État social : une tentative de définition
Où commence et où finit l’État social aujourd’hui? Comment se construisent et se recomposent ses frontières, dans la mesure où l’État social, au Québec et dans d’autres contextes, est en continuelle transformation, tant dans ses fonctions, que dans ses logiques d’action ou que dans ses formes institutionnelles? Notamment comment situer le champ de l’action communautaire par rapport au domaine de l’État, dans un contexte d’externalisation de l’action publique, voire de sous-traitance des services? Comment certains mécanismes et logiques de participation contribuent à la démocratisation de l’action publique, dans une perspective de citoyenneté, et d’autres à l’inverse s’inscrivent dans une tendance à l’individualisation de la relation État/usagers, dans une optique quasi clientéliste? Partant du constat que la notion d’État social est fréquemment utilisée sans pour autant être toujours explicitée, nous tenterons d’en définir les contours et caractéristiques.
Organisé par Jean-Baptiste Leclercq (sociologue, chercheur universitaire en établissement, CREMIS – CIUSSS-CSM) et Catherine Charron (stagiaire postdoctorale en sociologie, CREMIS) dans le cadre des activités du champ thématique « État social » du CREMIS.
Interviendront dans ce séminaire :
- Maxime Boucher— Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec (GRFPQ)
- René Charest – Organisateur communautaire CCSMTL
- Christopher McAll – directeur scientifique du CREMIS et professeur de sociologie, Université de Montréal
- Guillaume Ouellet – chercheur d’établissement Centre de recherche et d’expertise sur la déficience intellectuelle et le trouble du spectre de l’autisme CCSMTL
- Isabelle Ruelland – chercheuse postdoctorante