Ce que l’art engage en recherche. Collisions créatrices entre recherches et arts.

En ligne et ouvert à tous et toutes!

Ce séminaire nous invite à réfléchir sur ce qu’engage l’art en tant que façon de produire et de diffuser des connaissances. Les approches de recherche et activités artistiques peuvent avoir des finalités différentes. Par exemple, des artistes choisissent de présenter au public les données « parlantes », qui touchent la sensibilité et l’imaginaire. Cette façon de faire est susceptible d’écorcher de principes chers aux chercheur-e-s universitaires, comme la présentation exhaustive des données et le souci de représentativité des données qui tendent à mettre de côté les cas dramatiques et les exceptions. Autre enjeu : dans certaines recherches, le médium artistique est un moyen de produire de nouvelles connaissances, tandis dans d’autres, la mise en forme artistique de données de recherche est une opération qui se surajoute aux opérations de traitement des données réalisées dans le processus de recherche.

Parmi les questions qui seront abordées : Qu’est-ce que les démarches de recherche empruntant aux arts et la mise en forme artistique de données de recherche font, par exemple, aux réalités vécues par les personnes interviewées? Qu’est-ce que de telles démarches engagent de la part des personnes impliquées dans le processus de recherche et du public qui interagit avec les résultats (y compris les intervenant-e-s du réseau de la santé et des services sociaux)? Quelles sont les spécificités de ces approches en matière de mobilisation des connaissances?  

Les présentations s’appuieront sur des expériences mobilisant des médiums et expérimentations artistiques variés (vidéo, bande dessinée) sur des sujets tels que l’aide sociale et la défense des droits, la dentisterie sociale et la réalité des jeunes en centre jeunesse.

Présentations de

Publications et productions présentées lors du séminaire

Si on existait… le film d’une lutte pour exister
Moyen-métrage documentaire réalisé par le Rassemblement de la jeunesse citoyenne (RAJE citoyenne), afin d’ouvrir les yeux de la ministre Julie Boulet et de la population sur les problèmes que les jeunes QuébécoisEs rencontrent auprès d’Emploi-Québec, l’organisme par lequel passe l’accès à l’aide sociale et à des programmes de retour aux études et de formation.

Dans nos têtes, ça délire! – réalisé avec un comité de jeunes
Têtes coincées, santé et pauvreté! – réalisé avec un comité de parents

À partir des résultats d’une consultation auprès de familles provenant de quartiers pauvres de Montréal réalisée en partenariat avec une équipe de la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (DSP de l’ASSSM), le GRFPQ, avec la participation de jeunes et de parents ayant participé à la consultation, a produit 2 courtes vidéos qui ont permis aux jeunes et aux parents de s’exprimer sur les questions de pauvreté, d’alimentation et la pratique de sports.

L’accessibilité, pas juste une question financière
Bande-dessinée portant sur l’accessibilité aux soins buccodentaires.

Se battre contre les murs. Un sociologue en Centre Jeunesse.

Parce qu’une image vaut mille mots : la technique Photovoice comme méthode de recherche participative auprès des communautés LGBTQ+

Voyez l’enregistrement vidéo de cette conférence!

Sous forme d’un panel, ce webinaire souhaite créer un espace de réflexion et de discussion à propos des usages de la technique Photovoice auprès de populations marginalisées ou en situation d’exclusion, plus particulièrement dans le domaine de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres.
La technique Photovoice est une méthode de recherche-action participative qui consiste à utiliser la photographie pour mettre en lumière les expériences vécues et dégager des enjeux importants pour les personnes et les communautés concernées. La dimension créative et visuelle de cette technique procure différents bénéfices, mais recèle aussi des enjeux sur le plan éthique (consentement, anonymat, visibilité, etc.) et méthodologique (recrutement, traitement et analyse des données recueillies, diffusion des résultats).

Croisant des expertises et des expériences variées (parcours migratoire, détresse suicidaire et consommation chez les hommes gais, bisexuels et queer, protection de la jeunesse et jeunes trans), les panélistes discuteront de la pertinence sociale et scientifique de la technique Photovoice, des défis rencontrés et des exemples de stratégies à déployer pour les surmonter. Leurs propos seront appuyés par des illustrations concrètes de recherches visant à favoriser la reconnaissance des expériences de discrimination et de résilience vécues par les communautés LGBTQ+.

Ce webinaire s’inscrit dans le champ thématique Diversité sexuelle et pluralité des genres, porté par Kévin Lavoie et Alain Arsenault.


Pour en savoir plus sur l’utilisation de la technique Photovoice :

Articles scientifiques sur les enjeux éthiques et méthodologiques de la technique Photovoice :

Creighton, G., Oliffe, J., Ferlatte, O., Bottorff, J., Broom, A., & Jenkins, E. (2018). Photovoice ethics: Critical reflections from men’s mental health research. Qualitative Health Research. 28 (3), 446-455

Ferlatte O. & Oliffe, J.L. (2019). Picturing intersectionality in men’s suicide: A photovoice case study of gay and bisexual men, in Griffith, D., Bruce, M.A. & Thope, R.J. (eds) Men’s health equity, Routledge. 524-540

Ferlatte O. & Oliffe, J.L. (2019) Lobbying suicide prevention policy for gay and bisexual men: an intersectionality-informed Photovoice project, In Hankivsky, O. & Zachary-Jordan, J. (eds) The Palgrave Handbook of Intersectionality in Public Policy, Palgrave-Macmillan. 263-284

Parce qu’une image vaut mille mots : la technique Photovoice comme méthode de recherche participative auprès des communautés LGBTQ+ | 1er juin 2021

Contrôler les assistés

Conférence et discussion avec Vincent Dubois

Voyez l’enregistrement vidéo de cette conférence!

Voyez l’enregistrement vidéo des discutant.e.s!

Catherine Charron & Nicolas Sallée

Le contrôle des assistés sociaux s’est imposé en France à partir des années 1990 comme un mot d’ordre politique, bureaucratique et moral. Les bénéficiaires d’aides sociales, et parmi eux les plus précaires, sont surveillés et sanctionnés. Alors que l’évasion fiscale ou les défauts de paiement des cotisations sociales des employeurs sont moins sévèrement réprimés, les « fraudes » des bénéficiaires sont traquées, quant à elles, sans relâche, selon des technologies de contrôle de plus en plus poussées. Au nom de la responsabilisation individuelle, de la lutte contre l’abus, de la maîtrise des dépenses, s’érige désormais un gouvernement néopaternaliste des conduites des pauvres.

Vincent Dubois, professeur de sociologie et science politique à l’Université de Strasbourg (France), exposera les idées au cœur de son dernier ouvrage, Contrôler les assistés : Genèse d’un mot d’ordre, au cours d’une conférence organisée par le CREMIS en collaboration avec le CÉRIUM.

Discutant.e.s :
Catherine Charron, historienne et conseillère au service de la recherche et de la défense des services publics du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).
Nicolas Sallée, professeur de sociologie à l’Université de Montréal et directeur scientifique du CREMIS.

Modératrice : Dahlia Namian, professeure agrégée, École de service social, Université d’Ottawa et co-porteure du champ État social du CREMIS (avec Jean-Baptiste Leclercq et Élisabeth Greissler, CREMIS).


Références utiles en lien avec le séminaire :

Contrôler les assistés | 27 mai 2021

État social et (sous-)financement des organismes communautaires

Bienvenue à tous · Sur inscription

Événement en visioconférence

Comme dans d’autres sociétés libérales, l’État social québécois est marqué depuis plusieurs décennies par un transfert de responsabilités vers le secteur communautaire (Jetté, 2008). Ce transfert a été institutionnalisé à travers des politiques publiques et des programmes de financement comme le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) mis en place par le ministère de la Santé et des Services sociaux dès 1973. Depuis les années 1990, l’évolution des modes et des types de financement (à la mission vs par projet) des organismes communautaires a contribué à l’adoption de nouvelles pratiques de gestion axées sur la reddition de comptes et à l’influence grandissante des bailleurs de fonds sur les pratiques des milieux communautaires (IRIS, 2013). En marge de l’État, on assiste également à la présence de nouveaux acteurs comme les fondations philanthropiques qui jouent dorénavant un rôle de premier plan dans le financement et la conception des politiques sociales (Fontan, Elson et Lefèvre, 2017). Ces différentes tendances contribuent à déplacer les frontières et à redéfinir les visées de l’État social. Alors que les organismes communautaires se retrouvent aux avant-postes de la lutte contre les effets sociaux de la pandémie de COVID-19, ils interviennent dans des conditions difficiles. Cette situation est en partie due au « sous-financement » chronique qui touche ce secteur (Plourde, 2020).

Ce séminaire sera l’occasion 1) d’aborder les défis liés au financement que rencontrent les organismes communautaires, et ce en particulier dans le contexte actuel; 2) d’analyser l’impact du (sous)financement des organismes communautaires sur les inégalités sociales; 3) d’avoir une meilleure compréhension des transformations de l’État social; et 4) de réfléchir à des pistes de solutions.

Ce séminaire s’inscrit dans le champ thématique État social, co-porté par Dahlia NamianJean-Baptiste Leclercq et Élisabeth Greissler.

État social et (sous-)financement des organismes communautaires | 26 mars 2021

Actualité de la pauvreté en contexte COVID-19

Événement en visioconférence

La pauvreté fait l’objet d’un intérêt renouvelé en travail social et dans d’autres sciences sociales. Un récent numéro de REFLETS-Revue d’intervention sociale et communautaire s’interrogeait sur l’actualité de la pauvreté, ses débats théoriques et ses défis pratiques. Lors de ce séminaire, des auteures ayant publié dans ce numéro, ainsi que le Collectif pour un Québec sans pauvreté, présenteront et analyseront différentes problématiques en lien avec la question de la pauvreté : aide sociale, judiciarisation de la pauvreté, etc. Nous réfléchirons aux liens entre ces problématiques et la crise sociosanitaire actuelle : est-ce que cette crise révèle des enjeux déjà présents? Est-ce qu’elle risque de les aggraver? Est-ce qu’elle invite à revoir des réponses déjà en place ou à penser à de nouvelles solutions?

Actualité de la pauvreté en contexte COVID-19 20200521

Cumul d’adversité et égalité des chances : Construire un filet social pour soutenir la sortie de placement des jeunes

ÉVÉNEMENT REPORTÉ À UNE DATE ULTÉRIEURE

Bienvenue, sur inscription

À partir des résultats de recherche et d’expériences pratiques, tant communautaires qu’institutionnelles, ce séminaire réfléchira à des initiatives qui favorisent l’égalité des chances pour les jeunes qui abordent la vie adulte avec un cumul d’adversité.

Ce qu’il advient des jeunes placés est en effet au cœur des préoccupations cliniques, scientifiques et politiques. Des résultats de l’Étude longitudinale sur le devenir des jeunes placés (EDJeP) montrent que les jeunes sortant de placement connaissent d’importants retards scolaires par rapport aux jeunes de la population générale et que près de 20% des jeunes ont connu au moins un épisode d’itinérance (en moyenne 13 mois après leur sortie). Or, ceux qui connaissent le plus de retard scolaire ou qui ont été le plus déplacés (changement de milieux de placement, tentative de réunification familiale) pendant leur trajectoire de placement, sont plus à risque d’avoir connu au moins un épisode d’itinérance.

Événement organisé en collaboration avec la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec. 

Avec des présentations de:

  • Martin Goyette (CREMIS), professeur à l’École nationale d’administration publique (ENAP), responsable du partenariat EDJeP et titulaire de la CREVAJ
  • Marc-André Bélanger, coordonnateur du développement des pratiques, Regroupement des Auberges du cœur du Québec
  • Jean Paiement, adjoint à la directrice du programme Jeunesse du CIUSSS centre-sud de Montréal (CCSMTL)

ÉVÉNEMENT REPORTÉ À UNE DATE ULTÉRIEURE

L’expérience de la perte de crédibilité des patient.e.s auprès des professionnel.le.s et de leurs proches

Ouvert à tous

Qu’est-ce qui décrédibilise la parole d’une personne et comment est vécue cette expérience ? Pour répondre à ces questions, nous nous intéresserons, dans ce séminaire, à deux types de circonstances : la douleur chronique (quand aucun signe visible ne vient appuyer la parole) et la maladie mentale (quand la parole est d’emblée suspecte du fait du diagnostic). Les présentations alterneront entre des récits d’expérience par des patientes atteintes de douleurs chroniques et des analyses sociologiques issues d’entretiens réalisés à Montréal auprès de professionnel.le.s, de patient.e.s et de leurs proches. Ces présentations permettront de réfléchir aux processus qui conduisent à la décrédibilisation, au vécu de celle-ci ainsi qu’aux stratégies développées par des patient.e.s pour gagner en crédibilité auprès de leurs proches et des professionnel.le.s.

Avec des interventions de:
– Estelle Carde
– Virginie Coignet
– Baptiste Godrie
– Catherine Lemyze
– Louise Viens

Ce séminaire s’inscrit dans le champ thématique Inégalités sociales et santé du CREMIS, porté par Estelle Carde et Nadia Giguère.

Bienvenue à toutes et à tous

L’expérience de la perte de crédibilité des patient.e.s auprès des professionnel.le.s et de leurs proches 20191203

Pratiques de la co-écriture scientifique: rapports de pouvoir et justice épistémique

9ème Séminaire de travail de l’équipe Épistémè du CREMIS

Intervenantes :

Lucie Gélineau, Université du Québec à Rimouski
Vivian Labrie, chercheure autonome
Karel Lopes, Université du Québec à Montréal

S’appuyant sur la présentation d’expériences de co-écriture scientifique entre universitaires et non-universitaires, ce séminaire vise à identifier des conditions propices à la production de relations plus égalitaires entre co-chercheur.e.s. 

Nous réfléchirons, d’une part, à ce que produit la co-écriture sur la compréhension des réalités étudiées et, d’autre part, nous envisagerons le processus de co-écriture en tant que laboratoire des rapports de pouvoir entre co-auteur.e.s universitaires et non-universitaires à la lumière des questions suivantes : La reconnaissance d’une contribution en recherche passe-t-elle par le statut de co-auteur.e ? Le statut de co-auteur.e d’une production scientifique implique-t-il nécessairement de prendre part formellement au processus d’écriture et, si oui, comment s’y prendre ? Qui décide du format et du contenu des productions écrites (par exemple, droit de veto sur les résultats; droit au désaccord sur l’interprétation des données) ?

Ce 9e évènement, organisé par Baptiste Godrie et Maxime Boucher, s’inscrit dans un cycle de séminaires de l’équipe Épistémè.

Pratiques de la co-écriture scientifique: rapports de pouvoir et justice épistémique 20191105

Perspectives critiques sur la catégorie de « gang de rue » au Québec: entre théorie et pratique

Ouvert à tous, sur inscription

Depuis le début des années 1990 au Québec, la catégorie de gang de rue est associée à l’émergence d’une nouvelle « classe dangereuse ». Cette dernière serait composée d’un nouveau genre de délinquant, incarnant un plus grand potentiel de criminalité, de violence et de récidive. À l’origine d’une importante mobilisation des institutions publiques pour faire face à ce phénomène, les représentations médiatiques, scientifiques et policières du gang de rue s’entremêlent et contribuent à construire l’image d’une jeunesse menaçante, issue des classes populaires et des minorités racisées. Les instruments, programmes et pratiques mis en place pour prévenir et traiter le phénomène s’appuient sur un savoir expert qui souligne, de manière paradoxale, à la fois l’urgence d’agir contre les gangs de rue, et les contours flous et ambigus de la catégorie.

Dans une démarche réflexive, ce séminaire vise à susciter des échanges entre le milieu de la recherche et les milieux de pratique. Il propose ainsi d’ouvrir un espace de discussion critique sur la catégorie de gang de rue, en interrogeant ses fondements (médiatiques, scientifiques), la manière dont elle oriente les pratiques d’interventions des acteurs institutionnels (Centres jeunesse, services correctionnels, police, tribunaux, etc.) et les effets qu’elle produit sur les espaces et les populations qu’elle cible (jeunes, quartiers marginalisés, minorités racisées, etc.).

Séminaire organisé et animé par Benoit Décary-Secours (chercheur postdoctorant au CREMIS) et Nicolas Sallée (directeur scientifique du CREMIS et professeur au département de sociologie de l’Université de Montréal).

Avec des présentations de :

– Ted Rutland, Départment de géographie, urbanisme, et environnement, Université Concordia
– René-André Brisebois, praticien-chercheur et coordonnateur professionnel, Institut universitaire Jeunes en difficulté
– Nathalie Gélinas, praticienne-chercheure et intervenante pivot projet SPHÈRES, Centre intégré universitaire de santé et services sociaux du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal
– Benoit Décary-Secours, chercheur postdoctorant au CREMIS, Université de Montréal
– Nicolas Sallée, Département de sociologie, Université de Montréal (CREMIS)

Les présentations permettront de lancer les échanges entre l’ensemble des participant-es au séminaire qui pourront partager leurs analyses, réflexions et expériences.

Perspectives critiques sur la catégorie de « gang de rue » au Québec: entre théorie et pratique 20191122

L’expérimentation sociale

Bienvenue à toutes et à tous

Événement organisé et animé par:

  • Baptiste Godrie (CREMIS, Université de Montréal),
  • Tarik Benmarhnia (Université de San Diego) et
  • Pierre-Marie David (Université de Montréal)

Ce séminaire vise à discuter des enjeux éthiques, politiques et épistémologiques de l’expérimentation. Des présentations multidisciplinaires lanceront les échanges autour de l’expérimentation comme modalité de production des savoirs transformant les sujets et les objets qu’elle met en relation.

Suivra un 5 à 7 au pub Sainte-Élisabeth (1412 Rue Sainte Élisabeth) à l’occasion du lancement de l’ouvrage Les sociétés de l’expérimentation. Enjeux épistémologiques, éthiques et politiques, sous la direction de T. Benmarhnia, P.-M. David et B. Godrie (Presses de l’Université du Québec).

L’expérimentation sociale 20190911