Mieux comprendre pour mieux former : renforcer des pratiques de résilience en intervention sociale à l’aube des changements climatiques. Lancement du cadre de référence. 

Comment renforcer des pratiques de résilience en intervention sociale face aux changements climatiques ? 

Cet événement spécial sera le moment de présenter un nouveau cadre de référence destiné à soutenir la mise en place de communautés de pratique auprès des personnes intervenantes sociales travaillant avec des populations touchées, de près ou de loin par les transformations climatiques. Alors que les changements climatiques amplifient les inégalités sociales et fragilisent les personnes déjà marginalisées, les personnes intervenantes du réseau public, communautaire, humanitaire et privé se retrouvent souvent sans repères ni outils pour agir adéquatement. Les besoins d’analyse, de formation et d’espaces de collaboration se font pressants, surtout dans un contexte où ces enjeux sont encore peu intégrés aux cursus professionnels. Ce sera aussi l’occasion de revenir sur l’expérience de l’équipe de recherche dans la mise en œuvre des communautés de pratique : leur pertinence, les apprentissages tirés du terrain et leur nécessité pour accompagner les personnes intervenantes dans l’adaptation de leurs pratiques face aux réalités climatiques. Les membres de l’équipe auront également le plaisir de mettre en lumière la contribution de certaines expertes ayant participé au projet par le biais de capsules vidéo, venue enrichir la réflexion collective. 

Cet événement est d’intérêt pour un large public de praticien·nes (TS, infirmièr·es, ergothérapeutes, intervenant·es communautaires) ainsi que de gestionnaires à la fois des milieux communautaires et institutionnels.   

Panélistes

Sue-Ann MacDonald, professeure titulaire, École de travail social, UdeM

Erick Rioux, professionnel de recherche, École de travail social, UdeM

Marie-Ève Carpentier, doctorante, École de travail social, UdeM

Noémie Castro, professionnelle de recherche, École de travail social, UdeM

Crédit photo : Tiphaine Barrailler

Panser les crises et mieux prévenir l’itinérance chez les jeunes

Le contexte social actuel est peu favorable à l’épanouissement des jeunes et contribue à leur marginalisation, les rendant ainsi plus vulnérables à des situations de grande précarité, comme l’itinérance. Entre liens sociaux appauvris, craintes à l’égard de ce que le futur leur réserve et manque de moyens pour changer les choses, les jeunes évoluent effectivement dans un monde en crises, cultivant leur exclusion. Pendant ce temps, les politiques sociales actuelles tendent à aborder le phénomène de l’itinérance jeunesse de manière curative plutôt que préventive. 

Comment en sommes-nous arrivé·es à cette situation critique ? Quels sont les leviers dont disposent les intervenant·es pour panser les ruptures qui fragilisent les parcours des jeunes et ce, dans des contextes de travail limitant la flexibilité dans l’intervention ? Comment soutenir l’empowerment des jeunes afin qu’ils et elles puissent exercer leur pleine citoyenneté et voir émerger une société à leur image ? 

Ce diner d’apprentissage sera l’occasion de mettre en dialogue des constats issus de la recherche, de savoirs professionnels et expérientiels afin de renforcer la capacité d’action de praticien·nes, gestionnaires et décideur·euses devant le phénomène de l’itinérance jeunesse. Il invite chacun·e à emboîter le pas à un virage préventif devant ce phénomène. 

Objectifs d’apprentissage 

  • Identifier des leviers à la prévention de l’itinérance chez les jeunes à l’échelle sociale, organisationnelle et individuelle  
  • Situer sa pratique dans un contexte de multiples crises participant à la marginalisation des jeunes dans notre société  
  • Identifier des pratiques inclusives et favorisant le déploiement du pouvoir d’agir des jeunes 

Panélistes 

  • Sue-Ann MacDonald, Professeure à l’École de travail social de l’UdeM et membre du CREMIS 
  • Judith Sigouin, Agente pivot en itinérance au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et candidate au doctorat en travail social à l’UdeM 
  • Mélodie Cordeau, chargée de projet, mobilisation et représentation jeunesse à Jeunes+ 

Information complémentaire 

Fiche du Guide des bonnes pratiques en itinérance du CREMIS portant sur les jeunes. 

Jeunes queers et trans face à la domination adulte : penser la queeritude et la transitude à l’épreuve de l’adultisme et du paternalisme 

Comment les jeunes queers et trans vivent le passage à l’âge adulte ? Comment leurs trajectoires sont-elles prises en charge, encadrées et interprétées par les adultes qui les entourent? Quelle place occupent l’agentivité et l’autodétermination des jeunes dans les prises de décision qui ponctuent leur parcours de vie, et comment les parents se positionnent-iels face à ces besoins et ces réalités qui ne sont pas les leurs? Quels rapports de pouvoir se jouent dans ces interactions autour de parcours qui dérogent aux normes de genre et de sexualité?  

Les expériences des mineur·es queers et trans se situent à l’intersection de la domination adulte, de l’hétérosexisme et du cissexisme. La domination adulte, ou l’adultisme, désigne le système d’oppression exercé par les adultes envers les jeunes, dans un contexte social où les adultes détiennent des privilèges et du pouvoir sur les jeunes sur les plans légal, social, politique, économique et symbolique. Cette asymétrie des rapports d’âge se déploie notamment sous la forme du paternalisme, défini comme une forme de pouvoir qui limite l’autonomie d’autrui au nom de son bien, de sa protection ou de son intérêt supposé. Cette logique est aujourd’hui au cœur de nombreux discours anti-genre, qui s’appuient sur la protection de l’enfance pour justifier des restrictions de l’autonomie des jeunes, en particulier queers et trans 

Ce séminaire, le quatrième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire est l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.  

Sous forme d’une discussion, ce séminaire propose de réfléchir et de rendre compte des interactions entre les mineurs LGBTQ+ et les adultes significatifs qui les entourent, plus particulièrement leurs parents. Le séminaire proposera des clés favorisant la compréhension d’événements de l’actualité récente, mais aussi de moments pivots du parcours de vie des jeunes queers et trans, par exemple la prise de conscience d’un moment de rupture face aux attentes cishétéronormatives, l’exploration de l’expression de genre, les premiers dévoilements, ainsi que la visibilité des premières mises en couple. 

Panélistes

Gabrielle Richard, Professeure régulière au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal 

Nicolas Sallée, Professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université de Montréal  

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

Produire du vin, des carottes et de l’alumine… Une analyse comparée des inégalités d’exposition à des risques environnementaux

À première vue, produire du vin, des carottes ou de l’alumine semble appartenir à des mondes très éloignés. Pourtant, ces activités partagent un point commun : elles reposent sur le travail de personnes exposées à des risques environnementaux dont l’intensité et la reconnaissance varient selon leur statut et leurs conditions de travail. Cette communication s’appuie sur deux terrains : la viticulture et la culture de carottes dans le sud-ouest de la France, et l’industrie de la bauxite et de l’alumine de Guinée au sud-est de la France. 

À travers ces contextes contrastés, seront interrogé comment les rapports sociaux – de classe, de genre et de race – façonnent qui est exposé et qui est reconnu comme potentielle « victime ». Sans dénier la particularité de chaque secteur, l’objectif est de comprendre les inégalités d’exposition et de reconnaissances de ses effets délétères, au-delà des spécificités. 

Conférencières :

Nadège Degbelo

 Chercheure associée à l’Unité Territoires en Transition, Infrastructures et Sociétés (ETTIS) à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), France 

Mody Diaw

 Chercheur associé à l’Unité Territoires en Transition, Infrastructures et Sociétés (ETTIS) à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), France 

Cette activité est organisée par Estelle Carde et Nadia Giguère, co-responsables du champ santé et inégalités sociales du CREMIS

Naviguer la complexité de l’itinérance : informer nos pratiques grâce à des contenus issus de la recherche

Qu’est-ce qui mène une personne à vivre une situation d’itinérance et que puis-je faire à mon niveau ? Comment mieux soutenir une personne cumulant instabilité résidentielle et enjeux de santé mentale? Quelles pratiques favoriser pour l’inclusion de la pluralité des genres en hébergement? Voilà quelques exemples de questions pouvant vous mener à consulter le Portail de connaissances en itinérance. 

Cet événement est conçu pour outiller et nourrir la réflexion des intervenant·es et gestionnaires travaillant de près ou de loin dans le champ de l’itinérance ou de précarités associées. À travers une initiation au Portail de connaissances en itinérance, cette activité propose une approche pragmatique et interactive pour réfléchir aux défis concrets rencontrés sur le terrain. 

Bien plus qu’une simple démonstration technique du Portail, cette rencontre se veut un espace d’échange et d’ouverture autour de différents enjeux et thématiques rencontrés dans la pratique. C’est aussi l’occasion de se rassembler, d’explorer des ressources et réfléchir avec un·e chercheur·e dont les travaux portent directement sur cette thématique. 

Le Portail de connaissances en itinérance est une initiative phare développée en collaboration avec les instituts et centres de recherche du CCSMTL. 

Panélistes :

Naomi Bovi 

APPR, Mobilisation et transfert des connaissances en itinérance, CREMIS 

Étienne Perreault-Mandeville 

Professionnel de recherche, CREMIS 

Patrícia Dias da Silva

Courtière de connaissances, Centre de recherche en santé publique (CReSP)

Armance Brandenburg

APPR, Mission universitaire sur la gériatrie et le vieillissement, Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM)

Être jeune LGBTQ+ au cégep et à l’université : un dialogue Suisse-Québec-France 

Comment les jeunes adultes LGBTQ+ vivent leur passage au cégep et à l’université ? Quelles sont les initiatives déployées en Suisse, au Québec et en France pour favoriser leur bien-être et leur inclusion? Y a-t-il des actions mises en œuvre pour prévenir les violences? Dans quelle mesure doit-on repenser les espaces et les parcours de formation ?  

Le cégep et l’université jouent un rôle crucial comme espaces de transition vers la vie adulte, bien qu’ils demeurent davantage accessibles à une partie plus privilégiée de la population. Pour plusieurs étudiant·es LGBTQ+, l’entrée dans ces milieux coïncide avec un éloignement du cadre familial et scolaire d’origine. Ces institutions peuvent ainsi devenir des environnements propices à l’exploration identitaire, en offrant la possibilité de se découvrir en dehors des normes et des pressions sociales précédentes, voire de s’émanciper. Toutefois, cette ouverture potentielle se heurte à la persistance de structures hétérocisnormatives qui traversent encore ces espaces. Malgré leur apparente neutralité, les établissements d’enseignement supérieur restent marqués par des normes implicites et explicites qui marginalisent les expériences des étudiant·es LGBTQ+. 

Ce séminaire, le troisième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.  

Sous forme d’un panel de discussion, ce séminaire propose de mettre en lumière des initiatives de recherche et de formation réalisées en Suisse, au Québec et en France portant sur les expériences des jeunes adultes LGBTQ+ au collégial et à l’université. Tour à tour, les panélistes situeront d’abord le contexte sociopolitique de chaque contexte national, puis présenteront quelques faits saillants tirés de leurs projets respectifs. Une attention particulière sera portée sur le poids des normes de genres et de sexualités sur les parcours de vie des jeunes LGBTQ+, les situations d’adversité vécues au cégep et à l’université, de même que les stratégies de résistances. Enfin, les échanges se tourneront vers les pistes d’action, tant sur le plan de l’intervention sociale que celui de la formation et de la défense des droits. 

Panélistes : 

Giorgia Magni 

Maitresse-assistante en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et membre de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE). 

Isabelle Collet 

Professeure associée en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et directrice de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE). 

Geneviève Pagé 

Professeure au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (Canada) et chercheure associée à la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur. 

Camille Margueritte 

Sociologue post-masterant et ancien assistant-ingénieur à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France) pour l’enquête « LGBTQI+phobies dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, vécus des étudiant.es et perception des politiques d’égalité dans les établissements ». 

Valentin Brouttier 

Chef de projet à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France). 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

L’intervention transaffirmative : fondements, approches et applications cliniques auprès des jeunes trans et non binaires et de leurs proches 

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Comment pouvons-nous accueillir et accompagner les jeunes trans, non binaires (TNB) ou en questionnement pour répondre à leurs besoins et reconnaitre leur agentivité? Quelles sont les approches à privilégier pour le développement de pratiques sensibles à leurs réalités et à celles de leurs proches?  

Ce séminaire, le deuxième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un ou plusieurs chapitres du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs académiques, pratiques et expérientiels.  

En cohérence avec les constats qui émanent des écrits scientifiques à l’échelle internationale, ce séminaire propose un survol des fondements théoriques et des principes cliniques qui guident les approches transaffirmatives. Ces dernières sont construites sur une vision plurielle des genres et non pathologisante, et misent en intervention sur l’autodétermination et l’expertise des personnes directement concernées.  

Dans un contexte de ressac sociopolitique face à la reconnaissance des droits des personnes TNB au Québec et ailleurs dans le monde, il s’avère nécessaire de bien s’outiller pour soutenir adéquatement les jeunes TNB ou en questionnement ainsi que leurs proches et créer des espaces inclusifs de la pluralité des genres. 

Personnes conférencières : 

Annie Pullen Sansfaçon, Ph.D. 

Professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la recherche partenariale et l’empowerment des jeunes vulnérabilisés (ReParE) 

Lou-Ann Morin, Ph.D. 

Psychologue clinicienne et professeure substitut au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS. 

« Mais où sont les personnes transféminines dans les classes de jeunes adultes rencontrés par le GRIS-Montréal? » Réflexions sur les potentiels et les limites d’une recherche ancrée dans l’intervention sociale 

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Pourquoi reste-t-il difficile de rejoindre certaines populations pour mieux comprendre leurs réalités? Comment pouvons-nous repenser certaines catégorisations afin d’éviter des biais et des angles morts?  

Ce séminaire, le premier d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs académiques, pratiques et expérientiels.  

Ce séminaire propose une réflexion sur les potentiels et limites de la recherche communautaire ancrée dans l’intervention sociale, à partir du modèle développé par le GRIS-Montréal au cours des trois dernières décennies. Le chapitre préparé par le GRIS pour le livre Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+ explorait les questions soulevées par une asymétrie entre le nombre de personnes transféminines et le nombre de personnes transmasculines constatée chez les jeunes adultes rencontrés par l’organisme lors de ses ateliers de démystification des identités de genre, offerts principalement dans des cégeps et des universités. Dit autrement, où sont les personnes transféminines dans les classes de jeunes adultes rencontrées par le GRIS? 

Ce séminaire permettra de partager des réflexions sur ce que reflète, implique et signifie la sous-représentation de certains groupes dans les projets de recherche communautaire. Si un des atouts de ce type de recherche est d’être directement ancré dans les besoins de différentes communautés, pourquoi reste-t-il difficile de rejoindre certaines populations pour mieux comprendre leurs réalités? Comment pouvons-nous repenser certaines catégorisations afin d’éviter des biais et des angles morts? En plus de présenter des réflexions issues de nouvelles recherches du GRIS, l’activité sera aussi une occasion pour les personnes participantes de partager des expériences vécues dans leurs propres milieux. 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie et Lisandre Labrecque-Lebeau, co-responsables du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

Présenté par

Kévin Lavoie

Professeur agrégé, École de travail social et de criminologie, Université Laval. Co-porteur du champ Diversité sexuelle et pluralité des genres

L’équipe du GRIS-Montréal (panélistes à venir)

Santé mentale et protection de la jeunesse : Explorer les standards de soins en santé mentale au sein des services de protection de la jeunesse à travers le Canada 

En ligne, avec inscriptions

*Pour vous inscrire*

Quelles pratiques et normes encadrent les services de santé mentale destinés aux jeunes suivi·es par la protection de la jeunesse ? Quels facteurs facilitent ou entravent l’application des normes actuelles ? Quels sont les besoins et attentes des jeunes ayant reçu des services de la projection de la jeunesse en matière de santé mentale ? Comment la recherche peut-elle éclairer ces réponses ?  

La plupart des problèmes de santé mentale apparaissent avant l’âge de 25 ans. Pourtant, de nombreux enfants et jeunes rencontrent des obstacles personnels et structurels lorsqu’ils et elles cherchent à accéder à des services en santé mentale. Lors de ce Midi du CREMIS, il sera plus spécifiquement question de présenter ce que des jeunes étant ou ayant été suivi·es par la protection de la jeunesse ont dit à propos de leurs besoins en santé mentale. À partir des constats et des recommandations d’un projet de recherche, seront explicité les besoins restant à combler pour favoriser un meilleur accès aux services de santé mentale pour ces populations. 

Présenté par :

Emmanuelle Khoury 

Professeure agrégée, École de travail social, Université de Montréal 

Myriam Lepage-Lamazzi  

Coordonnatrice du Mouvement Jeunes et santé mentale 

Jessica Côté-Guimond 

Cofondatrice du Collectif Ex-Placé DPJ 

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier les principales pratiques et normes encadrant les services de santé mentale destinés aux jeunes suivi·es ou ayant été suivi·es par la protection de la jeunesse, ainsi que les enjeux liés à leur mise en œuvre.  
  • Cerner les facteurs individuels, institutionnels et structurels qui facilitent ou entravent l’application des normes actuelles et l’accès aux services de santé mentale pour ces jeunes. 
  • Nommer les besoins et attentes exprimés par les jeunes en matière de santé mentale, en s’appuyant sur les constats et recommandations de la recherche afin de dégager des pistes d’amélioration des services. 

Ce midi du CREMIS peut être reconnu comme formation continue pour les employé·es du CCSMTL

Sécurisation culturelle autochtone au CCSMTL | Indigenous Safety at the CCSMTL

Enregistrement de l’activité maintenant disponible!

Cette activité se déroulera en français et en anglais. | The event will be held in both French and English. 

English description bellow  

Quel est l’état de la sécurisation culturelle au sein des urgences du CCSMTL ? Quelle est la perception du personnel y travaillant ? Qu’en pensent les navigateurs·trices de santé autochtone qui accompagnent les membres de la communauté autochtone aux urgences ? 

Cet événement vise à présenter les faits saillants d’une démarche menée au CREMIS de 2022 à 2025 en collaboration avec quatre organismes autochtones de Montréal : le Centre d’amitié autochtone de Montréal, le Projet de Travailleurs de Soutien aux Autochtones, le Centre de santé autochtone de Tiohtià:ke et le Réseau de la communauté autochtone à Montréal. Ce projet, qui visait à implanter l’approche de sécurisation culturelle au sein du CCSMTL, a notamment permis d’expérimenter une mise en dialogue intensive entre différentes sources de savoirs : savoirs professionnels et expérientiels des acteurs et actrices des organismes autochtones et des représentant·es de la communauté autochtone de Montréal, données empiriques tirées d’une collecte de données menée au sein des urgences hospitalières et savoirs professionnels du personnel du CCSMTL.  

Cette activité se veut un espace d’échange pour inspirer le développement d’initiatives de collaboration entre différentes équipes du milieu de la santé et des services sociaux et organismes autochtones. Si la focale de l’événement sera sur les urgences hospitalières, les contenus présentés sont d’intérêt pour une diversité de milieux de pratique.   Les conférencières souhaitent donner le maximum de visibilité aux voix des personnes autochtones ayant contribué au projet et offrir des pistes de solutions concrètes pour soutenir le travail des personnes présentes.  

Pour en savoir plus sur le projet consulter le dossier web qui réunit l’ensemble des contenus produits (rapport, capsules vidéos, balados etc).

What is the state of cultural safety within the CCSMTL emergency departments? How is it perceived by the staff working there? What do the Indigenous health navigators who accompany members of the Indigenous community to the emergency departments think about it? 

This event aims to present the highlights of an initiative carried out at CREMIS from 2022 to 2025 in collaboration with four Indigenous organizations in Montreal: the Montreal Native Friendship Centre, the Indigenous Support Workers Project, the Indigenous Health Centre of Tiohtià:ke and the Montreal Indigenous Community Network. This project, which aimed to implement the cultural safety approach within the CCSMTL, made it possible to experiment with intensive dialogue between different sources of knowledge: the professional and experiential knowledge of actors from Indigenous organizations and representatives of the Indigenous community in Montreal, empirical data collected from hospital emergency rooms and the professional knowledge of CCSMTL staff.   

This activity is intended to be a space for exchange to inspire the development of collaborative initiatives between different teams in the health and social services sector and Indigenous organizations. While the focus of the event will be on hospital emergency departments, the content presented will be of interest to a variety of practice settings. The speakers’ goal is to give maximum visibility to the voices of the Indigenous people who contributed to the project and to offer concrete solutions to support the work of those in attendance.   

To learn more about the project, consult the web dossier (English version will be posted shortly) that brings together all of the content produced (report, video clips, podcasts, etc.).

Crédit photo : L’image de couverture de l’événement est tirée d’une œuvre réalisée par l’artiste Caroline Monnet en 2022 dans le cadre du Festival Mural à Montréal. | The cover image for the event is from a piece created by artist Caroline Monnet in 2022 as part of the Festival Mural in Montreal.