Cohabiter avec des personnes en situation d’itinérance

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La cohabitation sociale entre personnes logées et personnes en situation d’itinérance a souvent fait les manchettes dans les dernières années. Que sait-on sur les initiatives fructueuses de cohabitation menées au Québec et ailleurs? A-t-on des exemples concrets de projets porteurs qui favorisent une plus grande reconnaissance des droits des personnes en situation d’itinérance et valorisent leur citoyenneté? 

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Objectifs d’apprentissage

  1. Identifier des repères conceptuels et empiriques issus de la recherche afin de mieux comprendre et répondre aux besoins en matière de cohabitation impliquant des personnes en situation d’itinérance 
  1. Identifier des pratiques pour réfléchir la cohabitation de manière globale, en prenant en compte les besoins des personnes en situation d’itinérance, des intervenant-es et des autres personnes fréquentant les lieux 

Information complémentaire

Fiche comprendre ce qui dérange, pour vous pister lors d’intervention auprès d’une personne en situation ou à risque d’itinérance dont les attitudes et les gestes contrastent avec les normes et conventions sociales.

Pour toute question, svp écrire au cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

Professionnalisation du travail infirmier et campagne anti-sages-femmes : une historiographie féministe 

L’histoire du déclin de la pratique de sage-femme en Amérique du Nord est bien documentée. La compétition entre médecins-obstétriciens et sages-femmes ainsi que la médicalisation de la naissance à partir de la fin du 19e siècle a eu des impacts dévastateurs sur la mortalité périnatale. La campagne politique médicale a fait appel à la xénophobie et misogynie en accusant les sages-femmes d’être « sales » et responsables des taux de mortalité très élevés aux États-Unis et dans l’Ouest canadien au tournant du 20e siècle. Les données de l’époque démontraient pourtant que les naissances étaient plus sécuritaires entre les mains de sages-femmes que des médecins.  Ce Midi du CREMIS sera l’occasion de partager les résultats d’une historiographie féministe mettant en évidence le rôle que les organisations infirmières ont joué dans le déclin des sages-femmes. Nous verrons comment ces organisations ont instrumentalisé la haine médicale envers les sages-femmes afin de faire avancer leurs propres objectifs de professionnalisation.

Présenté par :

Natalie Stake-Doucet 

Professeure invitée à l’École des sciences de la gestion et responsable du développement de l’école de sciences infirmières à l’Université du Québec à Montréal.

Pour toute question, vous pouvez communiquer avec notre équipe à cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

Objectifs d’apprentissage :  

  • Situer historiquement le déclin de la pratique des sages-femmes en Amérique du Nord, en lien avec le processus de médicalisation des naissances à la fin du 19e siècle. 
  • Comprendre le rôle que les organisations infirmières ont joué dans ce déclin

Les effets sur la santé physique et mentale de l’instabilité résidentielle dans les résidences privées pour aînés (RPA) : présentation des résultats d’un projet de recherche

Présenté dans le cadre de la semaine de la Mission Universitaire

Plusieurs RPA ont fermé leurs portes ou changé de vocation durant les dernières années, laissant les locataires aîné·es dans une situation de précarité résidentielle. Ce projet de recherche, visait à documenter les effets de la transformation de milieu de vie sur la santé (physique et mentale) et les conditions de vie des locataires touchés par ces changements.  Ce projet visait également à mieux comprendre la trajectoire résidentielle des personnes aînées obligées de se relocaliser à la suite d’un changement d’affection de leur milieu. 

Peu de travaux existent sur les milieux de vie collectifs (dont les RPA) pour les personnes aînées, ni sur le lien entre le milieu de vie et l’état de santé de leurs résident·es. 

Une meilleure compréhension des effets de l’insécurité résidentielle (vécue ou perçue) sur la santé et les conditions de vie des locataires en RPA constitue une première étape pour mettre en place les conditions permettant que les personnes aînées puissent vieillir avec un sentiment de sécurité dans leur milieu de vie. 

Ce projet est une initiative de la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). 

Avec :

Hélène Bélanger, Professeure, Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, UQAM  

Julien Simard, Ph.D. en gérontologie sociale et anthropologie de la fin de vie, Chercheur postdoctoral, CREMIS, Chargé de cours, gérontologie, Faculté de l’éducation permanente, Université de Montréal. Conseiller scientifique, Une seule santé urbaine, ESPUM.   

Marie-Chantal Gélinas, ergothérapeute en santé publique, agente de planification, de programmation et de recherche, DRSP Direction régionale de santé publique de Montréal  

Objectifs d’apprentissage :  

  • Nommer les effets de l’insécurité résidentielle sur la santé et les conditions de vie des locataires ainé.es en précarité résidentielle  
  • Expliquer les principales caractéristiques de la trajectoire résidentielle des personnes ainées obligées de se relocaliser à la suite d’un changement d’affection dans leur milieu  
  • Identifier des pistes d’actions visant à assurer que les personnes aînées puissent vieillir avec un sentiment de sécurité dans leur milieu de vie. 

Ce midi du CREMIS peut être reconnu comme formation continue pour les employé·es du CCSMTL

Les formations portant sur les changements climatiques dans le réseau de la santé et des services sociaux : enjeux et perspectives 

En ligne dans le cadre de la semaine de la Mission Universitaire

*Pour vous inscrire*

Les changements climatiques imposent aux intervenant·es du réseau de la santé et des services sociaux de repenser leurs interventions et leurs façons de faire. Afin d’accompagner ces changements et d’inspirer de nouvelles pratiques, des formations ont été récemment mises sur pied, tandis que d’autres sont en cours de développement. 

L’objectif de ce séminaire est de réfléchir à ces formations en croisant les regards issus de différents secteurs d’activité (dentisterie, sciences infirmières, travail social, santé publique et médecine).  

Nous amorcerons les échanges avec les interventions de nos invité·es, qui organisent de telles formations dans leurs secteurs d’activité respectifs, à partir des questions suivantes :  

– À quels besoins la formation mise en place devait-elle répondre initialement ?  

– Quels ont été les obstacles rencontrés dans son implantation et son déploiement ? 

– Quels sont ses points saillants, sur le plan des modalités pédagogiques et du contenu ? 

– Quelle a été la réception (du milieu, des apprenant·es) ? 

– Quelles suites/perspectives de développement futur sont envisagées ?

Avec :

 Christophe Bedos, Professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire de l’Université McGill et co-directeur du Réseau de recherche en santé buccodentaire et osseuse du Québec 

Thierno Diallo, Professeur agrégé à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval 

Sue-Ann MacDonald, Professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université de Montréal  

Mélanie Perroux, Conseillère scientifique et chargée de projet dans l’équipe TEIAC- Formation et mobilisation, Unité Territoire, évaluation des impacts et adaptation au climat de la Direction de la santé environnementale, au travail et de la toxicologie de l’Institut national de santé publique du Québec 

Claudel Pétrin-Desrosiers, Médecin de famille au GMF-U du CLSC Hochelaga-Maisonneuve et Responsable de Santé planétaire pour le Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université de Montréal 

Cette activité est organisée par Estelle Carde et Nadia Giguère, co-responsables du champ santé et inégalités sociales du CREMIS

Objectifs d’apprentissage :  

  • Illustrer diverses initiatives de formations sur les changements climatiques, leurs principales forces et les obstacles rencontrés ; 
  • Exprimer les barrières et facilitants à la consolidation des apprentissages des participant·es aux formations ; 
  • Définir collectivement des perspectives de développement porteuses pour soutenir les interventions dans le réseau de la santé et des services sociaux. 

Ce séminaire du CREMIS peut être reconnu comme formation continue pour les employé·es du CCSMTL

Familles LGBTQ+ et procréation médicalement assistée : comprendre et surmonter les barrières d’accès 

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Quels sont les défis rencontrés par les personnes LGBTQ+ en matière de procréation assistée? En quoi leurs expériences se distinguent-elles de celles des personnes hétérosexuelles et cisgenres?

Pour plusieurs personnes LGBTQ+ souhaitant fonder une famille, la procréation médicalement assistée (PMA) est une étape incontournable. Pourtant, l’accès à ces services demeure inégal en raison de multiples barrières systémiques, économiques, territoriales et sociales. Cette présentation vise à exposer ces obstacles et à identifier des leviers facilitant un accès plus équitable. Elle s’appuie sur une recherche qualitative menée en partenariat avec la Coalition des familles LGBT+ auprès de 13 familles dans différentes régions du Québec. En plus d’analyser les difficultés rencontrées – notamment le fait que ces services sont majoritairement conçus pour des couples hétérosexuels, cisgenres et confrontés à l’infertilité – nous mettrons en lumière des pratiques favorisant l’inclusion. Enfin, en croisant nos résultats avec les réalités vécues par les personnes concernées, nous proposerons une réflexion sur les changements nécessaires en PMA pour mieux répondre aux besoins des familles LGBTQ+ et réduire les inégalités sociales dans l’accès à la parentalité.

Ce Midi du CREMIS est d’intérêt pour un large public d’intervenant·es travaillant auprès des (futurs) parents LGBTQ+ dans une perspective d’équité et de respect de la diversité familiale, sexuelle et de genre.  

Objectifs d’apprentissage:  

  • Reconnaitre les défis vécus par les personnes LGBTQ+ en matière de procréation médicalement assistée;  
  • Cerner des pratiques permettant de mieux répondre aux besoins des familles LGBTQ+ et de réduire les inégalités sociales dans l’accès à la parentalité. 

Présenté par : 

Claudia Fournier 

Professionnelle de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la procréation pour autrui et les liens familiaux 

Kévin Lavoie 

Professeur à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval, directeur scientifique du Centre de recherche Jeunes, familles et réponses sociales (JEFAR) et coporteur du champ Diversité sexuelle et pluralité des genres au CREMIS 

Stéphanie Sens 

Parent membre de la Coalition des familles LGBT+ et du comité d’encadrement du projet ACCÈS. 

Note 
Présentation dans le cadre du projet ACCÈS, dirigé par Isabel Côté, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la procréation pour autrui et les liens familiaux, en partenariat avec la Coalition des familles LGBT+, un organisme communautaire de défense de droits qui vise la reconnaissance sociale et légale des familles issues de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. 

Pour toute question, svp écrire au cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

L’inclusion de la diversité sexuelle et pluralité des genres au CCSMTL : barrières, stratégies et tensions 

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La recherche universitaire et communautaire a bien documenté les obstacles que rencontre la communauté 2SLGBTQIA+ dans ses interactions avec le réseau de la santé et des services sociaux. Ce qui est moins bien documenté est le point de vue du personnel à propos de ce que l’on pourrait appeler son « travail d’inclusion », c’est-à-dire l’ensemble des pratiques qui visent à réfléchir, organiser et mettre en place l’accueil d’une diversité de personnes, au sein de soins et de services qui les intégreraient pleinement. 

Quelles situations concrètes rencontre le personnel du CIUSSS dans son travail lorsqu’il est question de l’inclusion de la diversité sexuelle et pluralité des genres (DSPG)? Quelles sont les barrières rencontrées par le personnel lors de ces situations, et quelles sont les stratégies déployées? Comment les manières de se représenter son propre travail interagissent-elles avec les représentations sociales de la « diversité » et de « l’inclusion »? 

Ce Midi du CREMIS présentera les résultats d’un projet de recherche qui a visé à mieux comprendre les processus d’inclusion des personnes de la DSPG au sein du CIUSSS selon l’expérience du personnel. Nous verrons que ces résultats font état de différentes barrières à l’inclusion, mais aussi des stratégies face à celles-ci. L’inclusion de la DSPG se tient à la jonction de plusieurs temporalités parfois en tension : les temporalités individuelle, clinique, institutionnelle et sociale. Une série de paradoxes soulevés par les personnes rencontrées dans leur travail d’inclusion représentent ainsi autant de dilemmes pratiques, que des repères pour l’action. 

Cet événement intéressera toute personne qui travaille de près ou de loin auprès des personnes de la communauté 2SLGBTQIA+. Si cette activité porte sur les résultats d’une recherche menée au CCSMLT, les contenus permettront de favoriser les réflexions sur les espaces d’inclusion / d’exclusion présents dans d’autres milieux, institutionnels et communautaires. Ce Midi peut également contribuer à soutenir le travail d’advocacy réalisés par plusieurs acteurs et actrices oeuvrant auprès de la communauté LGBTQIA2+.

Objectifs d’apprentissage :

  • Identifier les pratiques du personnel du CCSMTL en ce qui a trait au « travail d’inclusion » de la diversité sexuelle et pluralité des genres;
  • Cerner les principales barrières rencontrées par le personnel dans ce travail ainsi les stratégies mises en oeuvre pour faire face à ces défis;
  • Établir des liens entre les manières de percevoir son propre travail et les représentations sociales de la « diversité » et de « l’inclusion »


Vieillissement et crise du logement : gentrification, précarité et résistance

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Faciliter le vieillissement à domicile est une priorité de toutes les politiques publiques touchant le vieillissement au Québec. La Ville de Montréal n’y fait pas exception ; elle adhère par exemple depuis 2012 au programme onusien « Villes amies des aînés ».

Or, les personnes vieillissantes résidant dans le parc locatif privé, particulièrement celles qui dépendent uniquement des pensions gouvernementales, ont souvent du mal à suivre les hausses de loyer, la spéculation immobilière et les changements dans l’offre commerciale qui découlent généralement de la gentrification. La précarité résidentielle est également influencée par la relation locative qui se joue avec les propriétaires ou d’autres acteurs et d’actrices qui peuvent, par exemple, faire usage de diverses formes de maltraitance pour forcer les locataires âgé.es à quitter leur appartement. Bref, en raison d’inégalités sociales importantes dans la population âgée montréalaise, les trajectoires de vieillissement à domicile se font de plus en plus rares et de plus en plus complexes.

Cet événement fait suite à une activité réalisée au CREMIS en février 2020. Près de 5 ans plus tard, Julien Simard propose de (re)-faire le point sur la situation du vieillir à domicile en contexte montréalais. Il présentera son ouvrage Vieillissement et crise du logement : gentrification, précarité et résistance (PUM, 2024), qui se base sur une recherche de terrain menée pendant plus de deux ans dans divers quartiers centraux montréalais. Les enjeux de déplacement forcé chez les personnes vieillissantes à faible revenu posent des questions pressantes pour les prestataires de services et pour les acteurs et actrices du RSSS : qu’est-ce que la première ligne en santé peut faire, concrètement, dans ce contexte difficile ? Dans quelle mesure cette réalité grandissante est-elle en train de changer le portait de l’itinérance à Montréal et l’offre de services offerts aux personnes? Quels sont les impacts de la précarité résidentielle sur la santé des personnes vieillissantes ?

Les villes (non)-féministes

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Les villes sont des environnements complexes faites de structures matérielles et sociales. Le cadre bâti est le produit des rapports de domination qui structurent notre société: “Nos villes sont le patriarcat gravé dans la pierre, la brique, le verre et le béton” (Darke, 1996). Effectivement, les pratiques d’aménagement urbain misent souvent sur une conception de la ville utilisée par des hommes blancs, cisgenres, hétérosexuels, sans enjeu d’handicap ou de mobilité invisibilisant ainsi une myriade d’usages de même qu’une multitude de tensions dans les usages de l’espace (Kern, 2019; Creswell, 2019).

Ce midi-CREMIS explorera une dimension particulière de la ville (non)-féministe, celle du sentiment de sécurité et du sentiment de peur dans l’espace public. La discussion se penchera sur le rôle de l’aménagement dans la production sociale et spatiale du sentiment d’insécurité/de sécurité. Comment mobiliser les disciplines de l’aménagement pour poser un regard critique sur la manière dont les villes sont conçues et habitées ? Quel rôle joue le cadre bâti sur notre expérience d’un lieu et quelles sont les autres forces intangibles qui teintent nos expériences urbaines ? Cette présentation prendra la forme d’une discussion, invitant les participant.es à réfléchir à leur propre expérience de l’espace public.

Intervenantes :

Olivia Daigneault-Deschênes & Raquel Fernandez

Médiation par Carolyne Grimard et Olivier Vallerand

Références :

Booth C. Darke J. Yeandle S.1996: Changing Places: Women’s Lives in The City, London: Paul Chapman. 

Cresswell, T. 1996. In place, out of place: geography, ideology, and transgression, University of Minnesota Press, London.

Kern, L. 2019. Feminist city : A field guide. Toronto: Between the lines Books.

Pour toute question, svp écrire au cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

Approches sensibles aux traumas et perspectives critiques 

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Les approches sensibles aux traumas gagnent en popularité chez plusieurs équipes cliniques travaillant auprès de personnes en situation d’itinérance. Les praticien-nes et intervenant-es qui les mobilisent y voient un levier puissant pour soutenir et accompagner ces personnes. En même temps, il est difficile d’évaluer la prévalence du phénomène des traumatismes chez les personnes en situation d’itinérance, qu’on soupçonne pourtant comme plus susceptibles d’en porter le bagage.  

Que sont les approches sensibles aux traumas et que permettent-elles dans l’intervention auprès de personnes en situation d’itinérance ? Quelles sont les limites de la lunette du traumatisme pour soutenir et accompagner les personnes en situation d’itinérance ? 

Ce diner d’apprentissage vise à nourrir la réflexivité et outiller les intervenant-es œuvrant auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Dans un premier temps, la discussion portera sur des pratiques d’intervention consciencieuses de vécus traumatiques auxquels les personnes en situation d’itinérance sont plus susceptibles d’être exposées. Il s’agira donc d’illustrer le potentiel mobilisateur des approches informées par les traumas et d’en tirer profit afin de favoriser le recours aux soins et services de personnes en situation de grande précarité. Dans un second temps, ce dîner d’apprentissage fera un pas de côté pour penser les limites de telles approches pour la compréhension des trajectoires, de la capacité d’agir, des aspirations et des revendications de personnes qui sont plus que la somme d’expériences traumatiques. Ce pas de côté permettra aux intervenant-es et clinicien-nes d’inscrire leur pratique dans un contexte social plus large. 

Objectifs d’apprentissage préliminaires : 

  1. Identifier des pratiques sensibles aux traumas à privilégier auprès de personnes en situation d’itinérance 
  1. Identifier des initiatives organisationnelles intégrant une approche sensible aux traumas 
  1. Situer sa pratique dans un contexte d’essor des approches informées par les traumas et des potentielles réductions identitaires 

Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e,  faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant  le code FOR sur Logibec.

Information complémentaire :  

Fiche du Guide des bonnes pratiques en itinérance abordant les expériences traumatiques et leurs répercussions dans l’expérience des personnes en situation d’itinérance et dans le cadre d’intervention auprès d’elles.

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Lésions cérébrales acquises, traumatisme crânio-cérébral, précarité résidentielle et itinérance 

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Les lésions cérébrales acquises (LCA) et particulièrement le traumatisme crânio-cérébral (TCC) touchent de façon disproportionnée les personnes en situation ou à risque d’itinérance. Ce diner interpellera tous les professionnel-les et intervenant-es travaillant en réadaptation et/ou auprès de personnes en situation d’itinérance, et ce, peu importe le niveau de connaissance liée à l’un ou l’autre de ces univers. L’objectif est de permettre un rapprochement entre les acteur-rices à majeur itinérance et ceux œuvrant en réadaptation, afin de mieux prévenir l’itinérance de personnes vivant avec une LCA, d’une part, et de favoriser l’adaptation des services en itinérance en prenant en compte les réalités des personnes vivant avec une LCA, d’autre part. 

Ce diner propose de présenter les résultats d’une synthèse des connaissances disponibles sur les parcours et besoins de cette population, en croisant les savoirs de la recherche et des milieux de pratique. Ce sera également l’occasion de partager des pratiques prometteuses pour prévenir l’itinérance chez les personnes touchées par la LCA, ainsi que sur les pratiques favorisant l’accès aux services, l’insertion sociale et la stabilisation résidentielle des personnes en situation d’itinérance qui vivent avec une LCA. 

Objectifs d’apprentissage préliminaires : 

  • Percevoir les relations complexes entre la survenue d’une lésion cérébrale acquise et l’itinérance, y compris en lien avec des besoins liés à la santé mentale et aux dépendances ; 
  • Identifier des pratiques prometteuses de prévention et de réduction de l’itinérance chez les personnes ayant une LCA, ainsi que des pratiques favorisant l’accès aux services ; 
  • Reconnaître des applications possibles des pratiques prometteuses identifiées au sein de l’écosystème québécois de soins et de services.   

Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e,  faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant  le code FOR sur Logibec.

Panelistes 

  • Laurence Roy, professeure à l’école de réadaptation de l’UdeM et chercheure au CREMIS 
  • Carolina Bottari, professeure à l’école de réadaptation de l’UdeM et chercheure à l’IURDPM 
  • William Jubinville, ergothérapeute au CCSMTL et doctorant

  • Geneviève Thibault, Ph.D., neuropsychologue, Conseillère TGC, Service québécois d’expertise en troubles graves du comportement (SQETGC)

  • Benoit Durand, directeur de Servio

  • Possibilité d’autres invité.e.s surprises !

Informations complémentaires  

Fiche du Guide des bonnes pratique en itinérance du CREMIS portant sur l’intervention auprès de personnes ayant une déficience physique 

Événement organisé par le CREMIS, avec la collaboration de l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD) et de l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal (IURDPM) et dans le cadre de Semaine de la mission universitaire 2024 du CCSMTL. Consultez la programmation !

Pour toute question, svp écrire au cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca