Faire « avec » et non « sur ». Quelles plus-values pour la recherche et l’action sur les inégalités sociales ?
Faire participer les publics concernés au déroulement de la recherche serait porteur de reconnaissance pour les personnes impliquées. Il s’agirait aussi d’une posture plus éthique. Mais qu’en est-il, au final, de l’action sur les inégalités sociales? Qu’apporte de spécifique la dimension participative d’une recherche en matière d’avancement des connaissances sur les inégalités sociales ? Quelles sont, pour les chercheurs, mais également pour les publics concernés et les utilisateurs potentiels des connaissances (politiques, gestionnaires, intervenants) les approches de recherche les plus crédibles ?
S’appuyant sur des exemples dans le champ de la santé et des services sociaux, ce séminaire vise à explorer les retombées sur la compréhension et l’action sur les inégalités sociales des recherches dites participatives (partenariales, recherche-action, en croisement des savoirs, etc.) relativement aux recherches non-participatives.
Pour le formuler de manière polémique, il s’agit de comprendre si ce type de recherche vise seulement, pour les chercheurs, à répondre aux critiques adressées à l’Université comme « tour d’ivoire » ou si les recherches participatives contribuent (et dans ce cas, à quelles conditions) à un réel mouvement de démocratisation de la production des connaissances sur les inégalités sociales susceptibles de produire de nouveaux résultats, théoriques et méthodologies ou de donner lieu à des nouvelles pratiques d’intervention réductrices des inégalités.
Le séminaire mêlera présentations et échanges collectifs dans le souci d’éclairer les enjeux par la plus grande diversité de regards.
Animé par Sylvia Bissonnette, coordonnatrice à la recherche et à la formation au Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec, membre du CREMIS
Présentateurs-trices :
Jean-Nicolas Ouellet, coordonnateur du CAMÉÉ (Centre d’activités pour le maintien de l’équilibre émotionnel de Montréal-Nord)
Paula Bush, chercheuse associée au Département de médecine de famille de McGill et coordonnatrice scientifique de la composante Développements méthodologiques de l’unité SOUTIEN SRAP du Québec
Baptiste Godrie, chercheur universitaire au CREMIS et professeur associé au Département de sociologie de l’Université de Montréal