À partir de l’expérience et du point de vue d’un groupe de personnes vivant au Québec de prestations d’aide sociale, ce film documentaire, réalisé par le Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec (GRFPQ), illustre comment différentes «barrières» socio-économiques entrainent et surtout maintiennent dans la pauvreté. Le film est d’abord conçu comme outil de sensibilisation en s’attaquant aux préjugés que subissent les personnes vivant dans la pauvreté et en particulier les personnes assistées sociales. Il est aussi utilisable dans une démarche de conscientisation avec des personnes qui subissent la pauvreté et/ou l’exclusion sociale. Deux guides d’animation ont également été conçus pour accompagner ce film et seront disponibles sur place.
La projection sera suivie d’une période de questions et d’échanges avec des participant-es au projet ainsi que Sylvia Bissonnette, coordonnatrice du Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec, membre du CREMIS.
Jeudi le 22 janvier 2015 , de 12h à 13h30, au CREMIS, CAU-CSSS Jeanne-Mance, 1250 rue Sanguinet, Montréal, salles 451-461 (métro Berri-UQÀM). Aucune réservation n’est nécessaire. Apportez votre lunch.
Projection du film documentaire Prochaines sorties: barrées 20150122
Marie-Pascale Pomey nous entretiendra des différentes modalités d’engagement des patients telles que définies par les cadres théoriques. Elle expliquera le modèle de partenariat de soins et de services tel que développé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Puis, elle présentera différentes expériences qui ont été menées dans différents contextes au Canada et au Québec sur l’engagement des patients en mettant en évidence les facteurs qui permettent de favoriser ou non cette participation. Finalement, elle présentera les travaux de recherche sur lesquels elle est actuellement impliquée et qui évaluent l’impact de l’engagement des patients sur la qualité et la sécurité des soins.
Cette conférence est une présentation de Marie-Pascale Pomey, médecin spécialiste en santé publique et professeure agrégée au Département d’administration de la santé à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.
Jeudi 15 janvier 2015 , de 12h à 13h30, au CREMIS, CAU-CSSS Jeanne-Mance, 1250 rue Sanguinet, Montréal, salles 451-461 (métro Berri-UQÀM). Aucune réservation n’est nécessaire. Apportez votre lunch.
Le gouvernement du Québec propose, à moyen terme, de former et d’employer 2000 infirmières praticiennes spécialisées de première ligne (IPSPL). Les IPSPL sont des infirmières titulaires d’un diplôme universitaire spécialisé de 2e cycle et qui ont un droit de pratique étendu.
Nous avons récemment complété un projet de recherche qui visait à offrir des recommandations pratiques pour faciliter l’intégration des IPSPL dans les équipes de première ligne. Ce projet repose sur une revue systématique de la littérature internationale et sur une étude de cas multiples dans 6 régions du Québec. Les recommandations sont structurées en cinq thèmes, soit la préparation de l’accueil, la définition du rôle, le modèle de suivi du patient, la collaboration et le soutien.
La présentation proposera une synthèse des résultats obtenus dans ce projet de recherche ainsi qu’une discussion plus large sur le rôle que les IPSPL peuvent avoir dans la transformation des modèles d’offre de soins primaires au Québec
Cette conférence sera présentée par Damien Contandriopoulos, professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et membre du CREMIS.
Jeudi le 11 novembre 2014, de 12h à 13h30, au CREMIS, CAU-CSSS Jeanne-Mance, 1250 rue Sanguinet, Montréal, salle 451-461 (métro Berri-UQÀM). Aucune réservation n’est nécessaire. Apportez votre lunch.
Transformation des modèles d’offre de soins primaires Rôle et place des infirmières praticiennes en première ligne 20141211
De grandes enquêtes sur le climat scolaire documentent depuis les années 2000 la portée des violences homophobes ainsi que leurs impacts négatifs sur les élèves qui en sont victimes. La diffusion des résultats de ces enquêtes a fait accroître les appels à la vigilance des écoles quant à l’homophobie pouvant prendre forme en leur enceinte. Plusieurs de ces responsabilités ont échoué par défaut aux enseignants, notamment en raison de leur proximité avec leurs élèves. Les enseignants rapportent néanmoins, de manière consistante, manquer de formation, d’habiletés et d’aise pour intervenir contre l’homophobie ou parler de diversité sexuelle en classe.
Les résultats présentés à l’occasion de cette conférence-midi sont tirés d’une thèse de doctorat menée auprès de plus de 250 enseignants et enseignantes du secondaire. Bien que la plupart estiment agir de façon à favoriser l’inclusion scolaire des jeunes non-hétérosexuel(le)s, les enseignants peuvent néanmoins adopter malgré eux des pratiques contribuant à alimenter les mêmes phénomènes d’infériorisation que ceux qu’ils cherchent à combattre. Nos résultats suggèrent qu’il existe de fortes prescriptions normatives relatives au genre et à l’orientation sexuelle à l’école, et que les enseignants s’inscrivent malgré eux dans cet environnement hétéronormatif, que ce soit en contribuant à la reconduction de ces normes ou en les contestant.
Cette conférence sera présentée par Gabrielle Richard, doctorante en sciences humaines appliquées à l’Université de Montréal.
Genre et orientation sexuelle à l’école secondaire 20141008
Le cocktail explosif de la bulle immobilière en 2008, la crise financière et le chômage massif ont plongé l’Espagne dans une profonde crise: des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans l’incapacité de payer leur crédit hypothécaire dans un pays où le taux de chômage touche plus d’une personne active sur quatre. Plus de 362 000 foyers espagnols ont été victimes de saisies immobilières au moment où, paradoxalement, 3,4 millions de logements restent vides. Le risque d’être expulsé devient un symptôme du processus d’appauvrissement des familles, avec des impacts évidents sur la santé physique et mentale et sur le bien-être: insécurité alimentaire, dépressions, crises d’angoisse, abus d’alcool, voire suicides. La Plateforme des victimes de crédits hypothécaires (Plataforma de Afectados por la Hipoteca – PAH) est devenue un mouvement social en 2009, avec plus de 190 plateformes réparties à travers l’Espagne. Cette organisation civile a réussi à empêcher 1135 expulsions et à reloger 1180 personnes dans des logements qui sont propriétés de la banque.
Cette recherche s’inscrit dans les travaux de l’équipe PRAXCIT du CREMIS et analyse des pratiques de participation à partir d’une observation des assemblées de deux plateformes de la périphérie de Barcelone et la réalisation de 15 récits de vie. Cette conférence permettra de partager des résultats préliminaires sur les effets négatifs que le risque d’expulsion du logement dans la crise actuelle en Espagne génère sur la santé, l’alimentation et le bien-être des personnes. Elle présentera également les impacts positifs découlant de la participation au mouvement social de la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires. Enfin, elle offrira une opportunité aux participants de réfléchir aux pratiques d’organisation communautaire, aux notions de co-construction des savoirs, d’advocacy et d’empowerment.
Cette présentation sera réalisée par Marta Llobet Estany, Professeure en travail social à l’Université de Barcelone, membre de l’équipe PRAXCIT et du CREMIS.
Trajectoires paradoxales d’appauvrissement et d’empowerment: L’expérience d’un mouvement social en Catalogne 20140604
Au Québec, ce sont les organismes communautaires qui, à partir du milieu des années 80, ont mis en place des interventions en sécurité alimentaire, bousculant au passage les approches de la faim et du dépannage alimentaire, héritées d’une longue tradition caritative. L’insécurité alimentaire a été définie comme l’impossibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive qui permette de satisfaire les besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Au fil du temps, ce concept a intégré de nouvelles dimensions liées au développement social, à la souveraineté alimentaire individuelle et à la capacité d’agir pour assurer un développement durable du système agroalimentaire.
Dans la présente recherche, les interventions en insécurité alimentaire ont été classées comme traditionnelles, lorsqu’elles reposaient sur l’aide alimentaire comme les banques alimentaires, ou alternatives, lorsqu’elles visaient l’intégration sociale et l’acquisition de capacités des participants, comme les cuisines collectives et les jardins communautaires. La recherche effectuée entre 2011 et 2013 avait comme objectif d’évaluer les effets des interventions réalisées par les organismes communautaires de la région métropolitaine de Montréal sur la sécurité alimentaire et la santé de leurs usagers et de fournir des données probantes sur les effets des stratégies différentes de lutte à l’insécurité alimentaire.
Cette conférence sera présentée par Federico Roncarolo, stagiaire post-doctoral à l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal.
Sécurité alimentaire: Effets des interventions communautaires sur l’insécurité alimentaire et la santé des participants 20140515
Les représentations stéréotypées des professionnels dentaires à l’égard des personnes prestataires de l’aide sociale (PAS) sont parfois à l’origine de pratiques discriminatoires. Celles-ci peuvent amplifier les barrières d’accès aux soins des personnes appartenant à ce groupe social. En réponse à ce problème, une formation continue en cabinet dentaire a été développée, à partir des travaux d’un partenariat entre les ordres professionnels dentaires, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, les universités McGill et de Montréal. Axée sur le dialogue, la réflexion critique et le coaching, la formation intègre des outils de transfert des connaissances (court-métrage, témoignages-vidéos) portés par la parole de PAS. Son implantation auprès de l’équipe dentaire d’un cabinet privé Montréalais (16 personnes) a fait l’objet d’une étude de cas qualitative. S’appuyant sur la théorie d’apprentissage ‘transformationnel’ en éducation aux adultes, l’étude souligne l’importance de la dimension affective dans l’apprentissage. Nous en présenterons les aspects saillants ainsi que la perception des participants quant aux effets de la formation et à leurs contraintes d’action.
Conférence par Martine Lévesque, candidate au doctorat en santé publique de l’Université de Montréal, boursière du CREMIS.
Conscientisation des professionnels dentaires à l’égard de la pauvreté et de l’aide sociale : défis et effets d’une formation continue en cabinet privé 20140501
L’Ethno-théâtre Thérapie est un processus par lequel un groupe marginalisé prend la parole, par le biais du théâtre, pour exprimer son vécu réel et perçu devant sa communauté dans le but de créer un dialogue entre les deux partis. À ce jour, ce type de recherche-action-intervention s’est fait dans plusieurs milieux dans le monde en créant des ponts de communication tant dans les milieux hospitaliers, que carcéraux, ou communautaires.
En 2011-2012, Maud Gendron-Lan gevin a dirigé un projet d’Ethno-théâtre Thérapie dans une école secondaire dans le cadre de son projet de recherche de fin de maîtrise en dramathérapie, à Concordia. La prise de parole des jeunes s’est articulée autour de leur expérience en tant qu’élèves en difficulté d’apprentissage et d’adaptation. La pièce a été écrite et jouée par les participants, ce qui a fait d’eux ses co-chercheurs. Leur voix authentique, leur vision et leurs perceptions ont été livrées à travers leur création, qui sans être parfaite, représentait avec sincérité et simplicité leur vécu.
La présentation portera sur le processus de création et d’intervention, des définitions seront données concernant les méthodes utilisées, les impacts et résultats du projet seront aussi partagés. Une discussion suivra où il sera possible d’échanger davantage sur le potentiel de ce type d’intervention et sur la transférabilité de la méthode à d’autres clientèles et d’autres contextes.
Cette conférence sera présentée par Maud Gendron-Langevin, professeure en enseignement de l’art dramatique à l’UQAM, membre et chercheure de l’équipe PRAXCIT du CREMIS et membre professeure du pôle de recherche et d’expertise Arts, créativité et santé de l’Institut Santé et Société.
La puissance évocatrice du théâtre auprès d’adolescents en difficulté 20140327
Comme praticien et praticienne en travail social, il est intéressant d’avoir recours à des outils variés pour être en mesure de répondre aux besoins de clientèles multiples, dans des contextes diversifiés. De la même façon, il s’agit aussi d’enrichir sa propre pratique professionnelle. Le recours à des outils artistiques en intervention est une belle façon de vivre une expérience d’intervention renouvelée. Le récit numérique, qui constitue une courte vidéo narrative, est l’outil que j’ai choisi d’investiguer dans le cadre de ma recherche de maîtrise en service social qui s’est terminée en décembre 2012. Cette conférence permettra de rendre compte des résultats de cette recherche.
Conférence par Rachel Lemelin, travailleuse sociale Organisatrice communautaire au CSSS Jeanne-Mance
Faire intervenir l’art et la créativité : l’exemple du récit numérique comme outil d’intervention 20140312
En France, la mise en place du Revenu de solidarité active (RSA) et ses nouvelles exigences en matière de participation des bénéficiaires et d’évaluation de celle-ci soulèvent de nombreux enjeux en lien avec l’application de cette politique sociale. Le conseil général de la Loire a fait le choix de se lancer d’emblée dans la mise en œuvre de son application et a initié, avec une association qui accompagne les bénéficiaires, des groupes de travail puis une recherche-action. Celle-ci va soulever un problème important: le dispositif de RSA peut-il vraiment se constituer en espace de participation ? C’est ainsi que nous avons ensemble mené l’enquête, afin de trouver des voies à la fois de collaboration puis d’entente et d’action sur ce que pourrait être « prendre part » dans un dispositif focalisé sur un individu sujet de droits et de devoirs à « activer » .
Cette conférence sera présentée par Claire Autant-Dorier, sociologue et anthropologue au département de sociologie de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne en France.
Trouver des voies pour faire entendre des voix : Recherche-action sur la participation des bénéficiaires du revenu de solidarité active en France 20140228
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