Les relations symétriques entre les organismes communautaires et le monde de la recherche
Séminaire de travail de l’équipe Épistémè du CREMIS
Avec quels universitaires et à quelles conditions ? Ce séminaire vise à questionner la nature des relations entre organismes communautaires et universitaires lorsqu’ils collaborent en recherche à la lumière du concept d’inégalités épistémiques. En particulier, il s’appuiera sur la présentation des pratiques développées par Stella, l’Amie de Maimie et le Regroupement des centres d’amitié autochtone pour se «protéger» du monde de la recherche, allant du choix de leurs partenaires universitaires de recherche au développement de relations les plus symétriques possibles. Parmi les éléments pris en compte par ces groupes pour choisir/évaluer les collaborateurs potentiels : la présence de retombées positives pour les organismes et/ou les populations qu’ils accompagnent, l’explicitation du statut d’alliés de leurs luttes sociales, la définition des rôles respectifs et de leur degré d’implication dans les différentes étapes des projets de recherche qui leur sont proposés. Le séminaire sera également l’occasion d’explorer les enjeux spécifiques du partenariat de recherche avec les organismes communautaires qui accompagnent des groupes stigmatisés du point de vue des universitaires, ainsi que les stratégies qu’ils ont développées pour y faire face.
Animation
Maxime Boucher, coordonnateur du Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec et de l’équipe Épistémè du CREMIS
Intervenant.e.s :
– Audrey Pinsonneault, coordonnatrice en recherche et amélioration continue au Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec
– Sandra Wesley, directrice générale, Stella, l’amie de Maimie
– Marlène André, agente à l’éducation, Stella, l’amie de Maimie
– Baptiste Godrie, chercheur au CREMIS et professeur associé au Département de sociologie de l’Université de Montréal
*Il s’agit d’un séminaire de travail ouvert à tous et toutes dans lequel les expertises et les expériences de chaque personne ayant déjà participé à des recherches participatives seront mises à contribution.*
