Le contexte social actuel est peu favorable à l’épanouissement des jeunes et contribue à leur marginalisation, les rendant ainsi plus vulnérables à des situations de grande précarité, comme l’itinérance. Entre liens sociaux appauvris, craintes à l’égard de ce que le futur leur réserve et manque de moyens pour changer les choses, les jeunes évoluent effectivement dans un monde en crises, cultivant leur exclusion. Pendant ce temps, les politiques sociales actuelles tendent à aborder le phénomène de l’itinérance jeunesse de manière curative plutôt que préventive.
Comment en sommes-nous arrivé·es à cette situation critique ? Quels sont les leviers dont disposent les intervenant·es pour panser les ruptures qui fragilisent les parcours des jeunes et ce, dans des contextes de travail limitant la flexibilité dans l’intervention ? Comment soutenir l’empowerment des jeunes afin qu’ils et elles puissent exercer leur pleine citoyenneté et voir émerger une société à leur image ?
Ce diner d’apprentissage sera l’occasion de mettre en dialogue des constats issus de la recherche, de savoirs professionnels et expérientiels afin de renforcer la capacité d’action de praticien·nes, gestionnaires et décideur·euses devant le phénomène de l’itinérance jeunesse. Il invite chacun·e à emboîter le pas à un virage préventif devant ce phénomène.
Objectifs d’apprentissage
Identifier des leviers à la prévention de l’itinérance chez les jeunes à l’échelle sociale, organisationnelle et individuelle
Situer sa pratique dans un contexte de multiples crises participant à la marginalisation des jeunes dans notre société
Identifier des pratiques inclusives et favorisant le déploiement du pouvoir d’agir des jeunes
Panélistes
Sue-Ann MacDonald, Professeure à l’École de travail social de l’UdeM et membre du CREMIS
Judith Sigouin, Agente pivot en itinérance au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et candidate au doctorat en travail social à l’UdeM
Mélodie Cordeau, chargée de projet, mobilisation et représentation jeunesse à Jeunes+
Dans les dernières années, on assiste à une reconnaissance plus formelle des savoirs expérientiels dans plusieurs milieux, dont le RSSS et le milieu communautaire. Cette reconnaissance peut prendre la forme de différentes actions comme le recrutement de pair·es-aidant·es au sein d’équipe d’intervention, l’intégration de patient·es-partenaires et la mise sur pied de comités d’expert·es de vécu pour alimenter différents projets.
Comment l’intégration des savoirs expérientiels dans les milieux d’intervention a-t-elle évolué au fil des dernières décennies? Quelles sont les initiatives pouvant inspirer les équipes et organisations en lien avec cette intégration ? Quelles sont les conditions à mettre en œuvre pour assurer une reconnaissance pleine et réelle des personnes?
Objectifs d’apprentissage
Comprendre l’évolution historique de l’intégration des savoirs expérientiels au fil des dernières décennies
Reconnaître les potentialités et les défis que posent l’intégration de ces savoirs dans les milieux de pratique (institutionnels et communautaires)
Identifier des pratiques favorisant la reconnaissance des savoirs expérientiels et des leviers pour déployer la capacité d’action des personnes qui les détiennent dans différents milieux
Panélistes
Baptiste Godrie, Professeur à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke et membre au CREMIS
Josianne Daigle, Directrice générale, Centre intervention jeunesse, Coin de rue des Maskoutains
Mélodie Talbot, experte de vécu et organisatrice communautaire à l’Association Québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD)
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La cohabitation sociale entre personnes logées et personnes en situation d’itinérance a souvent fait les manchettes dans les dernières années. Que sait-on sur les initiatives fructueuses de cohabitation menées au Québec et ailleurs? A-t-on des exemples concrets de projets porteurs qui favorisent une plus grande reconnaissance des droits des personnes en situation d’itinérance et valorisent leur citoyenneté?
Identifier des repères conceptuels et empiriques issus de la recherche afin de mieux comprendre et répondre aux besoins en matière de cohabitation impliquant des personnes en situation d’itinérance
Identifier des pratiques pour réfléchir la cohabitation de manière globale, en prenant en compte les besoins des personnes en situation d’itinérance, des intervenant-es et des autres personnes fréquentant les lieux
Information complémentaire
Fiche comprendre ce qui dérange, pour vous pister lors d’intervention auprès d’une personne en situation ou à risque d’itinérance dont les attitudes et les gestes contrastent avec les normes et conventions sociales.
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Les approches sensibles aux traumas gagnent en popularité chez plusieurs équipes cliniques travaillant auprès de personnes en situation d’itinérance. Les praticien-nes et intervenant-es qui les mobilisent y voient un levier puissant pour soutenir et accompagner ces personnes. En même temps, il est difficile d’évaluer la prévalence du phénomène des traumatismes chez les personnes en situation d’itinérance, qu’on soupçonne pourtant comme plus susceptibles d’en porter le bagage.
Que sont les approches sensibles aux traumas et que permettent-elles dans l’intervention auprès de personnes en situation d’itinérance ? Quelles sont les limites de la lunette du traumatisme pour soutenir et accompagner les personnes en situation d’itinérance ?
Ce diner d’apprentissage vise à nourrir la réflexivité et outiller les intervenant-es œuvrant auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Dans un premier temps, la discussion portera sur des pratiques d’intervention consciencieuses de vécus traumatiques auxquels les personnes en situation d’itinérance sont plus susceptibles d’être exposées. Il s’agira donc d’illustrer le potentiel mobilisateur des approches informées par les traumas et d’en tirer profit afin de favoriser le recours aux soins et services de personnes en situation de grande précarité. Dans un second temps, ce dîner d’apprentissage fera un pas de côté pour penser les limites de telles approches pour la compréhension des trajectoires, de la capacité d’agir, des aspirations et des revendications de personnes qui sont plus que la somme d’expériences traumatiques. Ce pas de côté permettra aux intervenant-es et clinicien-nes d’inscrire leur pratique dans un contexte social plus large.
Objectifs d’apprentissage préliminaires :
Identifier des pratiques sensibles aux traumas à privilégier auprès de personnes en situation d’itinérance
Identifier des initiatives organisationnelles intégrant une approche sensible aux traumas
Situer sa pratique dans un contexte d’essor des approches informées par les traumas et des potentielles réductions identitaires
Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e, faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant le code FOR sur Logibec.
Information complémentaire :
Fiche du Guide des bonnes pratiques en itinérance abordant les expériences traumatiques et leurs répercussions dans l’expérience des personnes en situation d’itinérance et dans le cadre d’intervention auprès d’elles.
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Les lésions cérébrales acquises (LCA) et particulièrement le traumatisme crânio-cérébral (TCC) touchent de façon disproportionnée les personnes en situation ou à risque d’itinérance. Ce diner interpellera tous les professionnel-les et intervenant-es travaillant en réadaptation et/ou auprès de personnes en situation d’itinérance, et ce, peu importe le niveau de connaissance liée à l’un ou l’autre de ces univers. L’objectif est de permettre un rapprochement entre les acteur-rices à majeur itinérance et ceux œuvrant en réadaptation, afin de mieux prévenir l’itinérance de personnes vivant avec une LCA, d’une part, et de favoriser l’adaptation des services en itinérance en prenant en compte les réalités des personnes vivant avec une LCA, d’autre part.
Ce diner propose de présenter les résultats d’une synthèse des connaissances disponibles sur les parcours et besoins de cette population, en croisant les savoirs de la recherche et des milieux de pratique. Ce sera également l’occasion de partager des pratiques prometteuses pour prévenir l’itinérance chez les personnes touchées par la LCA, ainsi que sur les pratiques favorisant l’accès aux services, l’insertion sociale et la stabilisation résidentielle des personnes en situation d’itinérance qui vivent avec une LCA.
Objectifs d’apprentissage préliminaires :
Percevoir les relations complexes entre la survenue d’une lésion cérébrale acquise et l’itinérance, y compris en lien avec des besoins liés à la santé mentale et aux dépendances ;
Identifier des pratiques prometteuses de prévention et de réduction de l’itinérance chez les personnes ayant une LCA, ainsi que des pratiques favorisant l’accès aux services ;
Reconnaître des applications possibles des pratiques prometteuses identifiées au sein de l’écosystème québécois de soins et de services.
Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e, faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant le code FOR sur Logibec.
Panelistes
Laurence Roy, professeure à l’école de réadaptation de l’UdeM et chercheure au CREMIS
Carolina Bottari, professeure à l’école de réadaptation de l’UdeM et chercheure à l’IURDPM
William Jubinville, ergothérapeute au CCSMTL et doctorant
Geneviève Thibault, Ph.D., neuropsychologue, Conseillère TGC, Service québécois d’expertise en troubles graves du comportement (SQETGC)
Événement organisé par le CREMIS, avec la collaboration de l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD) et de l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal (IURDPM) et dans le cadre de Semaine de la mission universitaire 2024 du CCSMTL. Consultez la programmation !
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L’image qui nous vient en tête lorsqu’on pense au phénomène de l’itinérance est souvent celle du « hobo », soit celle d’un homme blanc avec une longue barbe qui est assis sur un banc de parc. Dans leur travail, les praticien-nes du Réseau de la santé et des services sociaux ainsi que du milieu communautaire rencontrent cependant différentes personnes ne correspondant pas à ce profil.
En quoi les expériences de l’itinérance chez les femmes se distinguent-elles de celles vécues par les hommes ? Qu’ont-elles en commun ? Qu’en est-il des expériences vécues par les personnes trans et non-binaires ? Quels sont les défis plus spécifiques que ces différentes populations rencontrent lorsqu’elles sont en contact avec le personnel de la santé et des services sociaux ?
Ce diner d’apprentissage s’attardera plus spécifiquement au phénomène de l’itinérance au prisme du genre. Il s’agira d’établir un dialogue notamment entre différentes recherches ayant porté sur l’itinérance chez les hommes, les femmes et les jeunes trans et non-binaires.
Objectifs préliminaires :
Identifier des barrières et des leviers d’accès aux services et ressources en fonction du genre
Identifier des pratiques d’intervention inclusives auprès des personnes en situation d’itinérance en tenant compte de leur genre
Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e, faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant le code FOR sur Logibec.
Informations complémentaires :
Articles de la Revue et autres productions du CREMIS:
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Précision Le nombre total d’employés mentionné dans la vidéo est l’ensemble du personnel travaillant pour le Soutien à l’autonomie des personnes agées (SAPA), les Soins à domicile (SAD) et pour les Ressources intermédiaires du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
Les professionnel-les du milieu communautaire et du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) remarquent une forte augmentation des personnes aînées en situation d’itinérance dans leurs organismes et services. En outre, ces professionnel-les notent qu’il s’agit, pour la plupart de ces personnes, d’un premier épisode d’itinérance.
Comment les personnes aînées peuvent-elles être menées à vivre une situation d’instabilité résidentielle ou d’itinérance ? Quels sont les leviers à saisir dans la pratique pour soutenir les personnes aînées en situation d’instabilité résidentielle ou d’itinérance ? Comment peut-on repérer en amont une éviction dans le cadre de la pratique ?
Ce diner d’apprentissage s’appuiera sur des constats de recherches portant sur l’expérience d’aîné-es ayant vécu de la précarité résidentielle. Il s’attardera également sur les signes d’instabilité repérables lors d’intervention et de soins à domicile. Puis, il se penchera sur les manières dont est interpellé le milieu communautaire pour accompagner ces aîné-es lorsqu’ils et elles se retrouvent en situation d’itinérance ou en situation éminente d’éviction et de vie à la rue. Ce diner sera finalement l’occasion de proposer une lecture critique de l’outil d’exploration de l’instabilité résidentielle développé par le CREMIS, afin d’en tirer des pistes pratiques pour l’intervention.
Objectifs d’apprentissage préliminaires
Situer sa pratique dans un contexte de vulnérabilité collective des aîné-es sur le plan résidentiel
Identifier des pratiques d’intervention ou d’adaptation des services permettant de repérer en amont une situation d’instabilité résidentielle dans le cadre d’intervention ou de soins à domicile
Identifier des questions clés à poser aux personnes aînées afin d’explorer leur situation résidentielle et de repérer en amont des signes d’instabilité
Si vous êtes un-e employé-e du CCSMTL, vous pourriez, avec l’approbation préalable de votre supérieur-e, faire reconnaître votre participation aux diners d’apprentissage comme de la formation continue en entrant le code FOR sur Logibec.
Description: Ce diner d’apprentissage sera l’occasion de partager des constats de recherche et des constats tirés de la pratique en ce qui a trait à l’évolution récente du phénomène de l’itinérance au Québec et plus spécifiquement de la judiciarisation des personnes concernées. Cet événement vise à offrir des repères pour alimenter la pratique quotidienne des intervenant.e.s appelé.e.s à travailler auprès des personnes en situation d’itinérance. Il s’agira également de resituer la pratique des différents intervenant.e.s impliqué.e.s dans le contexte de ce que l’on nomme le tournant thérapeutique de la justice.
Objectifs d’apprentissage
Identifier des pratiques à privilégier au plan de l’intervention auprès des personnes en situation d’itinérance pouvant avoir des démêlés avec la justice
Identifier les principales initatives mises en place depuis quelques années au Québec visant à favoriser le relais vers des services de soutien publics ou communautaires plutôt que la sanction pénale
Situer sa pratique dans le contexte du tournant thérapeutique de la justice
Réfléchir collectivement sur le sens de cette évolution et les pratiques individuelles, organisationnelles et sociétales à mettre en place
*Ce diner d’apprentissage peut être reconnu à titre de formation pour les employé.es du CIUSSS Centre-Sud en entrant le code « FORMA » dans la feuille de temps (avec l’aval de leur gestionnaire)*
Cet événement vise à cerner les conditions favorisant le déploiement d’un continuum de services en réponse aux besoins des personnes présentant un trouble concomitant en situation ou à risque d’itinérance. En effet, plusieurs collaborations intersectorielles se développent actuellement au Québec pour favoriser un meilleur arrimage entre les différentes lignes de services et ainsi favoriser une offre de soins et de services agile et adaptée aux besoins des personnes.
Toutefois, beaucoup demeure à faire pour que se généralisent ces manières de travailler. Cette séance permettra aux participant.e.s de se familiariser avec les leçons tirées d’expériences réelles, et de mieux comprendre les retombées et les limites de ces dernières sur les personnes présentant un trouble concomitant (troubles de santé mentale, d’utilisation des substances ou des traumatismes crânio-cérébraux).
Objectifs d’apprentissage :
Connaitre la prévalence des différentes concomitances et leurs répercussions pour les personnes en situation ou à risque d’itinérance
Discerner les logiques fondant les perceptions de ce qui constitue des « cas complexes»
Reconnaitre les conditions favorables (pratiques individuelles et organisationnelles) à la collaboration intersectorielle pour mieux répondre aux besoins des personnes présentant un trouble concomitant
Ce diner d’apprentissage vise à réfléchir aux mécanismes sociaux qui participent au recours et au non-recours des services chez les hommes en situation d’itinérance. À partir des données issues d’une étude qualitative réalisée dans différentes régions du Québec, ce diner souhaite illustrer comment les processus d’exclusion et d’auto-exclusion des services façonnent les trajectoires de vie des hommes en situation d’itinérance.
Cette rencontre vise à discuter de pistes d’action permettant de mieux tenir compte de la pluralité des parcours de vie des hommes en situation d’itinérance afin, ultimement, de favoriser leur intégration dans les services.
Objectifs d’apprentissage :
1. Considérer les mécanismes sociaux d’exclusion et d’auto-exclusion des services chez les hommes en situation d’itinérance
2. Identifier les pistes d’action proposées pour intervenir auprès des hommes en situation d’itinérance
3. Réfléchir aux pratiques et stratégies à adopter pour favoriser l’intégration des hommes au sein des services
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