Démantèlement de l’État social et lutte à la pauvreté : quelle place pour la défense collective des droits ?
Le Québec est l’un des rares endroits dans le monde où l’État finance des groupes de défense collective de droits (DCD). Ces groupes ont pour mission d’exercer une vigile des droits sociaux et économiques et d’intervenir de manière collective afin que ceux-ci soient pleinement reconnus et appliqués. Véritable pilier de l’action communautaire autonome autant que de nombreux mouvements sociaux, les groupes de DCD cherchent à agir « avec » les personnes exclues et marginalisées. Les pratiques d’éducation populaire et d’action collective qui y ont court se veulent ainsi porteuses d’inclusion et d’affiliation, autant que de transformations sociales.
Rassemblant des actrices et des acteurs de différentes postures (expertise de vécu, recherche, gestion, intervention communautaire et clinique), ce séminaire vise à mettre en lumière les différents types de pratiques existantes en DCD individuelles, collectives, advocacy, accompagnement, etc.) et à questionner la portée de ces actions (gains, limites, défis, etc.) dans la conjoncture actuelle, en vue de développer une meilleure compréhension des dynamiques à l’œuvre dans les luttes sociales au Québec et ailleurs.
Trois présentations précéderont une période d’échange :
- « Ce que la lutte à la pauvreté, l’État social et la défense collective des droits peuvent vouloir dire; une brève exploration de leurs significations contradictoires », par Maxime Boucher, Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec.
- « Que faire face à un État qui ne répond pas de ses engagements à l’égard des droits humains ? », par Bill Clennett, Ligue des droits et libertés du Québec
- « Tendre vers un Québec sans pauvreté dans le contexte actuel : chemin parcouru et à parcourir », par Vivian Labrie, militante et chercheure-associée à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).
- « L’accès à la justice pour les personnes non-représentées: une illusion ?», par Emmanuelle Bernheim, chercheure au CREMIS et professeure en sciences juridiques à l’UQAM.