Contraception et immigration : quels obstacles et quels leviers pour l’accès aux soins contraceptifs ?

« Quand je suis arrivée au Québec, j’avais plus de contraception parce que je n’avais aucune idée de comment m’en procurer. »

Le contrôle de la fécondité, pour les femmes qui ne souhaitent pas être enceintes, n’est pas chose aisée : obtenir de l’information sur les méthodes contraceptives, une prescription si nécessaire, assumer le coût d’une pilule ou d’un stérilet, négocier le port du condom avec un partenaire, subir les inconvénients d’une méthode, etc., sont quelques exemples des tâches et coûts associés à l’exercice des droits reproductifs. Or, cette charge contraceptive est souvent plus lourde à porter pour les femmes ayant eu un parcours migratoire.

Ce Midi du CREMIS analysera en quoi le fait d’avoir connu un parcours migratoire influence les pratiques contraceptives, et identifiera les obstacles rencontrés par les femmes immigrantes souhaitant contrôler leur fécondité. Différentes barrières viennent en effet restreindre l’exercice d’une autonomie au plan procréatif : coût de la contraception, manque d’informations, complexité des parcours de soin, communication et lien de confiance à améliorer…Il s’agira par ailleurs de repérer les leviers d’accès aux soins de santé reproductive[AG1]  et de réfléchir aux manières d’adapter les pratiques aux réalités de ces néo-Québécoises, tout comme aux moyens d’actions pour agir au niveau structurel.

Les réalités des femmes immigrantes étant très diverses, selon leur statut de résidence et leurs conditions de vie, diverses situations seront abordées :  nous discuterons des obstacles et pistes de solution pour les femmes exclues d’une assurance maladie, mais aussi pour celles bénéficiant de la RAMQ – cette couverture ne suffisant pas à garantir un accès aux soins contraceptifs.

Découvrez le dossier web Contraception et immigration au Québec ici

Prendre soin de la communauté LGBTI+ : enquête au sein de services de santé dédiés aux minorités sexuelles et de genre en France

Événement en présentiel

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Depuis plusieurs dizaines d’années se sont développées en France des offres de santé dédiées aux minorités sexuelles et genre afin de lutter contre les inégalités et discriminations que connaissent ces populations dans le champ de la santé. Ces offres de santé dédiées à la communauté LGBTI+ rompent avec le « modèle universaliste du soin » à la française, attaché au principe d’égalité de traitement des patient·es et hostile à toute forme de soins différenciés basés sur l’appartenance communautaire des patient·es. En quoi consistent ces offres de santé dédiées et comment répondent-elles aux besoins de santé des populations LGBTI+? Comment la santé communautaire LGBTI+ est-elle parvenue à se déployer dans le contexte français?

Ce midi-CREMIS présentera les premiers résultats de la recherche SESAM LGBTI+ portant sur les services de santé auprès des minorités sexuelles et de genre en France. Cette recherche est coordonnée par Gabriel Girard (SESSTIM) et Élise Marsicano (SAGE), porté par le SESSTIM (Aix-Marseille Université) et financé par l’IReSP.

Le carnet de recherche du projet est accessible ici : https://santecolgbti.hypotheses.org/

La solitude du « vieux »

Midi du CREMIS en présentiel

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« La déchéance n’est pas seulement dure pour ceux qui souffrent mais pour ceux qui demeurent seuls. Une des carences des sociétés développées est que les mourants y sont prématurément voués à l’isolement, sans qu’il y ait là une intention délibérée. Cet isolement prouve que les individus sont encore trop peu capables de s’identifier les uns aux autres. » – Norbert Elias, La solitude du mourant dans la société, Le débat, 1981. 

C’était quand déjà ? C’était où la pandémie ? Et les personnes âgées dans tout ça ? Elles devenaient quoi ? Que se passait-il pour elles ? Nous sommes déjà pris.e.s par cette oublieuse mémoire.

Pour les 600 000 résident.e.s âgé.es. vivant en EHPAD (équivalent des CHSLD en France), le confinement lié à la Covid 19 de mars avril 2020 fut une triple épreuve. La première a été le confinement serré sans bouger en chambre afin d’éviter la contamination au sein des établissements. La seconde fut d’entendre les décès plus fréquemment que d’habitude parmi les bruits de couloir et en toute discrétion. Rappelons que, pendant la première vague, sur les 30 500 décès imputables à la Covid en France, 14 400 – soit 47 % – concernaient des résident.e.s d’EHPAD. Ce chiffre est énorme. Et le silence politique qui l’entourait plus encore, puisqu’il a fallu attendre plusieurs mois avant d’annoncer publiquement la surmortalité des résident-e-s en EHPAD. 

Cette activité d’échange se veut l’occasion d’entendre deux conférenciers-ères de France présenter les grandes lignes d’une incursion réalisée dans une maison de retraite (EHPAD) et entendre les lectures de lettres d’enfants qui ne pouvaient pas voir leur parenté durant le confinement en 2020. L’activité laissera la place à des échanges avec la salle qui pourra rebondir, commenter et ouvrir sur le contexte pandémique vécu au Québec et ce qui s’est passé dans les CHSLD.  

L’approche logement d’abord du point de vue de ses destinataires

Événement en présentiel au CREMIS.

Le CREMIS reçoit ! Apportez votre lunch et venez profiter de la présence de deux chercheurs français en visite pour une discussion conviviale autour de leurs travaux sur l’expérience lyonnaise et grenobloise de l’approche Logement d’abord.

Entre 2019 et 2023, Julien Lévy, Gabriel Uribelarrea et leur équipe ont suivi 81 personnes, accompagnées par des dispositifs et actions développées dans le cadre de la mise en œuvre accélérée du Logement d’abord sur les métropoles de Grenoble et Lyon.

De manière originale, cette recherche éclaire les expériences et donne à entendre les points de vue des personnes en situation d’itinérance, destinataires de cette orientation de l’action publique.

L’événement est organisé à l’initiative du champs État Social du CREMIS et sera animé par Jean-Baptiste Leclercq et Dahlia Namian, co-porteurs du champ État-Social au CREMIS.

Vous pouvez vous présenter directement à l’événement sur place sans inscription. Au plaisir de vous y voir ! N’hésitez pas à faire tourner l’information dans vos réseaux.

Un rapport de recherche est également disponible ici.

Quand l’autisme croise la pluralité des genres : recommandations pour des pratiques plus sensibles 

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Quelles sont les pratiques à privilégier pour accompagner les personnes autistes de la pluralité des genres (trans, non-binaires, agenres, bigenres, en questionnement)? Ce midi-CREMIS présentera les résultats d’une recension de la littérature sur l’expérience croisée de la neurodiversité et de la pluralité des genres. Selon la littérature, les personnes autistes seraient plus nombreuses que les non-autistes à s’identifier à une pluralité de genres, et inversement : les personnes de la pluralité des genres présenteraient plus souvent des traits autistes que leurs homologues cisgenres.

Au-delà des chiffres, on peut envisager ce croisement comme une expérience significative et possédant ses propres caractéristiques. Ces personnes sont plus à risque de vivre certains enjeux de santé mentale, d’exclusion sociale et de discrimination, notamment lorsque vient le temps de recevoir des soins. Cette identité double doit pourtant être comprise comme étant unique et dynamique. Cette présentation se concentrera sur les recommandations pour les milieux d’intervention et les pratiques sensibles à la diversité telles que répertoriées à l’international. 

L’autisme a-t-il un genre? Construction des pratiques et enjeux pour l’intervention

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Comment peut-on mieux comprendre les liens entre la question du genre et celle de l’autisme? Ce Midi du CREMIS présentera les résultats d’une recension des écrits qui s’est penchée sur la relation étroite entre l’autisme et la question du genre au sens large (masculinités, fémininités, pluralité des genres). Si le diagnostic d’autisme est posé quatre fois plus souvent chez les garçons et les hommes, ce constat tend toutefois à changer avec la montée de l’idée d’un profil spécifiquement « féminin ».

Ressort également des recherches l’idée que la notion de genre aurait moins de sens subjectif pour les personnes autistes, qui s’identifieraient davantage à une pluralité de genres que les personnes non-autistes Cette présentation propose d’exposer quelques recommandations issues de la littérature, notamment en ce qui a trait aux pratiques d’intervention à privilégier avec les personnes autistes de la diversité sexuelle et pluralité des genres.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le rapport Identité de genre, sexualité, normativité et autisme: recension des écrits et enjeux pour l’intervention.

Overview of Encampments across Canada / Survol des campements canadiens

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English and French video/Vidéo en français et en anglais

Vidéo en français/French video

English video/Vidéo en anglais

Vidéo langues des signes LSQ et ASL/Vidéo in ASL and LSQ sign language

Overview of Encampments Across Canada: A Right to Housing Approach (simultaneous French/English translation)

The objective of this webinar is to mobilize knowledge from a research project charged with making recommendations to the Office of the Federal Housing Advocate (housed at the Canadian Human Rights Commission), regarding the human rights dimensions of encampments across Canada. Presenting findings from selective case studies conducted in three different provinces (British Colombia, Ontario, Québec) we will juxtapose the regulation of encampments with the right to housing and human rights framework as set out in the National Protocol on Homeless Encampments in Canada (Farha & Schwan, 2020).

ASL/LSQ Services Available

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Un survol des campements canadien : une approche axée sur le droit au logement (traduction simultanée français/anglais)

L’objectif de ce webinaire est de mobiliser les connaissances issues d’un projet de recherche chargé de faire des recommandations au Bureau du défenseur fédéral du logement (Commission canadienne des droits de la personne), à propos des dimensions des droits de la personne des campements à travers le Canada. En présentant les résultats d’études de cas ciblées, menées dans trois provinces différentes (Colombie-Britannique, Ontario, Québec), nous juxtaposerons la réglementation des campements avec le droit au logement et les droits de la personne tel que défini dans le Protocole national pour les campements de sans-abri au Canada (Farha & Schwan, 2020).

Services de traductions LSQ/ASL disponibles

Juges et avocat·es face aux parents LGBTQ+ : portée et limites de l’égalité juridique et de l’« ouverture à la diversité » au Québec

Événement en présentiel

Lien d’inscription ici. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à 8h30 avant le début de l’événement.

*Nous sommes heureux de vous accueillir à notre événement. En raison des consignes sanitaires, notez que le masque est requis dans notre espace. Les places étant limitées à 25 billets, veuillez svp vous désinscrire afin de libérer l’espace dans l’éventualité où vous ne pourriez pas vous présenter. Au plaisir d’échanger avec vous!*

A l’heure où les discriminations et les préjugés à l’égard des minorités sexuelles et de genre marquent le pas, l’accompagnement juridique des personnes LGBTQ+ est essentiel pour que celles-ci puissent faire valoir leurs droits. Fondée sur des entrevues menées en 2020-21 ainsi que sur des jugements de tribunaux québécois, cette recherche s’intéresse au travail des intervenant·es qui accompagnent les parents issus de la diversité sexuelle et de genre sur des questions liées à leurs droits, soit principalement des avocat·es et des juges de la Cour supérieure.

L’ « ouverture à la diversité » et la valorisation de l’égalité juridique est un point commun aux personnes rencontrées. La plupart ont pourtant peu d’expériences avec ces parents et expriment des préoccupations à leur endroit, tant en raison la persistance de l’hétéronormativité légale, de leurs écarts perçus aux normes de la respectabilité judiciaire ou encore du sentiment de discrimination que ces parents expriment. Pour faire face à ces difficultés, ces professionnel·les mettent en œuvre des réponses très variables, qui ne sont pas toujours à la hauteur des injustices dont ces parents font parfois l’expérience dans leur vie familiale.

Habiter à l’hôtel : le quotidien des familles exilées

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Dans quelles conditions matérielles vivent les familles exilées une fois arrivées dans leurs terres d’accueil? Quel sens nouveau prend « l’habiter » pour ces familles, une fois « logées »? Laetitia Overney et Jean-François Laé présenteront, dans ce webinaire, les résultats d’une enquête ethnographique menée auprès de familles exilées en France et hébergées par les autorités publiques dans des hôtels low cost en périphérie des villes. Cette enquête, menée dans une dizaine d’hôtels situées principalement dans l’Oise et en Ile-de-France, permet d’explorer différentes facettes de l’expérience de ces familles.

À l’échelle de l’hôtel, comment organise-t-on son intimité lorsque l’on ne dispose que d’un espace individuel sommaire, d’une cuisine et de salles de bains collectives? Comment s’approprie-t-on cet espace standardisé, et pensé pour ne passer qu’une nuit, quand on y reste plusieurs années ? Quels va-et-vient doit-on effectuer pour accéder aux ressources et services? Comment vit-on les relations avec l’hôtelier, dans ces espaces d’extraterritorialité qui échappent le plus souvent aux regards publics? En explorant les différentes configurations du couple espace – temps que cette enquête a permis de mettre au jour, ce webinaire propose d’appréhender le relief particulier que l’espace d’hébergement donne à l’attente des exilés.

Démarche qualitative du Deuxième portrait de l’itinérance au Québec : Regards croisés et approfondissement des connaissances

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Accédez au rapport de recherche Démarche qualitative du Deuxième portrait de l’itinérance au Québec ici.

Cette présentation porte sur l’approfondissement des connaissances du phénomène de l’itinérance au Québec dans le cadre du Deuxième portrait de l’itinérance au Québec. Notre projet qualitatif comprenait deux objectifs : 1) documenter la diversité des réalités et des perceptions de l’itinérance dans toutes les régions du Québec, en portant une attention particulière à l’itinérance cachée; et 2) documenter les points tournants dans les trajectoires d’itinérance des personnes, en portant une attention aux points de bascule reliés aux sorties d’institutions et aux processus de perte de logement.

Pour ce faire, nous avons réalisé 31 groupes de discussion auprès d’intervenant.e.s dans le domaine de l’itinérance (n=245) et 44 entretiens semi-dirigés auprès des personnes en situation d’itinérance. Une analyse thématique et un croisement des narratifs de l’ensemble des témoignages recueillis ont permis de dresser un portrait de la conception de l’itinérance, des différents points tournants et de bascule, de même que des pistes d’actions émergentes.

Vous pouvez également consulter le rapport ministériel en cliquant sur le lien ici.

Cette conférence s’inscrit dans le champ thématique ☛ Itinérance, porté par
Philippe-Benoit Côté, Sue-Ann MacDonald, Laurence Roy et Carolyne Grimard (CREMIS).

Une présentation de :
Sue-Ann MacDonald , professeure agrégée, École de travail social (UdeM), CREMIS
Philippe-Benoit Côté ,professeur, sexologie (UQAM), CREMIS
Annie Fontaine,  professeure agrégée, École de travail social et de criminologie (ULaval)
Élisabeth Greissler, professeure adjointe, École de travail social (UdeM), CREMIS
Stéphanie Houde, professionnelle de recherche, École de travail social, (UdeM)

Démarche qualitative du Deuxième portrait de  l’itinérance au Québec : Regards croisés et approfondissement des connaissances | 22 mars 22