Le suivi probatoire auprès de personnes autistes ou composant avec une déficience intellectuelle.

Inscription sur invitation

Confrontée à un nombre croissant de personnes autistes ou composant avec une déficience intellectuelle dans le système pénal, ainsi qu’à un taux de récidive élevé de cette population, l’Agence l’Intervalle, avec le soutien financier du bureau de la Direction générale des services professionnels correctionnels du Québec à Montréal, a créé un poste d’agent de suivi communautaire dédié à cette clientèle. Le but poursuivi par cette initiative est de combler un vide de service en développant une pratique de suivi probatoire spécialisée qui s’inscrit dans une approche de réadaptation sociale et qui table sur l’arrimage avec les services de santé et services sociaux. Dans le cadre de ce séminaire nous souhaitons faire connaitre cette nouvelle pratique et, plus largement, discuter des enjeux du suivi probatoire pour ces personnes. Pour favoriser les échanges, les invités conviés au séminaire seront issus de différents horizons professionnels (CIUSSS, SPVM, Intervalle, Services correctionnels, Cour municipale de Montréal, etc.).

Le séminaire donnera lieu à quatre présentations:

  • Marianne Hébert (Services correctionnels du Québec) présentera en quoi le suivi probatoire peut favoriser l’intégration sociale.
  • Paul Robitaille (Intervalle) présentera la pratique de suivi probatoire développée par la Maison l’Intervalle qui table sur l’arrimage avec les services de santé et services sociaux.
  • Julie Mérineau-Côté (DI-TSA-DP) abordera l’émergence des personnes à profils dits complexes.
  • Nicolas Sallée (CREMIS) brossera un portrait des enjeux d’intervention que soulève le suivi probatoire dans le champ de la jeunesse.

Également, Pierre Pariseau-Legault (UQO) a présentera les rudiments de l’approche de réduction des méfaits.

Les échanges qui suivront les présentations permettront de discuter des enjeux du suivi probatoire pour ces personnes et des défis que cela implique pour l’intervention.

Animation

Guillaume Ouellet, Chercheur à la direction de l’enseignement universitaire et de la recherche du  CCSMTL et professeur associé au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal

Objectifs de l’activité

  • Faire connaitre la pratique de suivi probatoire offerte par l’Agence l’Intervalle
  • Mise à contribution des savoirs académiques, professionnels et personnels
  • Réflexivité sur les pratiques d’intervention et leurs transformations
Séminaire Suivi probatoire en DI-TSA 20190222

Le sacrifice des jeunes personnes assistées sociales au Québec : une histoire de l’aide sociale

Entrée libre

Depuis la première loi d’aide sociale en 1969, les jeunes personnes assistées sociales (moins de trente ans) ont davantage été la cible des approches disciplinaires des programmes d’employabilité. L’instauration du programme Objectif emploi, dernière réforme en date, ne fait pas exception, lui qui s’adresse aux primo-demandeurs d’aide sociale en les obligeant à participer à des programmes d’insertion à l’emploi.

Cette conférence vise à retracer l’histoire des mesures discriminatoires qui ont affecté les jeunes personnes assistées sociales au Québec. Cette histoire démontrera que les jeunes ont constamment été les cobayes des nouvelles réformes et les premiers à subir les sanctions financières à l’aide sociale.

Une présentation de:

Olivier Ducharme, Chercheur au Collectif pour un Québec sans pauvreté, auteur du livre Travaux forcés. Chemins détournés de l’aide sociale (écosociété, 2018).

Cette conférence s’inscrit dans le champ thématique État social du CREMIS, porté par Jean-Baptiste Leclercq (chercheur d’établissement CREMIS) en collaboration avec Catherine Charron (postdoctorante CREMIS).

Pratiques de co-analyse dans les recherches participatives

6ème Séminaire de travail de l’équipe Épistémè du CREMIS

Le moment de l’analyse dans les recherches participatives : Quelles pratiques de co-analyse pour ouvrir ce dernier bastion de la recherche?

Animation

  • Lucie Gélineau, professeure au Département de psychosociologie et travail social de l’UQAR, campus de Lévis
  • Sophie Dupéré, professeure à la Faculté des Sciences infirmières de l’Université Laval

Intention et consigne pour se préparer au séminaire

L’analyse est au coeur des démarches de recherche scientifique et représente souvent le dernier bastion réservé aux seul.e.s chercheur.e.s universitaires. L’intention de ce séminaire est d’explorer comment des équipes préoccupées par les inégalités épistémiques ont investi cet espace et ont passé du discours à l’acte. Pour ce faire, nous nous inspirerons de la méthode d’analyse en groupe développée par Campenhoudt et al. (2005).

Avant le séminaire, nous invitons chaque participant.e à réfléchir au thème de l’atelier, et à préparer un exemple vécu et circonscrit d’une expérience d’analyse qui fut inspirante ou porteuse du fait 1) de la mise à contribution lors de l’analyse de différents savoirs et expertises, ou 2) d’appropriation des démarches scientifiques d’analyse par des acteur.trice.s non-universitaires. Un canevas sera envoyé à l’avance aux personnes inscrites pour baliser la réflexion.

Il s’agit d’un séminaire de travail ouvert à tous et toutes dans lequel les expertises et les expériences de chaque personne ayant déjà participé à des recherches participatives seront mises à contribution.

Notez que, grâce à la collaboration du Réseau de recherche en santé des populations du Québec, une partie ou la totalité des frais de déplacement des personnes participantes pourra être remboursée. Une priorité sera donnée aux non-universitaires. Pour plus de détails, mentionnez votre intérêt pour un remboursement lors de votre inscription.

Regards croisés sur l’enjeu des catégories de genre et d’orientation sexuelle

Séminaire ouvert à toutes et à tous

Au mois de mai 2018, un séminaire réalisé au CREMIS qui a regroupé différent-es intervenant-es, chercheur-es et militant-es a permis d’explorer les enjeux associés à l’inclusion des jeunes issus de la diversité sexuelle dans les ressources d’hébergement social. Les discussions ont notamment porté sur la formation des professionnels, mais aussi sur les indicateurs dont se dotent les ressources pour catégoriser les personnes concernées. Dans ce contexte, la pertinence des catégories de genre et d’orientation sexuelle dans les questionnaires à l’entrée a été questionnée. Appréhender l’identité ou certaines caractéristiques des personnes accueillies peut permettre de mieux les orienter ou les accompagner. Mais la nécessité de s’auto‑catégoriser peut aussi constituer une violence symbolique pour certains jeunes (non‑binaires, en questionnement, queer, etc.). Du côté des professionnels, l’accès à de telles informations peut aussi être déstabilisant : qu’en faire ? Comment en parler avec la personne et/ou les autres ? Autrement dit, catégoriser le genre ou la sexualité n’est jamais une opération neutre.

Afin de poursuivre ce fil de discussion, un second séminaire permettra de croiser les regards sur cet enjeu des catégories de genre et d’orientation sexuelle. Nous explorerons cette thématique à partir des interventions de Mathieu Trachman (INED, France), qui nous parlera de son expérience de recherche notamment autour de la construction des catégories statistiques de genre et de sexualité. Nous écouterons par la suite Abelardo Leon (École de travail social, UdeM), dont le travail porte sur les réalités des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes issus des communautés latinos à Montréal. Sa contribution nous permettra de réfléchir aux croisements des catégories d’analyse (genre, sexualité, couleur de peau/origine culturelle). Enfin, Any Brouillette (Conseillère en éthique, CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal) nous présentera ses réflexions sur les dimensions éthiques des pratiques de catégorisations, en lien avec les activités quotidiennes des acteurs du réseau de la santé.

Ces présentations permettront de lancer les échanges entre l’ensemble des participant-es au séminaire qui pourront partager leurs analyses, réflexions et expériences.

Housing First et la norme du logement : regards croisés France/Canada sur les épreuves de « l’habiter »

Cette conférence s’inscrit dans le champ thématique itinérance du CREMIS

Le modèle Housing First/ Logement d’abord constitue, depuis les dernières années, une réponse au problème public de l’itinérance dans nombreuses villes nord-américaines et européennes. Au sein de ce modèle, le logement indépendant ou dit « ordinaire » est conçu comme un mode d’habiter privilégié par rapport à d’autres formes plus marginales ou contestées (logements communautaires, hébergements d’urgence, squats, etc.). Dans la foulée, c’est aussi la notion de « chez-soi » qui semble être définie principalement à l’aune de cette norme du logement. Or des travaux en sciences sociales engagés à cerner la diversité des figures d’itinérance de même que le point de vue ou l’expérience des personnes concernées montrent non seulement qu’il est nécessaire de promouvoir une diversité des formes du logement, mais aussi de mener une réflexion plus globale sur ce qu’habiter veut dire pour des personnes marginalisées et désaffiliées. En se basant sur des résultats de recherches menées respectivement en France et au Canada, cette conférence-midi cherchera à discuter des épreuves de l’habiter en regard des frontières normatives du logement.

Présentations

  • Dahlia Namian est professeure à l’École de service social de l’Université d’Ottawa et co-directrice du groupe de recherche GRESSIS (Groupe de recherche en sciences sociales sur les interventions en santé). Sa communication, tirée d’une recherche menée à Ottawa et Gatineau par observation participante au sein d’équipes mobiles en itinérance, questionnera la norme du logement telle que promue par le modèle Housing First en proposant le concept des « géographies émotionnelles » de l’itinérance pour mieux saisir les pratiques de résistances et d’appropriations qui façonnent les espaces pluriels du chez-soi.
  • Marine Maurin, sociologue, est chercheuse à l’institut régional et européen des métiers de l’intervention sociale (Ireis), membre du Centre Max Weber (Umr5283) et membre du comité scientifique du réseau « Aux frontières du sans abrisme » à Lyon/St-Etienne. Elle a soutenue une  thèse  intitulée  » Le genre de l’assistance. Ethnographie comparative de l’accueil des femmes sans abri (Saint Etienne /Montréal) » sous la direction de Pascale Pichon et Shirley Roy. Sa communication portera sur le concept d’habiter et plus largement sur le droit à habiter tel qu’il est notamment discuté en France dans le cadre du réseau scientifique « Aux frontières du sans-abrisme ».

L’appropriation du diagnostic

Séminaire ouvert à toutes et à tous

Par « appropriation d’un diagnostic », nous désignons ici le processus par lequel un individu en vient à accepter le diagnostic qui est porté à son endroit, ou à revendiquer un diagnostic qui n’a pas encore été porté. La « non appropriation » correspond, symétriquement, au refus du diagnostic porté.

L’appropriation diagnostique fait souvent l’objet d’une analyse en termes psychologiques ; on va par exemple identifier une séquence d’états psychiques tels que déni, inquiétude, choc, dénégation, anxiété, dépression. Nous nous intéressons surtout, dans ce séminaire, à ses ressorts sociaux. La façon dont un individu s’approprie ou non « son » diagnostic dépend en effet, notamment, des représentations qui lui sont associées (est-il valorisant ou stigmatisant ?) et des ressources auquel il est censé faciliter, ou non, l’accès (tels qu’arrêt de travail et soins).

Ces ressorts sociaux expliquent la diversité des modes d’appropriation diagnostique. Ainsi par exemple, une appropriation peut être « partielle » : la personne accepte le diagnostic pour les programmes de prise en charge auxquels il est associé, sans pour autant être intimement convaincue qu’il corresponde à son état. Autre exemple, certaines appropriations donnent lieu à la mobilisation collective de patients porteurs du même diagnostic pour demander que les personnes qui en sont atteintes ne soient pas stigmatisées et aient accès à certaines ressources ou encore que plus de recherche soit effectuée sur la maladie.

Le séminaire entend ainsi à la fois décrire et comprendre l’appropriation diagnostique dans ses diverses configurations, en santé physique ou mentale. La discussion sur ces enjeux sera alimentée par 4 présentations :

  • Isabelle Jacques (CREDITSA) prépare un mémoire en sociologie sur l’appropriation diagnostique de troubles de santé mentale.
  • Francine Leblanc est animatrice bénévole de groupes d’entraide pour l’AQDC (association québécoise de la douleur chronique) de Trois-Rivières.
  • Émilie Proteau-Dupont est professionnelle de recherche sur le projet « Jeunes et santé mentale : épreuves individuelles, mobilisation collective » mené présentement au CREMIS.
  • Robert Théoret est travailleur (retraité) du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ).

Ce séminaire s’inscrit dans le champ thématique Inégalités sociales et santé du CREMIS, porté par Estelle Carde (professeure agrégée de sociologie et membre du CREMIS) ainsi que Nadia Giguère et Baptiste Godrie (chercheurs d’établissement au CREMIS).

Structuration des réseaux de services et définition des pratiques professionnelles dans les champs de la santé et services sociaux : éléments de comparaison Québec-Belgique

Bienvenue à toutes et tous

Cette rencontre se veut l’occasion d’explorer certaines pistes comparatives entre la Belgique et le Québec, en ce qui a trait aux formes de l’État social et leurs transformations récentes. En examinant notamment l’offre de service, la construction des publics cibles et les pratiques professionnelles, il s’agira de questionner la façon dont se structurent les politiques sociales dans des contextes nationaux à la fois similaires et différents, mais touchés par des tendances qui traversent actuellement l’ensemble des pays occidentaux (activation des politiques, nouvelle gestion publique, externalisation des services publics, etc.).

Deux chercheurs belges, effectuant des séjours de recherche au CREMIS, y présenteront quelques résultats et pistes de réflexion issus de leurs recherches réalisées à Bruxelles et Montréal. Jacques Moriau abordera plus spécifiquement l’évolution des politiques de première ligne, tandis que Martin Wagener nous parlera  des réseaux d’acteurs  du travail social et de la santé face aux parcours de jeunes. Deux discutant-e-s, issus des milieux de pratique et de la recherche, ouvriront par la suite la discussion.

Jacques Moriau, Chercheur, CBCS/METICES-ULB
Martin Wagener, Professeur de sociologie, CIRTES-UCL

Discutant-e-s :
Sylvain Picard, Praticien-chercheur, CREMIS
Elisabeth Greissler

Séminaire co-organisé par Jean-Baptiste Leclercq (chercheur d’établissement au CREMIS) et Catherine Charron (postdoctorante au CREMIS). 

Comment analyser les violences conjugales pour objectiver les vécus des lesbiennes, des bisexuelles et des hétérosexuelles?

Entrée libre

Les violences conjugales dans les couples lesbiens font l’objet d’un traitement paradoxal : elles sont quasi-absentes des débats sur la lutte contre les violences faites aux femmes et des sujets portés par les associations de défenses des droits des personnes homo-bisexuelles, ce qui laisse penser qu’être en couple de femmes offre une certaine protection à cet égard. Pourtant plusieurs enquêtes (en Angleterre, au Canada ou aux États-Unis) concluent que les prévalences de violences conjugales rapportées par les lesbiennes et les bisexuelles sont autant si ce n’est plus élevées que chez les hétérosexuelles. Ces travaux ont cependant de nombreuses limites : la faiblesse des effectifs ne permet pas de produire de statistiques robustes et d’analyses fines sur le sujet et en particulier de distinguer les populations lesbiennes et bisexuelles ; la construction du questionnaire ou du plan d’échantillonnage rend souvent difficiles les comparaisons entre les populations majoritaires hétérosexuelles et les populations minoritaires homo-bisexuelles ; la distinction entre les violences rapportées au sein de couples lesbiens et les violences rapportées par des lesbiennes et des bisexuelles au sein de précédents couples hétérosexuels n’est pas clairement abordée.

En m’appuyant sur les données françaises de l’enquête Violences et rapports de genre (Virage) de l’Institut national d’études démographiques (Ined), cette présentation propose une approche originale des violences conjugales subies par les femmes selon leurs trajectoires et leurs identifications sexuelles. Reprenant l’esprit des travaux de M. P. Johnson, je fais l’hypothèse que plus que les seules prévalences de violences, c’est l’étude des configurations de violences conjugales qui permet d’analyser et de comparer les vécus des femmes : il ne suffit pas de savoir si une personne a subi ou non un fait de violence dans un certain type de couple, mais de prendre en compte la répétition, la combinaison avec d’autres faits de violences, les conséquences sur les victimes et le sexe des auteurs de violences.

Cette conférence est une présentation de Tania Lejbowicz, doctorante en socio-démographie à l’Institut national d’études démographiques (Ined) et à l’Université Paris Nanterre.

Lancement du livre « Les jeunes Haïtiens dans les Amériques »

Vous êtes chaleureusement convié-es à un 5 à 7 de lancement du livre Les jeunes haïtiens dans les Amériques

Avec des présentations de:

  • Louis Herns Marcelin (Professeur de sciences sociales, Universite de Miami, Chancelier à l’Institut Interuniversitaire de Recherche et de Developpement)
  • Gina Lafortune (professeure au Département d’études et formation spécialisées de l’UQAM)
  • Léonel Bernard (professeur associé à l’Institut des sciences des technologies et des études avancées d’Haïti et chercheur collaborateur au CREMIS)
  • Henri Dorvil (professeur à l’École de travail social, UQAM, membre du CREMIS)

En quelques mots…

Cet ouvrage examine les contextes dans lesquels les jeunes Haïtiens et les jeunes descendants d’Haïtiens négocient leurs conditions socioculturelles en Haïti et dans différentes sociétés des Amériques. Il embrasse une perspective transdisciplinaire à travers des thématiques croisées, traitées dans un cadre théorique axé autour des concepts de pratique, de génération, d’identité et de circulation transnationale. Les chapitres sont élaborés à partir des recherches longitudinales ainsi que des études de cas ou des situations cliniques recueillies dans différents contextes socioculturels. Ce livre apporte un éclairage unique sur la complexité des processus identitaires, sur l’ambivalence des modes d’appartenance et d’engagements des jeunes en Haïti, dans et à travers les sociétés dans lesquelles ils vivent ou circulent, et vers Haïti à partir de leurs sociétés d’accueil dans les Amériques.

Actions et interactions situées en soutien communautaire : les enjeux d’une approche axée sur le rétablissement dans l’accompagnement en Suivi intensif dans le milieu

Entrée libre

Bien que les politiques en santé mentale fassent la promotion du rétablissement, de la citoyenneté et de la primauté de la personne, comment ces concepts sont-ils opérationnalisés par les divers acteurs de l’équipe de Suivi intensif dans le milieu?

Basée sur une recherche doctorale sur les interactions, les actions et les interventions au sein d’une équipe de Suivi intensif dans le milieu, cette présentation discutera des approches axées sur le rétablissement en santé mentale et des manières dont elles se déploient dans le cadre d’un programme de soutien communautaire.

Cette recherche met à contribution les regards et savoirs croisés des intervenants, psychiatres et personnes utilisatrices dans la construction des interactions et actions situées qui conduisent au développement des espaces pour pratiquer de manière novatrice. Elle illustre en quoi, dans certains cas, ces espaces sont restreints par une conception de la personne utilisatrice réduite à ses symptômes ainsi que par une organisation des services qui offre peu de recours communautaires.  Des tensions importantes seront discutées : le désir des intervenants d’agir ‘autrement’ dans un cadre institutionnel; la reconnaissance des forces des personnes utilisatrices qui est amoindrie par un accent mis sur la gestion des risques; l’importance d’un réseau social pour les personnes utilisatrices qui ont souvent un seul contact social dans la journée – leur intervenant.

Cette présentation vise à mettre en discussion des enjeux autour des politiques en santé mentale, l’organisation des services qui en découle et les expériences professionnelles et expérientielles actuelles sur le terrain.

Une présentation de: 

Emmanuelle Khoury, Travailleuse sociale, PhD, Professeure adjointe, École de travail social, Université de Sherbrooke