Infirmière clinicienne retraitée du CCSMTL, praticienne-chercheure au CREMIS, conceptrice et responsable de la formation traumas complexes, spécialiste de pratiques en itinérance et en stabilité résidentielle avec accompagnement (SRA).
J’ai travaillé comme infirmière clinicienne à l’équipe Itinérance et avec l’équipe EMRII pendant les dernières années, avant de prendre ma retraite en 2023.
Mon expérience en recherche avec le CREMIS, à titre de praticienne-chercheure, date de 2006. Sa programmation scientifique rejoint totalement mes intérêts et ma pratique clinique.
J’ai collaboré à différents projets dont trois projets de recherche d’envergure, de nombreux séminaires et deux ateliers internationaux. Ma contribution à différentes publications et les nombreuses conférences que j’ai données m’ont permis de me maintenir à jour sur les meilleures pratiques auprès des populations vulnérabilisées.
De 2010 à 2013, j’ai intégré le Projet Chez Soi, à titre de spécialiste en activité clinique. Cette expérience a été très significative sur le plan professionnel, notamment parce que l’approche « Logement d’abord » amenait un changement de paradigme complet de l’accompagnement résidentiel et aussi parce que c’est à travers cette expérience que je me suis intéressée aux traumatismes du passé, à leurs impacts dans le présent et aux liens avec les difficultés vécues, entre autres, sur les plans relationnel et du fonctionnement social.
Après plusieurs années de formations, lectures et conférences sur le sujet, Il est devenu impératif pour moi de transmettre à mon tour ces connaissances aux différents intervenants. C’est dans cette intention que j’ai développé, en collaboration avec le CREMIS, une formation adaptée. Depuis quelques années, celle-ci est offerte aux employés du réseau de la santé et des services sociaux, aux intervenants des organismes communautaires, à divers professionnels (santé, judiciaire, etc.). Je suis désormais convaincue que tous les domaines publics et communautaires au Québec doivent adapter leurs pratiques afin de mieux répondre aux besoins des personnes porteuses d’expériences traumatiques.



