Quand les lycéen·nes se mobilisent : jeunesses, colère et domination adulte

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Depuis la fin septembre, des milliers de jeunes en France se mobilisent pour déplorer leurs conditions de scolarité et exiger une éducation de qualité et un avenir meilleur. De quoi la colère des jeunes est-elle la manifestation? Que nous révèlent les mobilisations lycéennes des rapports entre jeunesse, autorité et contestation politique? Quelles conditions sociales font que leur parole est parfois audible et légitime, parfois disqualifiée? Comment les réponses institutionnelles à la contestation, notamment la répression policière, éclairent-elles les mécanismes de disqualification de la parole juvénile et les limites imposées à leur participation à la vie politique? 

Ce Séminaire du CREMIS reviendra sur les mobilisations lycéennes qui déstabilisent la France. La discussion sera l’occasion d’interroger les rapports de pouvoir qui déterminent la manière dont leur colère est reçue, interprétée, contenue ou réprimée. Elle invitera à interroger la manière dont les rapports d’âge, de race et de classe sociale façonnent les expériences de mobilisation, les réponses policières et la légitimité accordée à la parole politique des jeunes. 

Avec : 

Claire Bourdille est une autrice et militante féministe française, fondatrice du Collectif Enfantiste, un mouvement citoyen mobilisé autour de l’enfantisme, la défense des droits des enfants et des adolescent·es. 

Cécile Van de Velde est professeure de sociologie à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie. 

L’activité est organisée par Gabrielle Richard dans le cadre du champ « Âge, pouvoir et résistances » du CREMIS et des activités de l’équipe Vispa – Les nouveaux visages du paternalisme : savoirs, pratiques, épreuves.  

Inclusion ou lutte aux oppressions? Tensions dans les politiques publiques du vivre-ensemble  

 

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En août dernier, le CIUSSS du centre-sud-de-l’île-de-montréal (CCSMTL désormais Santé Québec – Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire) soulignait la semaine de la Fierté en tenant un événement sur les pratiques porteuses d’inclusion des personnes LGBTQ+ dans les services. Cet événement mettait en lumière diverses capsules, réalisées avec des membres du personnel du CCSMTL. Au cœur de ces entretiens, on soulignait notamment l’importance de l’ouverture d’esprit, de l’écoute, d’éviter de focaliser sur les différences et miser sur l’humain dans sa globalité. « De tout cœur avec vous », une autre initiative du CCSMTL se déployant dans ses établissements, s’inscrit dans le même esprit. Cette initiative vise à promouvoir des services « centrés sur l’humain » et des pratiques axées sur la « bienveillance ».

Si l’inclusion est une valeur promue dans les politiques du CCSMTL et une visée plus générale de ses pratiques, des questions demeurent quant à la portée de ce concept, et aux enjeux plus précis qui traversent les pratiques organisationnelles et professionnelles. Qu’est-ce que l’inclusion? En quoi se distingue-t-elle d’autres types de traitement politique des différences, comme l’équité ou la lutte aux oppressions (racisme, sexisme, LGBTQphobie, capacitisme, classisme)? Quelles conceptions du vivre-ensemble sont mobilisées derrière ce type de politiques, mais aussi au sein de luttes sociales actuelles et de la société civile?

Cet événement s’appuie sur une diversité de recherches à la fois menées au CCSMTL et ailleurs (milieu universitaire, communautaire et société civile). Toutes les personnes interpellées par les questions touchant à l’inclusion sont les bienvenues.

Objectifs

  • Identifier des repères conceptuels et empiriques permettant de mieux comprendre le champ de l’EDI
  • Identifier les différents enjeux qui traversent les politiques et les pratiques organisationnelles qui promeuvent une plus grande équité / inclusion dans les services
  • Cerner des leviers d’action pour le développement d’initiatives

Panélistes :

Gisèle Ntanda Mandiangu

Professeure au département des sciences infirmières de l’Université du Québec en Outaouais

Pascale Dufour

Professeure titulaire, Département de science politique, Université de Montréal

Lisandre Labrecque-Lebeau

Professeure associée au département des sciences infirmières de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheuse universitaire en milieu de pratique au CREMIS, CCSMTL

Cette activité est organisée par Lisandre Labrecque-Lebeau et Rachel Benoît

Sommes-nous « anti-vieux » ? Réflexions sur l’âgisme contemporain

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Pourquoi, alors que nous vivons de plus en plus longtemps, la vieillesse reste-t-elle si souvent associée au déclin, à la dépendance aux services et aux institutions ou au coût ? Comment l’agisme se manifeste-t-il dans les services sociaux et les prestations de soin? Comment peut-on faire entendre la voix des personnes vieillissantes et leur reconnaitre une pleine place dans la société et plus spécifiquement dans l’organisation et la prestation en santé et services sociaux?  

L’âgisme ne se réduit pas à des préjugés : il s’inscrit aussi dans nos institutions et nos politiques publiques. Anne-Marie Guillemard ouvrira la discussion à partir de son dernier livre, La gouvernance par l’âge : un mal français ? (Éditions de l’Aube, 2026), qui interroge les méfaits d’une organisation des droits et des parcours fondés sur l’âge. Isabelle Marchand prolongera la réflexion depuis le Québec, en s’intéressant notamment aux formes de participation citoyenne et de résistance à l’âgisme.   Ce séminaire sera par la suite suivi d’un échange avec les participant·es afin d’élargir les réflexions en lien avec l’âgisme et les pratiques d’intervention en santé et services sociaux.  

L’activité est coorganisée par Nicolas Sallée et Cécile Van de Velde dans le cadre du champ « Âge, pouvoir et résistances » du CREMIS et des activités de l’équipe Vispa – Les nouveaux visages du paternalisme : savoirs, pratiques, épreuves. 

Avec

Anne-Marie Guillemard  

Anne-Marie Guillemard est professeure émérite de sociologie à l’Université Paris-Cité et chercheuse au Centre d’étude des mouvements sociaux (CEMS). 

Isabelle Marchand 

Isabelle Marchand est professeure de travail social à l’Université du Québec en Outaouais, et chercheuse au Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale (CREGÉS). 

Interventions animales : le rôle des animaux dans les pratiques d’accompagnement 

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Quelles places prennent les animaux dans les pratiques d’intervention sociales et thérapeutiques? En quoi la prise en compte des animaux peut faire évoluer nos pratiques d’accompagnement?  

Depuis plusieurs années des pratiques d’accompagnement sociales ou thérapeutiques se développent en intégrant les liens que les bénéficiaires entretiennent avec certains animaux (chiens, chats, chevaux par exemple). Qu’il s’agisse de médiation animale, de zoothérapie, de prise en compte des chiens des personnes en situation d’itinérance dans le travail social ou des chiens d’assistance judiciaire, l’intervention de l’animal dans la prise en charge de la vulnérabilité vient requestionner les pratiques des professionnel·les de l’accompagnement. Elle invite également à voir les bénéficiaires sous un autre jour. Ce séminaire abordera ces réalités à partir de recherches originales, sur la médiation animale en prison et sur le rôle des chiens d’assistance judiciaire, pour dégager des pistes de compréhension de ce qui se joue dans cette nouvelle forme de mise au travail des animaux. 

Intervenant·es :  

Julie Rodrigues Leite, Maitresse de conférences à l’Université de Strasbourg, membre du Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCs) 

Jérome Michalon, Chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire Triangle (ENS Lyon), professeur invité au département de sociologie de l’UQAM en mai-juin 2026. 

Nathe François, Directrice de la recherche, Fondation Mira, Des chiens qui changent la vie

Ce séminaire est organisé et animé par Chloé Couvy et Nicolas Sallée 

Jeunes queers et trans face à la domination adulte : penser la queeritude et la transitude à l’épreuve de l’adultisme et du paternalisme 

Comment les jeunes queers et trans vivent le passage à l’âge adulte ? Comment leurs trajectoires sont-elles prises en charge, encadrées et interprétées par les adultes qui les entourent? Quelle place occupent l’agentivité et l’autodétermination des jeunes dans les prises de décision qui ponctuent leur parcours de vie, et comment les parents se positionnent-iels face à ces besoins et ces réalités qui ne sont pas les leurs? Quels rapports de pouvoir se jouent dans ces interactions autour de parcours qui dérogent aux normes de genre et de sexualité?  

Les expériences des mineur·es queers et trans se situent à l’intersection de la domination adulte, de l’hétérosexisme et du cissexisme. La domination adulte, ou l’adultisme, désigne le système d’oppression exercé par les adultes envers les jeunes, dans un contexte social où les adultes détiennent des privilèges et du pouvoir sur les jeunes sur les plans légal, social, politique, économique et symbolique. Cette asymétrie des rapports d’âge se déploie notamment sous la forme du paternalisme, défini comme une forme de pouvoir qui limite l’autonomie d’autrui au nom de son bien, de sa protection ou de son intérêt supposé. Cette logique est aujourd’hui au cœur de nombreux discours anti-genre, qui s’appuient sur la protection de l’enfance pour justifier des restrictions de l’autonomie des jeunes, en particulier queers et trans 

Ce séminaire, le quatrième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire est l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.  

Sous forme d’une discussion, ce séminaire propose de réfléchir et de rendre compte des interactions entre les mineurs LGBTQ+ et les adultes significatifs qui les entourent, plus particulièrement leurs parents. Le séminaire proposera des clés favorisant la compréhension d’événements de l’actualité récente, mais aussi de moments pivots du parcours de vie des jeunes queers et trans, par exemple la prise de conscience d’un moment de rupture face aux attentes cishétéronormatives, l’exploration de l’expression de genre, les premiers dévoilements, ainsi que la visibilité des premières mises en couple. 

Panélistes

Gabrielle Richard, Professeure régulière au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal 

Nicolas Sallée, Professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université de Montréal  

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

Être jeune LGBTQ+ au cégep et à l’université : un dialogue Suisse-Québec-France 

Comment les jeunes adultes LGBTQ+ vivent leur passage au cégep et à l’université ? Quelles sont les initiatives déployées en Suisse, au Québec et en France pour favoriser leur bien-être et leur inclusion? Y a-t-il des actions mises en œuvre pour prévenir les violences? Dans quelle mesure doit-on repenser les espaces et les parcours de formation ?  

Le cégep et l’université jouent un rôle crucial comme espaces de transition vers la vie adulte, bien qu’ils demeurent davantage accessibles à une partie plus privilégiée de la population. Pour plusieurs étudiant·es LGBTQ+, l’entrée dans ces milieux coïncide avec un éloignement du cadre familial et scolaire d’origine. Ces institutions peuvent ainsi devenir des environnements propices à l’exploration identitaire, en offrant la possibilité de se découvrir en dehors des normes et des pressions sociales précédentes, voire de s’émanciper. Toutefois, cette ouverture potentielle se heurte à la persistance de structures hétérocisnormatives qui traversent encore ces espaces. Malgré leur apparente neutralité, les établissements d’enseignement supérieur restent marqués par des normes implicites et explicites qui marginalisent les expériences des étudiant·es LGBTQ+. 

Ce séminaire, le troisième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.  

Sous forme d’un panel de discussion, ce séminaire propose de mettre en lumière des initiatives de recherche et de formation réalisées en Suisse, au Québec et en France portant sur les expériences des jeunes adultes LGBTQ+ au collégial et à l’université. Tour à tour, les panélistes situeront d’abord le contexte sociopolitique de chaque contexte national, puis présenteront quelques faits saillants tirés de leurs projets respectifs. Une attention particulière sera portée sur le poids des normes de genres et de sexualités sur les parcours de vie des jeunes LGBTQ+, les situations d’adversité vécues au cégep et à l’université, de même que les stratégies de résistances. Enfin, les échanges se tourneront vers les pistes d’action, tant sur le plan de l’intervention sociale que celui de la formation et de la défense des droits. 

Panélistes : 

Giorgia Magni 

Maitresse-assistante en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et membre de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE). 

Isabelle Collet 

Professeure associée en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et directrice de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE). 

Geneviève Pagé 

Professeure au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (Canada) et chercheure associée à la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur. 

Camille Margueritte 

Sociologue post-masterant et ancien assistant-ingénieur à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France) pour l’enquête « LGBTQI+phobies dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, vécus des étudiant.es et perception des politiques d’égalité dans les établissements ». 

Valentin Brouttier 

Chef de projet à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France). 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

L’intervention transaffirmative : fondements, approches et applications cliniques auprès des jeunes trans et non binaires et de leurs proches 

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Comment pouvons-nous accueillir et accompagner les jeunes trans, non binaires (TNB) ou en questionnement pour répondre à leurs besoins et reconnaitre leur agentivité? Quelles sont les approches à privilégier pour le développement de pratiques sensibles à leurs réalités et à celles de leurs proches?  

Ce séminaire, le deuxième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un ou plusieurs chapitres du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs académiques, pratiques et expérientiels.  

En cohérence avec les constats qui émanent des écrits scientifiques à l’échelle internationale, ce séminaire propose un survol des fondements théoriques et des principes cliniques qui guident les approches transaffirmatives. Ces dernières sont construites sur une vision plurielle des genres et non pathologisante, et misent en intervention sur l’autodétermination et l’expertise des personnes directement concernées.  

Dans un contexte de ressac sociopolitique face à la reconnaissance des droits des personnes TNB au Québec et ailleurs dans le monde, il s’avère nécessaire de bien s’outiller pour soutenir adéquatement les jeunes TNB ou en questionnement ainsi que leurs proches et créer des espaces inclusifs de la pluralité des genres. 

Personnes conférencières : 

Annie Pullen Sansfaçon, Ph.D. 

Professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la recherche partenariale et l’empowerment des jeunes vulnérabilisés (ReParE) 

Lou-Ann Morin, Ph.D. 

Psychologue clinicienne et professeure substitut au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS. 

« Mais où sont les personnes transféminines dans les classes de jeunes adultes rencontrés par le GRIS-Montréal? » Réflexions sur les potentiels et les limites d’une recherche ancrée dans l’intervention sociale 

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Pourquoi reste-t-il difficile de rejoindre certaines populations pour mieux comprendre leurs réalités? Comment pouvons-nous repenser certaines catégorisations afin d’éviter des biais et des angles morts?  

Ce séminaire, le premier d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs académiques, pratiques et expérientiels.  

Ce séminaire propose une réflexion sur les potentiels et limites de la recherche communautaire ancrée dans l’intervention sociale, à partir du modèle développé par le GRIS-Montréal au cours des trois dernières décennies. Le chapitre préparé par le GRIS pour le livre Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+ explorait les questions soulevées par une asymétrie entre le nombre de personnes transféminines et le nombre de personnes transmasculines constatée chez les jeunes adultes rencontrés par l’organisme lors de ses ateliers de démystification des identités de genre, offerts principalement dans des cégeps et des universités. Dit autrement, où sont les personnes transféminines dans les classes de jeunes adultes rencontrées par le GRIS? 

Ce séminaire permettra de partager des réflexions sur ce que reflète, implique et signifie la sous-représentation de certains groupes dans les projets de recherche communautaire. Si un des atouts de ce type de recherche est d’être directement ancré dans les besoins de différentes communautés, pourquoi reste-t-il difficile de rejoindre certaines populations pour mieux comprendre leurs réalités? Comment pouvons-nous repenser certaines catégorisations afin d’éviter des biais et des angles morts? En plus de présenter des réflexions issues de nouvelles recherches du GRIS, l’activité sera aussi une occasion pour les personnes participantes de partager des expériences vécues dans leurs propres milieux. 

Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie et Lisandre Labrecque-Lebeau, co-responsables du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.  

Présenté par

Kévin Lavoie

Professeur agrégé, École de travail social et de criminologie, Université Laval. Co-porteur du champ Diversité sexuelle et pluralité des genres

L’équipe du GRIS-Montréal (panélistes à venir)

Les formations portant sur les changements climatiques dans le réseau de la santé et des services sociaux : enjeux et perspectives 

En ligne dans le cadre de la semaine de la Mission Universitaire

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Les changements climatiques imposent aux intervenant·es du réseau de la santé et des services sociaux de repenser leurs interventions et leurs façons de faire. Afin d’accompagner ces changements et d’inspirer de nouvelles pratiques, des formations ont été récemment mises sur pied, tandis que d’autres sont en cours de développement. 

L’objectif de ce séminaire est de réfléchir à ces formations en croisant les regards issus de différents secteurs d’activité (dentisterie, sciences infirmières, travail social, santé publique et médecine).  

Nous amorcerons les échanges avec les interventions de nos invité·es, qui organisent de telles formations dans leurs secteurs d’activité respectifs, à partir des questions suivantes :  

– À quels besoins la formation mise en place devait-elle répondre initialement ?  

– Quels ont été les obstacles rencontrés dans son implantation et son déploiement ? 

– Quels sont ses points saillants, sur le plan des modalités pédagogiques et du contenu ? 

– Quelle a été la réception (du milieu, des apprenant·es) ? 

– Quelles suites/perspectives de développement futur sont envisagées ?

Avec :

 Christophe Bedos, Professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire de l’Université McGill et co-directeur du Réseau de recherche en santé buccodentaire et osseuse du Québec 

Thierno Diallo, Professeur agrégé à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval 

Sue-Ann MacDonald, Professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université de Montréal  

Mélanie Perroux, Conseillère scientifique et chargée de projet dans l’équipe TEIAC- Formation et mobilisation, Unité Territoire, évaluation des impacts et adaptation au climat de la Direction de la santé environnementale, au travail et de la toxicologie de l’Institut national de santé publique du Québec 

Claudel Pétrin-Desrosiers, Médecin de famille au GMF-U du CLSC Hochelaga-Maisonneuve et Responsable de Santé planétaire pour le Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université de Montréal 

Cette activité est organisée par Estelle Carde et Nadia Giguère, co-responsables du champ santé et inégalités sociales du CREMIS

Objectifs d’apprentissage :  

  • Illustrer diverses initiatives de formations sur les changements climatiques, leurs principales forces et les obstacles rencontrés ; 
  • Exprimer les barrières et facilitants à la consolidation des apprentissages des participant·es aux formations ; 
  • Définir collectivement des perspectives de développement porteuses pour soutenir les interventions dans le réseau de la santé et des services sociaux. 

Ce séminaire du CREMIS peut être reconnu comme formation continue pour les employé·es du CCSMTL

Le paternalisme ou la bienveillance répressive : psychiatrie, expertise et rapports de genre

Activité en présentiel, sans inscription

Ce séminaire vise à poursuivre le projet de construction d’une réflexion critique sur le paternalisme, défini comme une forme de pouvoir qui limite l’autonomie d’autrui pour son propre bien ou son propre intérêt. Nous accueillerons pour cela Cristina Ferreira, qui nous plongera dans l’histoire de l’expertise psychiatrique sur les « filles-mères », à partir d’une enquête menée sur des dossiers judiciaires lausannois (Suisse) dans les années qui ont suivi la Seconde guerre mondiale. Ces dossiers concernent tant des mères célibataires coupables de délits pénaux ou évaluées pour un possible placement sous tutelle, que des femmes dont les risques de de grossesse étaient jugés à ce point intolérables qu’elles pouvaient, selon les dispositions légales de l’époque, être l’objet de stérilisations. Sous la plume des médecins, les biographies de ces femmes sont livrées de manière partielle et déformée, et leurs déviances supposées sont saisies par des diagnostics et des appréciations morales que l’on saisira dans leur contexte historique de production.

La conférence sera suivie d’une discussion, durant laquelle Emmanuelle Bernheim et Nicolas Sallée proposeront, en contrepoint, deux courtes présentations sur les enjeux contemporains du paternalisme dans le champ psychiatrique et sur les liens entre paternalisme, âge et genre.

Présenté par : 

Cristina Ferreira

Sociologue et professeure à la Haute École de Santé Vaud (HESV)

Emmanuelle Bernheim

Professeure à la section de droit civil de l’Université d’Ottawa, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale et accès à la justice, et chercheuse collaboratrice au CREMIS.

Nicolas Sallée

Professeur au département de sociologie de l’Université de Montréal et directeur scientifique du CREMIS.

L’événement est co-organisé par les champs « Âges de la vie » et « Droit(s) et justice » du CREMIS.

Pour toute question, svp écrire au cremis.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca