Approches globales et solidaires en alimentation : obstacles rencontrés et actions transformatrices

Événement en visioconférence

Quelle est la contribution actuelle et potentielle des approches alternatives en alimentation au bien-être des différentes populations, à la transformation du système agroalimentaire dominant et à la revitalisation des communautés? 

Nous qualifions d’approches « alternatives », celles qui apparaissent enclines à traiter les personnes non pas de manière réductrice (par exemple, comme des « bouches à nourrir »), mais dans leur globalité, en tenant compte des multiples dimensions de leur vie. Une telle approche globale peut être pensée en lien avec ce que nous appelons les « cinq dimensions du bien-être » : le bien-être « matériel » (avoir des conditions matérielles de vie adéquates), le bien-être « relationnel » (être bien dans ces rapports avec autrui), le bien-être « corporel » (lié à la santé physique et mentale), le bien-être « décisionnel » (pouvoir prendre ses propres décisions), et le bien-être « temporel » ou « spatio-temporel » (être bien dans ses temps de vie et dans les lieux et les temps routiniers du quotidien). Cette approche globale est fondée sur la reconnaissance de la valeur égale de chaque être humain, ainsi que sur la réciprocité plutôt que la charité, le don ou la dépendance) comme principe des échanges. 

Les positions développées par le Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoires du CREMIS constitueront le fil rouge du séminaire. Les participant.e.s seront cependant invité.e.s à partager et à mettre en commun leurs propres expériences et réflexions en lien avec le thème, que ce soit en tant que praticien.ne.s, chercheur.e.s ou citoyen.ne.s engagé.e.s. 

Ce séminaire s’inscrit dans le champ Territoires et systèmes alimentaires du CREMIS animé par le Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoires du CREMIS. Le collectif existe pour mettre en dialogue des travaux élaborés dans des contextes nationaux et régionaux distincts – Alsace, Catalogne, Québec, Toscane, Wallonie-Bruxelles – avec des méthodologies et des objectifs spécifiques, pour s’inspirer mutuellement, identifier des brèches communes pour l’action et souligner la portée générale des enseignements issus des différentes approches (voir Berti et al.,  « Pour une approche globale et solidaire en sécurité alimentaire », Revue du CREMIS, 10(1), 2017, p. 44-51, et les articles publiés par les membres du collectif, en français, anglais et espagnol, dans la revue Anthropology of Food, S15 2020, Précarisation alimentaire, résistances individuelles et expériences pratiques: regards locaux, régionaux, transnationaux.) 

Le Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoires du CREMIS est composé de :

Christopher McAll (Université de Montréal), François Régimbal (Cégep du Vieux-Montréal), Aude Fournier (Cégep de Victoriaville), Jean-Baptiste Leclercq (Université de Montréal et CIUSSS du Centre-Sud de l’île-de-Montréal), Marta Llobet, Paula Duran Montfort, Claudia Rocio Magana Gonzalez, Maria Eugenia Piola Simioli, Araceli Munoz Garcia (Université de Barcelone), Fabio Berti (Université de Sienne), Cyril Villet (Université de la Haute Alsace), et Déborah Myaux, Alexia Serré, Lotte Damhuis, Flavie Leclair, Catherine Rousseau (Fédération des services sociaux de Bruxelles) avec la collaboration de Chantal Mazieff (École supérieure de Praxis sociale de Mulhouse en Alsace), Baptiste Godrie (Université de Sherbrooke) et de l’Équipe des organisateurs communautaires en sécurité alimentaire du CIUSSS du Centre-Sud de l’île-de-Montréal. 

Conférence-démonstration sur la pièce « Si un jour je meurs » : quand le théâtre déboulonne les mythes sur les soins palliatifs

Événement en présentiel

Important : Le local de rencontre a été modifié. On vous attend au J-1965 (1er étage du pavillon Judith Jasmin) à l’UQAM.

La démonstration aura lieu ensuite au Studio-d’essai Claude-Gauvreau de l’École supérieure de théâtre, local J-2020

Le tabou de la mort et les mythes sur les soins palliatifs présents tant dans la population générale que dans les équipes de soins représentent des obstacles majeurs à l’accompagnement adéquat des personnes en fin de vie. Devant ce constat, il nous est apparu nécessaire de créer de nouvelles manières de sensibiliser et d’éduquer le grand public et les professionnels de la santé et des services sociaux. C’est donc au carrefour des sciences de la santé de la psychologie et du théâtre qu’a émergé le Laboratoire créatif sur la fin de vie. Notre mission : déboulonner les mythes sur les soins palliatifs par la co-création et la diffusion d’une œuvre théâtrale sensible et éducative sur les soins palliatifs.

Nous avons le plaisir de vous parler de notre processus de recherche-création en vous en présentant des extraits et en vous partageant certains résultats d’analyse. Ce sera également l’occasion de vous ouvrir notre salle de répétition, le temps de l’enchaînement sans décor, ni éclairage particulier, d’une scène du spectacle. Une rencontre qui, nous le souhaitons, permettra ensuite d’ouvrir sur une discussion riche et engagée avec l’auditoire. Cette discussion s’inscrira dans le cadre d’une recherche en cours sur ce projet de co-création. Les réflexions que suscitent la pièce serviront à nourrir les analyses de l’équipe de recherche (sur une base volontaire seulement).

Table ronde : les politiques publiques en matière de substances psychoactives et leurs impacts sur les populations en situation de précarité

Événement en visioconférence

Le lien vers l’enregistrement se trouve ici

Les politiques publiques encadrant les substances psychoactives (SPA), licites ou non, n’atteignent pas de la même façon l’ensemble des personnes qui en consomment. Les impacts sociaux et de santé affectent de façon disproportionnée les personnes en situation de précarité. Cette table ronde vise à explorer à travers le prisme des inégalités sociales de santé l’impact des politiques publiques sur les personnes faisant usage de SPA dans le contexte de la crise des surdoses et de la contamination du marché illicite.

Quels sont les impacts sociaux, de santé et sur la sécurité publique découlant du cadre législatif actuel sur les SPA sur les personnes qui sont en situation de précarité? Comment est-ce que le phénomène de la « guerre à la drogue », la criminalisation de l’usage de SPA et les lois provinciales et fédérales viennent-elles perpétuer des inégalités sociales? Comment les politiques publiques liées à la pandémie de COVID-19 ont-elles exacerbée la vulnérabilité des personnes qui consomment des SPA ? Quelles sont les solutions pour réduire les méfaits liés aux politiques publiques qui visent à encadrer les SPA ?

Organisée par l’Équipe de soutien clinique et organisationnel en dépendance et itinérance

Animation par Dre Marie-Ève Goyer, Directrice scientifique, Équipe de soutien clinique et organisationnel en dépendance et itinérance (ESCODI)

Soins et services sociaux en ligne: comment se reconfigurent les inégalités sociales?

Événement en visioconférence seulement

Confinement oblige, divers soins et services sociaux ont été rendus accessibles en ligne dès les premiers temps de la pandémie. Puis, les bricolages de la première heure ont progressivement fait place à des gestes plus assurés : des habitudes ont été prises, usager.ères et intervenant.es apprivoisant peu à peu ces interactions à distance.  

Ce séminaire a pour objet de réfléchir à ce « basculement » dans le monde virtuel qui nous a été imposé il y a deux ans, en suivant deux fils conducteurs. Le premier est une sorte de « bilan du positif » : si un jour la pandémie se retirait de notre quotidien, qu’aimerions-nous garder de cette pratique en ligne ? Le second fil est celui des inégalités sociales : lesquelles ont été exacerbées, voire créées, ou au contraire adoucies ?  

Table ronde : le renouvellement de l’action communautaire et de l’intervention collective : au prisme des savoirs militants

Événement en présentiel

*Inscrivez-vous vite. Cet événement en présentiel est limité à 45 personnes portant le masque et en respectant la distanciation sociale. La tenue de l’activité est assujettie à tous changements en lien avec les règles sanitaires en vigueur.*

Que ce soit dans le secteur communautaire ou dans le réseau institutionnel, les milieux de l’intervention sociale au Québec ont été forgés, historiquement, par des luttes sociales importantes. Alors que 2022 marque plusieurs anniversaires — les 20 ans de la Loi de la lutte contre la pauvreté et du Sommet des Amériques et les 10 ans du Printemps érable — de quelles manières ces luttes ont-elles influencé les « nouvelles générations » d’intervenant·es ? À l’heure où les milieux d’intervention sont confrontés au défi de la « relève générationnelle » en raison, notamment, d’un sous-financement et d’une pénurie de main-d’œuvre, on peut se demander en quoi les savoirs militants mobilisés ou acquis lors de ces luttes influencent le renouvèlement du mouvement communautaire et des pratiques d’intervention collective ? Comment se transmettent ces savoirs militants entre générations ?

Lors de cette table ronde, nous aborderons ces questions avec des militant·e·s qui ont participé à ces mobilisations, et qui travaillent désormais dans le milieu communautaire ou le réseau de la santé et des services sociaux. Nous convierons également des chercheur·euse·s qui s’intéressent aux mouvements sociaux ou aux actions/interventions collectives. Cette table ronde sera ainsi conçue comme un espace de collectivisation et de réflexion sur l’héritage des luttes sociales.

Cet événement est organisé et animé par Elisabeth Greissler, Jean-Baptiste Leclercq et Dahlia Namian, co-porteurs du champ État social.

Confiné∙e∙s parmi les confiné∙e∙s : la prison à l’épreuve de la Covid

Événement en présentiel

*Inscrivez-vous vite. Cet événement en présentiel est limité à 45 personnes. La tenue de l’activité est assujettie à tous changements en lien avec les règles sanitaires en vigueur.*

Comment la prison, marquée par l’exiguïté, la promiscuité et le renfermement, a-t-elle été traversée par l’épidémie de Covid-19 ? Cette dernière n’a-t-elle fait que révéler des préoccupations de longue date (surpopulation, insalubrité, etc.), ou en a-t-elle créé de nouvelles ? Comment les administrations correctionnelles, jusqu’aux équipes de première ligne, se sont-elles ajustées ? Comment les consignes sanitaires se sont-elles articulées aux multiples contraintes qui structurent déjà le quotidien carcéral ? Comment, à la jonction de ces différents enjeux, les personnes incarcérées elles-mêmes ont vécu cette crise ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire réunira divers chercheur.e.s, militant.e.s anti-carcéraux et personnes judiciarisées. Les échanges permettront non seulement de réfléchir à ce que devient la prison, mais également de poser à nouveaux frais la question de son existence même : si l’épidémie a poussé certains pays à prendre des mesures destinées à diminuer la population carcérale, ne constitue-t-elle pas aussi l’occasion de faire vivre les débats relatifs à l’abolitionnisme carcéral ? 

Quand tout fut soudain suspendu: présentation et échange sur l’entraide et la solidarité en temps de pandémie

Événement en présentiel

*Cet événement en présentiel est limité à 30 personnes portant le masque et en respectant la distanciation sociale. La tenue de l’activité est assujettie à tous changements en lien avec les règles sanitaires en vigueur.*

Qui a pu oublier ce 15 mars 2020, où tout fut soudain suspendu? L’ouvrage que nous présentera Jean-François Laé nous fait part des peurs et des pleurs, de l’incompréhension et de la solitude, des malaises et des fatigues qui ont envahi la Seine-Saint-Denis, un département français situé tout près de Paris, au moment du confinement sanitaire. Elle recompose le puzzle de la catastrophe sociale à partir de différentes sources qui nous montrent les décrochages, à vif: les programmes sociaux en panne, les petites discriminations, la couverture sociale trop courte, les visites des soignants suspendues, la fracture numérique si invalidante, l’allocation qui n’arrive pas, les préjugés nationaux sur les langues d’usage… L’aide associative prend le relais des faiblesses de l’action publique. Des cagnottes s’inventent, des ateliers de coutures fabriquent des masques… De l’éducateur à la bibliothécaire, du livreur au magasinier, de l’épicier du coin au stagiaire d’un service civique, on donne du temps, des bras, en équipe pour récupérer des dons auprès des grandes surfaces ou d’un maraîcher. L’enquête menée nous parle de ces moments d’impuissance et d’initiative spontanée, de désocialisation et de remarquables résistances. 

Marche historique et critique du Village 2SLGBTQ

Événement en présentiel

*Le nombre de places disponible est limité à 25 personnes. Il y a possibilité de terminer l’activité par un apéro quelque part dans le Village.*

*Activité remise le lendemain (25 mai), en cas de pluie 

Présentation

Installé dans le Centre-Sud depuis 40 ans, le Village 2SLGBTQ* agit comme un pôle d’attraction pour différentes communautés. À lire les journaux à son égard, il est évident que tout le monde a son opinion sur cet espace. De la répression policière des années 80 à la piétonisation de la Ste-Catherine, en passant par les années sida et l’époque où Montréal avait trois Fiertés, le Village a une histoire riche que bien peu connaissent. Cette visite guidée se sert de l’histoire du quartier, et plus largement de l’histoire 2SLGBTQ, pour porter un regard critique sur le Village, au-delà des lieux communs, et permettre une réflexion collective sur son développement futur. Cette marche aborde différents sujets tels que les enjeux socio-économiques actuels du quartier (pauvreté, gentrification, tourisme rose, travail du sexe), l’histoire des symboles de la communauté (drapeau gai et défilé de la fierté), la crise du VIH et son impact sur le militantisme, la place des femmes et des personnes trans dans le Village, etc. 

Animation

Bruno Laprade (il/iel) organise des marches critiques et historiques du Village depuis une quinzaine d’années. En tant que militant.e 2SLGBTQ, iel a notamment participé à la fondation de l’Astérisk, un milieu de vie pour les jeunes 2SLGBTQ dans le Village, en plus de prendre part au Collectif de travail LGBT chargé de faire le lien avec le gouvernement du Québec pour le premier plan d’action de lutte contre l’homophobie. En tant que chercheur.e, ses recherches de doctorat se sont intéressées aux circuits et représentations de la diversité sexuelle dans les médias québécois, à la réception des théories queers ainsi qu’à l’utilisation du témoignage pour le changement social. Iel est actuellement responsable des communications à Égides, l’Alliance internationale francophone pour l’égalité et les diversités (une organisation qui défend les droits des personnes 2SLGBTQ dans les pays francophones), en plus de siéger sur le conseil d’administration de la Société de développement commercial du Village.  

*L’acronyme 2SLGBTQ signifie bispirituel.e, lesbienne, gai, bisexuel.e, transgenre, queer et autres identités.

Se confiner quand on n’a pas de chez-soi ? Retour sur une enquête menée en France

Événement en présentiel

*Cet événement en présentiel est limité à 30 personnes portant le masque et en respectant la distanciation sociale. La tenue de l’activité est assujettie à tous changements en lien avec les règles sanitaires en vigueur.*

Mars 2020, la France est confinée. Mais comment peut-on se confiner chez-soi lorsque l’on vit à la rue ou bien dans des hébergements collectifs ?

Dans le cadre de cet événement, ce sont les ajustements de l’action publique en termes d’hébergement qui seront explorés à partir d’une recherche collective en cours (ANR COVABRI), menée dans une ville moyenne du sud-est de la France.  

Face à l’injonction au « restez chez vous » qui touchait tout un chacun en mars 2020, l’Etat, au niveau national et au niveau local, s’est engagé à « mettre à l’abri » les sans-abri. Mais, dans quel type d’habitat les sans-abri ont-ils été confinés ? Pour combien de temps ? Et dans quelles conditions ? Ce confinement des sans-abri s’inscrit-il dans une perspective du droit à l’hébergement ou plutôt dans une perspective de devoir de confinement ? En explorant les réponses en termes de « mise à l’abri », cette conférence propose d’analyser comment la pandémie vient révéler la configuration de l’hébergement des sans-abri et ses enjeux en termes d’habiter.

Table ronde : les inégalités sociales par-delà la crise

Événement en présentiel

*Cet événement en présentiel est limité à 45 personnes. Nous offrirons un petit goûter aux personnes inscrites à l’événement. Nous vous demandons svp d’être présentes si vous complétez la fiche d’inscription.*

*La tenue de l’activité est assujettie à tous changements en lien avec les règles sanitaires en vigueur.*

On le sait tellement que l’on risque d’étouffer à le dire ou à le lire de nouveau : le monde traverse, depuis le début de l’année 2020, une crise sanitaire de telle ampleur qu’elle nous oblige à revoir jusqu’à nos manières de nous déplacer, de nous saluer, d’interagir, autrement dit de tisser les liens sociaux. Si cette crise est sanitaire, elle est donc aussi pleinement sociale. Elle l’est d’ailleurs à ce point que ses conséquences sur les inégalités sociales sont devenues l’un des thèmes récurrents des débats publics qu’elle occasionne. Rien de neuf cependant a priori : si la crise sanitaire a bien un lien avec les inégalités sociales, elle les aurait au mieux révélées, au pire exacerbées. On en vient alors à douter de la pertinence du terme même de crise, si ce qui se déploie sous nos yeux relève d’un état du monde qui précède, et de loin, l’introduction du SARS-CoV-2 dans nos vies quotidiennes.  

Nous proposons de partir de ces simples constats pour concevoir une série d’activités, entre le 18 mai et le 20 juin 2022, qui interrogerait les inégalités sociales par-delà la crise. Il s’agirait, autrement dit, de partir de la crise sanitaire pour ne surtout pas s’y arrêter et penser plus loin qu’elle, dans le passé comme dans l’avenir. Trois points nous paraissent, de ce point de vue, mériter toute notre attention. L’ensemble restant cependant très ouvert, toute autre piste est évidemment la bienvenue :  

  • Quelles continuités la crise sanitaire révèle-t-elle ou exacerbe-t-elle ? On peut penser, on l’a dit plus haut, aux inégalités sociales sous l’ensemble des rapports sociaux à travers lesquels elles se manifestent : rapports sociaux de classe, de genre, de race, d’âge, d’orientation sexuelle, etc. On peut penser aussi à l’état du réseau de la santé et des services sociaux, tant la maitrise de l’épidémie se confond, on l’oublie trop souvent, avec la gestion des ressources dont on dispose pour y faire face. 
  • Quelles autres crises la crise sanitaire nous invite-t-elle à penser ? Si l’on a parlé plus haut de la crise sanitaire comme crise sociale, on ne peut pas passer outre les préoccupations et réflexions sur la crise écologique (et indissociablement économique) qui traverse, bouleverse et fragmente nos sociétés de façon peut-être moins visible mais certainement plus durable. Les alertes sont assez nombreuses sur l’état de la planète et ses conséquences de longue durée sur les inégalités sociales pour que l’on y prête une attention soutenue. 
  • Quelles pratiques alternatives la crise sanitaire nous conduit-elle à mettre en évidence pour imaginer le monde d’après, que l’on espère pouvoir dire un jour post-pandémique ? Si la crise sanitaire révèle un état du monde et de ses inégalités qu’il faut pouvoir analyser, décrypter et critiquer, elle a aussi constitué l’occasion d’un ensemble d’initiatives destiné à faire face à cet état du monde, et à lui résister pour produire l’égalité. Il nous faut donc documenter ces initiatives et les placer au cœur de nos échanges, pour dépasser les sombres constats de nos crises et prendre appui sur les forces créatrices qui nous donneront peut-être l’espoir de pouvoir un jour les surmonter.  

Nous échangerons autour de ces questions avec Ryoa Chung, Sue-Ann MacDonald, Laurence Monnais et le public présent. L’échange sera animé par Nicolas Sallée.