et la présente exposition est le fruit de cette collaboration au long cours.

D’entrée de jeu, les jeunes co-chercheur·e·s ont souligné à grands traits l’importance de mettre en lumière la voix des jeunes concerné·e·s directement par le phénomène dont il est question. Il a donc été décidé qu’un montage audio serait développé pour que le public de l’exposition soit placé dans une posture d’écoute, posture trop souvent niée aux jeunes.

Nouvellement constituée, l’équipe de développement de l’exposition (équipe PIJ et CREMIS) a entrepris de réenregistrer quelques extraits d’entretien auprès des jeunes ayant participé à la recherche. Ces extraits ont été choisis en fonction des thématiques et des propos les plus récurrents dans les entretiens de ces dernier·ère·s. Éprouvant certaines réserves lors du réenregistrement de ces extraits, les jeunes co-chercheur·e·s ont ensuite souhaité apporter des nuances aux passages d’entretien retenus pour que le public de l’exposition gagne en perspective. Leurs commentaires témoignent de leur connaissance fine du phénomène de l’itinérance jeunesse, bien sûr en raison de leur vécu, mais également en raison de leurs réflexions sur des enjeux de société plus larges que recoupe la recherche à laquelle ils et elles ont activement contribué.

L’équipe PIJ a ensuite sélectionné des extraits d’entrevue fédérateurs des points de vue exprimés par les intervenant·e·s rencontré·e·s dans le cadre de la recherche. Ces extraits sont imprimés et plantés dans des jardinières, invitant de fait le public de l’exposition à faire germer les idées clés émises par ces intervenant·e·s.

Afin de rendre plus visuellement préhensible la recherche PIJ, l’équipe de développement de l’exposition a aussi travaillé à la création de fiches thématiques reprenant des leviers d’inclusion et des facteurs d’exclusion pouvant mener à ou prévenir l’itinérance en fonction des espaces sociaux. Ces leviers d’inclusion ou facteurs d’exclusion ont été recensés dans la littérature et récoltés dans les entrevues auprès des jeunes et des intervenant·e·s. Ces outils se veulent des synthèses visuelles dont peuvent se saisir un large public interpellé par le phénomène de l’itinérance chez les jeunes. Les intervenant·e·s et les gestionnaires de tous les milieux (institutionnel et communautaire), les élu·e·s de tout pallier de gouvernement, par exemple, peuvent s’appuyer sur ces fiches pour amorcer un changement à leur échelle. Lorsque le rapport

de recherche de l’équipe PIJ sera diffusé, ils et elles pourront aller approfondir les énoncés de ces fiches.

Finalement, sensible à la réception de cette exposition, son équipe de développement vous incite à rédiger ce que vous avez retenu ou pensé de votre visite dans le livre d’or disposé à l’entrée de l’exposition.

Un mot sur le projet de recherche 

Cette exposition est le fruit d’un projet de recherche-action participative sur la prévention de l’itinérance jeunesse (PIJ) au Québec. Notre équipe, formée de jeunes co-chercheur·e·s (détenant un savoir expérientiel), de chercheur·e·s académiques et de collaborateur·rices (organismes communautaires et institutions), s’est penchée sur la question de la prévention de l’itinérance jeunesse en travaillant de près avec la Coalition jeunes +.  

Nous avons interrogé des jeunes, des intervenant·e·s et des chercheur·e·s sur les trajectoires et les points tournants menant à l’itinérance chez les jeunes de la province, ainsi que sur les pratiques d’intervention les plus prometteuses en matière de prévention et de réduction du phénomène de l’itinérance jeunesse. Tout cela dans le but d’identifier les lacunes des politiques et des pratiques et de proposer un cadre de prévention propre au Québec. 

Activité de liaison auprès des personnes en situation d’itinérance : Portrait du service de toxicomanie et médecine urbaine (STMU) de l’Hôpital Notre-Dame

Ce rapport de recherche vise à dresser un portrait du fonctionnement, des obstacles et des éléments qui facilitent les activités de liaison déployées par les clinicien-nes du Service de toxicomanie et de médecine urbaine (STMU) de l’Hôpital Notre-Dame (HND). Ce portrait s’est réalisé à partir d’une étude de cas qualitative menée de février à juin 2019 auprès de l’équipe de professionnel-les du STMU. Trois stratégies de collecte de données ont été déployées, soit des entretiens individuels avec cinq professionnel-les (médecins, travailleuses sociales, infirmières), des périodes d’observation lors d’interventions réalisées par des professionnel-les du STMU et une période d’observation lors d’une rencontre d’équipe du STMU. L’analyse des résultats a révélé que les activités de liaison sont conçues à partir d’une approche globale afin d’assurer une fluidité de soins. La description des caractéristiques et des défis de ces activités illustre l’importance du dialogue avec les partenaires à l’externe, les partenaires à l’interne et les usagers-ères afin, ultimement, d’améliorer la trajectoire de soins et la situation domiciliaire des personnes. Enfin, les professionnel-les recommandent de consolider le processus dialogique afin d’assurer une compréhension commune de l’organisation des services, ainsi que d’assurer une meilleure conscientisation de l’itinérance afin de collectiviser la responsabilité de l’intervention sur ce phénomène à tous les membres de l’hôpital.

Implantation de l’unité d’isolement COVID-19 du Royal Victoria pour les personnes en situation d’itinérance à Montréal

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare l’état de pandémie mondiale en raison de la propagation d’un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. Deux jours plus tard, le gouvernement du Québec déclare l’état d’urgence sanitaire (Gouvernement du Québec, 2020) et un ensemble de mesures visant à limiter la propagation de la maladie causée par ce coronavirus, à savoir la COVID-19.

À l’échelle internationale, différents modèles d’organisation de services destinés à répondre aux besoins des personnes en situation d’itinérance (PESI) et aux enjeux de santé publique durant la première vague de COVID-19 ont été mis sur pied. Ainsi, des centres de santé, des refuges et des hôtels ont notamment été réaménagés afin de devenir des milieux sécuritaires d’isolement où des soins et des services ont pu être fournis aux PESI atteintes de la COVID-19 ou en attente d’un résultat de test de dépistage.

À Montréal, une unité d’isolement destinée aux PESI potentiellement atteintes de la COVID-19 a été implantée dans l’ancien hôpital Royal Victoria du 31 mars au 12 juin 2020. Le milieu de vie temporaire a été soutenu et encadré par des professionnels médicaux et psychosociaux possédant, pour la plupart, une expertise auprès des PESI et des personnes ayant un trouble lié à l’utilisation de substances (TUS).

L’étude sur l’implantation de l’unité d’isolement COVID-19 de l’ancien hôpital Royal Victoria pour les personnes en situation d’itinérance (PESI) de Montréal vise à documenter les composantes de cette unité destinée aux PESI atteintes de la COVID-19 ou en attente d’un résultat de dépistage, et à déterminer les forces, les obstacles ainsi que les enjeux d’implantation qui ont caractérisé cette initiative, selon la perspective de gestionnaires et de cliniciens qui y ont pris part.

Le Rapport de l’étude sur l’implantation de l’unité d’isolement COVID-19 du Royal Victoria pour les personnes en situation d’itinérance (PESI) de Montréal est le fruit d’une collaboration entre le Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS) et l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD).

Pour en savoir plus

Écouter ces épisodes du balado Sur le vif:

  • Confinement et itinérance : nouvelle unité de soins avec Marie-Ève Goyer Découvrir
  • D’une vague à l’autre, l’itinérance sous la loupe avec Marie-Ève Goyer et Élaine Polflit Découvrir

Consulter le site de l’Équipe de soutien clinique et organisationnel en dépendance et itinérance. Cette équipe offre un soutien au niveau des enjeux cliniques et d’organisation des services pour l’ensemble des équipes du réseau de la santé et des services sociaux du Québec Découvrir

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées : redéfinir nos pratiques d’accompagnement »

Programmation automne 2026

Le CREMIS offre une formation portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Cette formation s’appuie sur les lectures et les expériences professionnelles de  Nancy Keays, infirmière-clinicienne retraitée.


Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.  

Dates de formations 

Ci-dessous sont les dates des formations pour la prochaine session:

Durée & lieu

7 heures (en journée intensive ou deux demi-journées). Elle est donnée en ligne ou en présence au 66 Ste-Catherine Est à Montréal.

Important : Veuillez noter que la formation ne peut être donnée en dehors de nos locaux. Nous vous suggérons de suivre la formation en ligne si vous ne pouvez vous déplacer.

Coûts

Présentiel: 59,91$ par personne (55$ pour la formation et 4,91$* pour les frais de gestion de la plateforme d’inscription)

Billet en ligne: 60,07$ par personne (55$ pour la formation et 5,07 $* frais de service et de traitement)

*À noter que le CREMIS n’est pas en mesure de contrôler la variation des frais de gestion qui peuvent survenir de la part de la plateforme Eventbrite, ce qui peut expliquer de légères variations avec le prix final affiché ici.

Puis-je être inscrit·e sur une liste d’attente ?

Malheureusement les ressources du CREMIS ne nous permettent pas pour le moment de mettre en place une liste d’attente et de faire un suivi efficace en cas d’annulation à ces formations. Toutefois, pour être tenu·e informé·e des nouvelles dates au plus tôt, nous vous conseillons de vous inscrire à notre infolettre mensuelle et de vous abonner à notre compte sur la plateforme Eventbrite. Vous serez en mesure de recevoir une alerte dès la création de nos événements via Eventbrite.  

Pour en savoir plus

En cas d’annulation

Si vous souhaitez annuler votre inscription et demander un remboursement

  • Les remboursements sont possibles jusqu’à 14 jours avant la formation. Les frais de service et de traitement sont de 4,91$ (en présentiel) et 5,07$ (en ligne). Il nous est malheureusement impossible de rembourser ces frais. Si l’annulation a lieu par la suite, aucun remboursement sera effectué.
  • Toute demande de remboursements doit être faite via la plateforme Eventbrite, le CREMIS ne peut pas faire les remboursements manuellement ou les suivis par courriel.
  • Voir les instructions ci-bas pour demander un remboursement via la plateforme Eventbrite.

Si vous souhaitez changer de date de formation

  • Pour les formations se déroulant sur 2 demi-journées: il n’est pas possible de changer de dates afin de joindre d’autres séances de formation. Par exemple, si vous avez suivi la première demi-journée de formation et que vous ne pouvez pas assister à la deuxième demi-journée, nous ne pourrons pas vous inclure dans une autre séance.  
  • Tous changements de dates et de nombre d’inscrits n’est pas possible après l’inscription. Par contre, il est possible de demander un remboursement (voir modalités ci-dessus) et de compléter une nouvelle inscription à une autre date. Évidemment, une nouvelle inscription sera possible que s’il reste des places disponibles à la nouvelle date souhaitée. L’équipe du CREMIS ne peut pas s’occuper d’effectuer ces changements.

Instructions pour annuler son inscription et demander un remboursement dans la plateforme Eventbrite

Dans votre courriel de confirmation de commande reçue lors de votre inscription initiale:

  1. Cliquez sur « Consulter et gérer » votre commande en ligne
  2. Si vous n’avez pas de compte Eventbrite, vous pouvez cliquer sur « Envoyez-moi un lien de connexion par courriel »
  3. Vous recevrez un lien de connexion valide durant 15 minutes, cliquez sur celui-ci
  4. Choisir « Continuer sans mot de passe » ou « Définir un mot de passe » si vous désirez créer un compte et avoir accès directement à toutes vos inscriptions
  5. Une fois connecté: cliquez sur l’onglet « Billets » en haut de la page
  6. Cliquez sur l’image de l’événement pour lequel vous souhaitez demander un remboursement
  7. Cliquez sur « Demander un remboursement »
  8. Suivez les instructions

Pour toute question, veuillez contacter cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

L’itinérance en bref ; mieux comprendre le passage à la rue

« L’itinérance en quelques minutes »,
livre électronique issu du colloque
tenu dans le cadre du 88e congrès de l’ACFAS le 6 mai 2021.

Lorsqu’on analyse la prise en charge des populations itinérantes, nous pouvons constater que les pratiques d’intervention ont drastiquement changées au cours des dernières décennies. Au tournant du 20e siècle les pratiques étaient plutôt à l’enfermement, à la moralisation et à la répression collective des problèmes sociaux, aujourd’hui cette tendance s’est inversée, pour aller vers l’accompagnement, la compassion, le care, bref ce que certains nomment le souci de l’autre en tant qu’individu (Aranguiz, 2000; Astier, 2007; Christie, 2005; Côté, Renard-Robert et MacDonald, sous presse; Grimard, 2011; Molinier, Lauger et Paperman, 2009). L’itinérance est même de plus en plus abordée comme un problème public, laissant de côté l’hypothèse individuelle dans l’analyse des causes du basculement à une trajectoire de rue (Choppin et Gardella, 2013). À cet égard, peu de travaux ont été faits sur ces points de chute, ces moments de basculement dans une vie en situation d’itinérance. 

L’objectif de ce colloque était de mieux comprendre le passage à la rue et de lancer une « grande conversation », aussi bien par des étudiant.e.s, chercheur.e.s, intervenant.e.s sociaux, décideurs publics sur : a) les conjonctures institutionnelles, structurelles, individuelles qui entourent la venue à la rue ; b) les pratiques d’intervention adaptées (ou pas) aux réalités des nouvelles personnes en situation d’itinérance ; c) les stratégies développées par les personnes en situation d’itinérance pour faire face à cette nouvelle réalité ; d) les tensions entre la basculement dans et la sortie de l’itinérance. 

Liste des collaborateurs

Un grand merci à tous les précieux collaborateurs du Guide des bonnes pratiques en itinérance.

Le Guide des bonnes pratiques en itinérance découle du mandat confié au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) et réalisé par le CREMIS grâce au soutien financier du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et en collaboration avec ce dernier, afin d’appuyer le déploiement de la Stratégie d’accès aux services de santé et aux services sociaux pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir, dans le cadre du Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020 – Mobilisés et engagés pour prévenir et réduire l’itinérance.

Direction scientifique

(de 2014 à 2019)
Roch Hurtubise, Professeur titulaire, École de travail social, Université de Sherbrooke, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
(de 2019 à 2021)
Laurence Roy, Professeure agrégée, École de physiothérapie et d’ergothérapie, Université McGill, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
(de 2020 à 2021),
Guillaume Ouellet, Chercheur au CREMIS, Professeur associé à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal

Auteurs

Roch Hurtubise, Professeur titulaire, École de travail social, Université de Sherbrooke, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
Laurence Roy, Professeure agrégée, École de physiothérapie et d’ergothérapie, Université McGill, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Lucie Trudel, Agente de planification, de programmation et de recherche, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche, CCSMTL
Marie-Claude Rose, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Alexis Pearson, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL

Coordination

Rachel Benoît, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Alexis Pearson, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Francine Côté, remplacée par Daphné Morin, Cheffe de service, CREMIS, CCSMTL

Recherche et rédaction

Rachel Benoît, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Sira Camara, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Marianne Carle Marsan, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Lisandre Labrecque-Lebeau, Professeure associée, Département des sciences infirmières, Université du Québec en Outaouais, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Gabrielle Perras St-Jean, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Émilie Proteau-Dupont, Professionnelle de recherche, CREMIS, CCSMTL
Alexandre Thériault, Professionnel de recherche, CREMIS, CCSMTL
Michelle Tremblay, Auxiliaire de recherche, École de physiothérapie et d’ergothérapie, Université McGill, CREMIS, CCSMTL

Révision linguistique

Nathalie Freitag

Graphisme et infographie

Paulina Aguilar

Anthony Demeter

Membres du comité de pilotage

Rachel Benoît, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Jason Champagne, Directeur, Direction des programmes santé mentale et dépendance, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Francine Côté, Cheffe de service, CREMIS, CCSMTL
Marise Guindon, Directrice adjointe, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche, CCSMTL
Roch Hurtubise, Professeur titulaire, École de travail social, Université de Sherbrooke, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
Christopher McAll, Professeur titulaire, Département de sociologie, Université de Montréal, Directeur scientifique, CREMIS, CCSMTL
Daniel Plante, Chef d’administration de programme Itinérance, Direction des programmes santé mentale et dépendance, CCSMTL
Marie-Claude Rose, Agente de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL
Sylvie Simard, Directrice, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche, CCSMTL

Approbation des orientations du projet

Roch Hurtubise, Directeur scientifique du projet, Professeur titulaire, École de travail social, Université de Sherbrooke, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
Sylvie Simard, remplacée par Annie-Kim Gilbert, Directrice de l’enseignement universitaire et de la recherche, CCSMTL
Marise Guindon, Directrice adjointe, Recherche, développement et transfert de connaissances, Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche, CCSMTL
Francine Côté, remplacée par Daphné Morin, Cheffe de service, CREMIS, CCSMTL
Marie-Louise Beaulieu-Bourgeois, Directrice par interim des services en dépendance et en itinérance, MSSS
Marie-Andrée Gourde, Coordonnatrice en itinérance et adjointe à la direction, Direction des services en dépendance et en itinérance, MSSS
Christina Grenier, Conseillère, Direction des services en dépendance et en itinérance, MSSS
Marie-Élise Desgagnés-Bolduc, Conseillère, Direction des services en dépendance et en itinérance, MSSS

Membres du comité d’orientation

Samuel Blain, Médecin de famille et de proximité, CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec
Alana Boileau, Coordonnatrice Justice et Sécurité publique, Femmes autochtones du Québec
Nathalie Buissière, Coordonnatrice, Santé Femmes autochtones du Québec
Suzanne Carrière, Gestionnaire retraitée, CSSS Jeanne-Mance
François Dorval, Avocat, Société Makivik
Stéphanie Dupré, Infirmière clinicienne, Équipe itinérance, CCSMTL
Olivier Farmer, Psychiatre, CHUM
Mélanie Gaudreau, Infirmière-ASI, CSSS Gatineau
Richard Gray, Gestionnaire des services sociaux, CSSSPNQL
Nicolas Houde, Travailleur de rue et de milieu, PECH
Guillaume Mailhot, Pair aidant, Groupe d’intervention par les pairs
Evelyn Manu, Éducatrice spécialisée, CCSMTL
Martin Métivier, Directeur, Urgence psychosociale, Service de police de Laval
Viviane Michel, Présidente, Femmes autochtones du Québec
Sophie Picard, Gestionnaire, Services de santé, CSSSPNQL
Steve Richard, Coordonnateur, RAP Jeunesse des Laurentides
Annie Ruel, Spécialiste en activités cliniques, CCSMTL
Donat Savoie, Consultant, Société Makivik
Michel Simard, Directeur, Centre Le Havre – Trois-Rivières
Marjolaine Sioui, Directrice générale, CSSSPNQL
Niva Sioui, Gestionnaire du développement social, CSSSPNQL
Marie St-Louis, Agente de planification, de programmation et de recherche, CCSMTL
Mélissa Tam, Spécialiste en activités cliniques, Équipe EMRII et Itinérance adulte, CCSMTL
Nancy Tremblay, Coordonnatrice, Service du refuge, Maison du Père

Contribution à l’élaboration du Guide

Judith Arseneault, Agente de relations humaines, Équipe UPS-Justice, EMRII et Chez soi, CCSMTL
Nathalie Belletête, Directrice, Comptoir alimentaire Drummond
Manon Bergeron, Éducatrice spécialisée, Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles
Hubert Boudreault, Directeur, Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi
Josianne Loiselle-Boudreault, Coordonnatrice, Santé Femmes autochtones du Québec
Morris Bowen, Coordonnateur, Centre d’amitié autochtone de Montréal
Julie Brissette, Chef de module de l’urgence dépendance et des unités de désintoxication, CCSMTL
Adrienne Campbell, Directrice, Projets autochtones du Québec
Marco Capinteyro, Coordonnateur, Table itinérance Rive-Sud (TIRS)
Marie-Joëlle Carbonneau, Agente de planification, de programmation et de recherche, CCSMTL
Annie Caron, Intervenante sociale, Côté cour, CCSMTL
Isabelle Catellier, Chef d’administration de programme, Santé mentale, CCSMTL
Anne-Marie Charland, Directrice, La Piaule de Val-d’Or
Caleb Clark, Directeur du centre de jour, Open Door
Karine Cliche, Coordonnatrice du service de distribution alimentaire, Comptoir alimentaire Drummond
Sylvie Cornez, Consultante, Société Makivik
Geneviève Côté, Médecin de famille et de proximité, Clinique Accueil Santé de Laval
Philippe-Benoit Côté, Professeur, Département de sexologie, Université du Québec à Montréal, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
Charles Coulombe, Organisateur communautaire, CIUSSS de l’Estrie-CHUS
David Crane, Agent d’action directe, Cabot Square
Julie De Serres, Chef d’administration de programmes des services généraux et de crise, CISSS de la Montérégie-Est
Carlos DeAngelis, Policier communautaire, Service de police de la ville de Montréal
Denis Desroches, Chef de police, Service de police de l’agglomération de Longueuil
Claire Desrosiers, Directrice générale, Hébergement La Casa Bernard-Hubert – Montérégie
Catherine Dubé, Intervenante, Travail de Rue Ile de Laval (TRIL)
Marie-Pier Dubé, Travailleuse de rue, Travail de Rue Ile de Laval (TRIL)
Marie-Lou Dumont, Agente de relations humaines, Équipe Jeunes de la rue, CCSMTL
Stéphanie Dupré, Infirmière clinicienne, Équipe itinérance, CCSMTL
Rudy Escoffier, Éducateur spécialisé, Équipe EMRII, CCSMTL
Dave Fillion, Directeur adjoint, Services sociaux généraux et dépendances, CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec
Nathalie Gallant, Infirmière clinicienne, Équipe EMRII, CCSMTL
Sandrine Gaudelet, Directrice générale, L’aviron – Hébergement communautaire Laval
Louise Gendron, Infirmière clinicienne, Guichet d’accès santé mentale, CCSMTL
Yoan Girard, Directeur de la planification et de la programmation, Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
Marie-Ève Goyer, Médecin de proximité et cheffe de service en itinérance, Praticienne chercheure, CREMIS, CCSMTL
Véronique Houle, Directrice, Médecins du monde
Sharon Hunter, Directrice adjointe, Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
Nancy Keays, Infirmière clinicienne, Équipe itinérance, Praticienne chercheure, CREMIS, CCSMTL
Frédéric Keck, Responsable du dossier PSOC et itinérance, CIUSSS de la Capitale-Nationale
Richard Kelly-Shepard, Travailleur de rue, Cactus Montréal
Linda L’Italien, Organisatrice communautaire, CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue
Danny Lacroix, Directeur général, Centre Le Havre – Trois-Rivières
Mélanie Lajoie, Agente sociocommunautaire, Service de police de Laval
Julie Lavoie, Chargée de projet, Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles
Kim Lévesque, Intervenante, La Piaule de Val-d’Or
Frédéric Maari, Spécialiste en activités cliniques, Programme dépendance, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Marie-Pier Martin Fortier, Infirmière de liaison, Santé mentale, CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec
Geneviève McClure, Coordonnatrice de recherche, CREMIS, CCSMTL
Philippe Meilleur, Directeur, Centre de développement communautaire autochtone de Montréal
Nicolas Mercier-Lamarche, Avocat, Coordonnateur, Programme d’accompagnement en justice d’itinérance, Cour municipale de Montréal
Martin Métivier, Directeur, Urgence psychosociale, Service de police de Laval
Doris Nadeau, Directrice, Transit Sept-Îles
Marie-Louise Nanipou, Directrice, Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles
Linda Ounis, Agente de relations humaines, Évaluation des signalements Direction de la protection de la jeunesse, CCSMTL
Carole Pagé, Directrice, Travail de Rue Ile de Laval (TRIL)
Claudie Paul, Responsable du dossier santé et services sociaux, Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
Valérie Pelletier, Travailleur de milieu, Travail de rue/action communautaire (TRAC) Sud-Ouest
Manuel Penafiel, Organisateur communautaire, CCSMTL
Sylvain Picard, Psychoéducateur, Équipe itinérance, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Brett Pineau, Directeur général, Centre d’amitié autochtone de Montréal
Tina Pisuktie, Intervenante sociale, Chez Doris
Daniel Plante, Chef d’administration de programme Itinérance, CCSMTL
Margaux Pontoreau-Bazinet, Infirmière de proximité, CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal
Jacinthe Poulin, Conseillère en santé et services sociaux, Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
France Robertson, Directrice, Centre d’amitié autochtone de Lanaudière
Wayne Robinson, Intervenant social, Centre de développement communautaire autochtone de Montréal
Philippe Sauvé, Adjoint et conseiller à la planification régionale et locale, Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale
François Savoie, Chef d’administration des programmes Info-Social et Équipe mobile de crise itinérance, CISSS de Lanaudière
Geneviève Savoie-Dugas, Psychoéducatrice, Équipe itinérance, CIUSSS de l’Estrie-CHUS
Judith Sigouin, Agente de relations humaines, CIUSSS du Centre-Ouest-de-l ‘Île-de-Montréal
Anick Sioui, Psychologue communautaire, Centre de santé communautaire d’Odanak
Martine St-Georges, Coordonnatrice, Programme Passage, CISSS des Laurentides
Marc St-Louis, Directeur général, Coop de solidarité l’Autre-Toit – Drummondville
Lyne St-Louis, Agente de justice, Société Makivik
Marie St-Louis, Agente de planification, de programmation et de recherche, CCSMTL
Lisa Marie Stolack, Intervenante, Toit rouge
Mélissa Tam, Spécialiste en activités cliniques, Équipe EMRII et itinérance adulte, CCSMTL
Carole Turbide, Spécialiste en activités cliniques, Accueil psychosocial, CCSMTL
Johanne Turcotte, Conseillère clinique en soins infirmiers, CCSMTL
Marlène Vaillancourt, Intervenante psychosociale, Plein milieu
Aline Van de Voorde, Infirmière clinicienne, CCSMTL
Luc Villemaire, Directeur général, Gîte Ami – Gatineau
Sylvain Volant, Intervenant psychosocial, Projets autochtones du Québec (PAQ)
Cindy Walford, Agente-conseillère en santé mentale, Service de police de l’agglomération de Longueuil

Contribution spécifique à la validation des contenus

Amal Abdel Baki, Psychiatre chercheure, Professeure agrégée, Département de psychiatrie, Université de Montréal, Cheffe de service, Troubles psychotiques, CHUM
Philippe Archambault, Professeur agrégé, École de physiothérapie et d’ergothérapie, Université McGill
David Barbeau, Médecin, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Monique Barriault, Agente de relations humaines, Programmes Santé mentale et Dépendance, CISSS de la Montérégie-Ouest
Céline Bellot, Directrice, École de Travail social, Université de Montréal, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Daniel Boisvert, Coordonnateur, Programme Dépendance, CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue
Carolina Bottari, Professeure agrégée, École de réadaptation, Université de Montréal
Mélanie Brault, Agente de relations humaines, Programmes Santé mentale et Dépendance, CISSS de la Montérégie-Ouest
Emily Brunton, Travailleuse sociale, Services courants, CCSMTL
Isabelle Catellier, Chef d’administration de programmes, Guichet d’accueil Santé mentale adulte, CCSMTL
Sylvie Cornez, Consultante, Société Makivik
Francine Côté, Cheffe de service, CREMIS, CCSMTL
Philippe-Benoit Côté, Professeur, Département de sexologie, Université du Québec à Montréal, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
André Delorme, Directeur, Direction générale des services de santé mentale, MSSS
Mélissa Descôteaux, Travailleuse sociale, Cheffe d’équipe, Équipe itinérance de Trois-Rivières, Programme santé mentale adulte et dépendance, CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec
Julie Duford, Candidate au doctorat, sexologie, Université du Québec à Montréal
Olivier Farmer, Psychiatre, CHUM
Jean Gagné, Professeur, Département sciences humaines, lettres et communications, TELUQ, Chercheur, CREMIS, CCSMTL
Philippe Gendron, Travailleur social, Équipe itinérance, CIUSSS de l’Estrie-CHUS
Carine Genest, Spécialiste en activités cliniques UPS-J / ESUP/PAJSM, CCSMTL
Marie-Ève Goyer, Médecin de proximité et chef de service en Itinérance, Praticienne chercheure, CREMIS, CCSMTL
Stéphane Handfield, Professionnel de recherche, CREMIS, CCSMTL
Nicolas Houde, Travailleur de rue et de milieu, PECH
Didier Jutras-Aswad, Chef par intérim, Département de psychiatrie, CHUM, Chercheur régulier, Institut universitaire sur les dépendances, CCSMTL
Nancy Keays, Infirmière clinicienne, Équipe itinérance, Praticienne chercheure, CREMIS, CCSMTL
Linda L’Italien, Organisatrice communautaire, CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue
Danny Lacroix, Directeur général, Centre Le Havre – Trois-Rivières
Frédéric Maari, Agent de planification, de programmation et de recherche, Institut universitaire sur les dépendances, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Sue-Ann MacDonald, Professeure agrégée, École de travail social, Université de Montréal, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Marie-Pier Martin Fortier, Infirmière de liaison, Santé mentale, Urgence hospitalière, CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec
Nicolas Mercier Lamarche, Avocat, Coordonnateur, Programme d’accompagnement en justice d’itinérance, Cour municipale de Montréal
Martin Métivier, Directeur, Urgence psychosociale, Service de police de Laval
Daniel Monat, Coordonnateur service social, Hôpital Verdun, CCSMTL
Mathieu Morel Bouchard, Coordonnateur, Programmes Santé mentale et Justice, CISSS des Laurentides
Daphné Morin, Cheffe de service, CREMIS, CCSMTL
Pierre Nadeau, Avocat, Ministère de la Justice
Dahlia Namian, Professeure agrégée, École de service social, Université d’Ottawa, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Guillaume Ouellet, Professeur associé, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal, Chercheur d’établissement, CREMIS, CCSMTL
Pierre Pariseau Legault, Professeur, Département des sciences infirmières, Université du Québec en Outaouais
Sylvain Picard, Psychoéducateur, Équipe Itinérance, Praticien chercheur, CREMIS, CCSMTL
Mario Poirier, Psychologue, Professeur titulaire, Département sciences humaines, lettres et communications, TELUQ
Margaux Pontoreau-Bazinet, Infirmière de proximité, CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal
Jacinthe Poulin, Conseillère en santé et services sociaux, Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
Roxanne Prince, Résidente en médecine, CCSMTL et Clinique Accueil Santé de Laval
Steve Richard, Coordonnateur, RAP Jeunesse des Laurentides
Louise Riopel, Agente de relations humaines, Programme d’accompagnement Justice et Santé mentale, Praticienne chercheure, CREMIS, CCSMTL
Marie-Claude Robert, Infirmière, Soutien à domicile, CIUSSS de l’Est-de-Montréal
Michel Robitaille, Éducateur de réinsertion sociale et responsable du projet DAVA, Programme Jeunesse, CCSMTL
Steven Ross Samuels, Infirmier, Guichet d’accueil Santé mentale adulte, CCSMTL
Shirley Roy, Professeure titulaire, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal, Chercheure, CREMIS, CCSMTL
Alexis B. Salamin, Agent de relations humaines, Services courants, CCSMTL
Donat Savoie, Consultant, Société Makivik
François Savoie, Chef d’administration des programmes Info-Social et Équipe mobile de crise itinérance, CISSS de Lanaudière
Koutaiba Sawan, Infirmière, Programme Santé mentale et Dépendance, CISSS de la Montérégie-Ouest
Michel Simard, Directeur, Centre Le Havre – Trois-Rivières
Thierry Simard, Coordonnateur en dépendance, Direction des services en dépendance et en itinérance, MSSS
Marjolaine Sioui, Directrice générale, CSSSPNQL
Martine St-Georges, Coordonnatrice, Programme Passage, CISSS des Laurentides
Marie St-Louis, Agente de planification, de programmation et de recherche, CCSMTL
Mélissa Tam, Spécialiste en activités cliniques, Équipe EMRII et itinérance adulte, CCSMTL
Sarah Tanguay, Coordonnatrice ministérielle aux dossiers sociaux et aux relations internationales, Ministère de la Sécurité publique
Benoit Tousignant, Professeur adjoint, École d’optométrie et École de santé publique, Université de Montréal
Timothy Wideman, Professeur agrégé, École de physiothérapie et d’ergothérapie, Université McGill

Nous remercions également toutes les personnes des différentes directions du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ainsi que les autres ministères et organismes gouvernementaux membres de la Table interministérielle en itinérance qui ont collaboré à l’élaboration ainsi qu’à la validation du Guide des bonnes pratiques en itinérance.

Webinaires sur l’accompagnement résidentiel

Comment penser l’accompagnement résidentiel de populations sans-domicile ou à risque de l’être, en s’inspirant des approches prometteuses développées à travers le Québec par les multiples organismes actifs sur le terrain?

Cette série de 6 webinaires fait état d’éléments de réponse à cette question. Elle propose une réflexion sur les pratiques en accompagnement résidentiel provenant de trois sources distinctes : des entrevues, des focus groups et un événement de co-formation nationale réalisés dans le cadre d’un projet de recherche ayant mené à des tournées dans neuf régions du Québec en 2018-2019; les présentations et débats ayant eu cours lors du premier Colloque national en itinérance de 2017; et le projet Chez Soi mené à Montréal entre 2009 et 2013.

Programmation des webinaires

29 mars 2019, 12h à 13h – Présentation générale

26 avril 2019, 12h à 13h – Le sens de l’«habiter» et le rapport au logement

24 mai 2019, 12h à 13h – Entre solitude et socialisation

7 juin 2019, 12h à 13h – L’autonomie et ses soutiens

21 juin 2019, 12h à 13h – Un autre rapport au temps

28 juin 2019, 12h à 13h – L’impact des traumas (et leur contraire) dans la vie des personnes


Ces webinaires ont été réalisés pour le projet Stabilisation résidentielle avec accompagnement : développement d’une approche et de modalités de formation adaptées au contexte québécois (SRA-Québec), mandat confié au CREMIS dans le cadre de la mission universitaire du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et financé par Emploi et Développement social Canada.

Démarche du projet

Origine du mandat

C’est en 2014 que le CSSS Jeanne-Mance, depuis CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL), par l’entremise du CREMIS, a été mandaté par le ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) afin de produire une diversité de ressources visant à soutenir et outiller les intervenant·s susceptibles d’être en lien avec des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Ce mandat découle du Plan d’action interministériel en itinérance (2015-2020) et s’inscrit dans le cadre de la Stratégie d’accès aux services de santé et aux services sociaux pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir du MSSS.

Un mandat et une responsabilité collective

En trame de fond des différentes productions, l’intention première est de mobiliser les acteurs et les réseaux afin de:

  • Combattre le sentiment d’impuissance
  • Sortir des pratiques en silo
  • Avoir un impact à l’échelle provinciale
  • Atteindre un large public d’intervenant·e·s et de gestionnaires
  • Développer des contenus qui font écho aux équipes sur le terrain

Démarche d’élaboration

  • Maillage étroit entre la recherche et l’expertise tirée du clinique
  • Contribution importante de plusieurs établissements du réseau de la santé et des services sociaux et de différents organismes communautaires de la province ainsi que de chercheur·e·s membres du CREMIS et collaborateur·rice·s extérieur.es.
  • Plusieurs validations auprès de professionnel·le·s susceptibles d’utiliser les ressources.
  • Les travaux ont été réalisés sous la direction scientifique de Roch Hurtubise (de 2014 à 2019), Laurence Roy (2019-2021) et Guillaume Ouellet (2020-2021).

Les productions

  • Trois outils pour repérer et prévenir l’instabilité résidentielle, soit:
    • L’Instrument de repérage et d’identification des situations résidentielles instables et à risque (IRIS)
    • L’Outil d’aide à l’exploration de l’instabilité résidentielle
    • La Grille d’auto-évaluation pour l’observation dans les milieux
  • Le Guide des bonnes pratiques en itinérance
  • Une formation en ligne liée à l’outil IRIS
  • Une formation en ligne liée au Guide des bonnes pratiques (à venir).

Ensemble, il est possible d’agir afin de lutter contre l’itinérance.


Conception et mise en ligne des dossiers web:

Rachel Benoît et Alexis Pearson, agentes de planification, de programmation et de recherche, CREMIS, CCSMTL

Merci à celles et ceux ayant contribué à la mise en ligne par leurs précieux commentaires et conseils: Nicolas Bonnet, Marie-Élise Desgagnés-Bolduc, Clarisse Djoukeng, Émmanuelle Doucet, Mélanie Ghobril, Marie-Andrée Gourde, Catherine Jauzion, Josée-Anne Lapierre, David Leboeuf, Daphné Morin, Laurence Roy, Mélissa Tam et Lucie Trudel.

Vue d’ensemble du projet

Stabilisation résidentielle avec accompagnement: développement d’une approche et des modalités de formation adaptées au contexte québécois

Depuis quelques années, le modèle Logement d’abord s’est frayé un chemin au coeur des modèles d’intervention préconisés par différentes organisations dans la lutte à l’itinérance. L’approche de Stabilisation résidentielle avec accompagnement (SRA) émerge depuis quelques années comme « version québécoise » du modèle Logement d’abord. L’implantation relativement rapide de l’approche SRA sur l’ensemble du territoire québécois pose la question de l’adaptabilité du modèle Logement d’abord, de son appropriation réelle par les milieux de pratique et des besoins de soutien, d’échange et de formation liés à sa mise en oeuvre.

Pour répondre à ces préoccupations et besoins, un projet a été réalisé afin de mieux comprendre comment les acteurs du secteur de l’itinérance au Québec se représentent les diverses approches d’accompagnement résidentiel et ainsi développer avec ces acteurs un modèle intégré de SRA québécois et des modalités de formation qui tiennent compte des particularités des régions, des spécificités des populations ciblées par les organisations, ainsi que des différentes pratiques en accompagnement résidentiel déjà mises en place dans les communautés.


Équipe projet:

Christopher Mc All, co-chercheur, Université de Montréal, Laurence Roy, co-chercheure, Université McGill, Rachel Benoit, coordonnatrice de recherche, Sophie Coulombe, professionnelle de recherche, Marie-Josée Doucet, travailleuse sociale et praticienne-chercheure, Nancy Keays, infirmière clinicienne et praticienne-chercheure et Alexis Pearson, soutien à la coordination et à la mobilisation des connaissances.


Ce mandat a été confié au CREMIS dans le cadre de la mission Centre affilié universitaire du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et est financé par Emploi et Développement social Canada.