Les obstacles à la gestion du diabète dans un contexte de pauvreté

Notre étude, réalisée dans la grande région de Montréal auprès de 295 personnes atteintes de diabète, montre que le fait de vivre sous le seuil de pauvreté et une faible scolarisation sont associés à un moins bon contrôle de la glycémie et ce, même si l’on tient compte des plusieurs autres variables (âge, sexe, statut d’immigrant, nombre d’années avec la maladie, prise d’insuline, adhésion à la médication, alimentation et l’exercice physique). Afin de mieux comprendre comment s’exerce l’influence de la pauvreté et de la scolarité sur le contrôle de la glycémie, nous avons exploré la contribution de plusieurs variables et la manière dont elles influencent cette relation. Les résultats indiquent que le fait de vivre en situation de pauvreté influence le contrôle de la glycémie à travers son association avec les symptômes de dépression (ex. tristesse, perte d’intérêt, manque d’énergie, difficulté à se concentrer), l’utilisation de stratégies d’évitement (ex. déni de la maladie, abus de substance, désengagement comportemental) et la perception que le diabète est cyclique et imprévisible. Par ailleurs, le faible niveau de scolarisation nuit au contrôle de la glycémie par son association avec des capacités cognitives réduites (principalement la capacité à planifier et à organiser les informations) et des stratégies d’évitement. Les implications pour la pratique seront discutées avec les participants.

Cette conférence sera présentée par Janie Houle, psychologue communautaire et professeure au Département de psychologie de l’UQAM, par Marie-Dominique Beaulieu, médecin pratiquant au Groupe de médecine familiale Notre-Dame du CSSS Jeanne-Mance et professeure au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et Sophie Meunier, docteure en psychologie et chercheure au Laboratoire Vitalité de l’UQAM. 

Les obstacles à la gestion du diabète dans un contexte de pauvreté 20140214

14 février 2014 • 12:00 à 13:30

1250, rue Sanguinet
1250 rue Sanguinet, 4e étage, salles 451-461
Janie Houle
Psychologue communautaire et professeure au Département de psychologie de l'UQAM
Sophie Meunier
Docteure en psychologie et chercheure au Laboratoire Vitalité de l'UQAM
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