Comment les addictions légères deviennent-elles sévères ? Une « réplication contrefactuelle » 

En présentiel, avec inscriptions

*Pour vous inscrire*

Depuis sa troisième édition révisée (DSM-III-R), le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux envisage les « troubles de l’usage d’une substance » selon une logique combinatoire. Désormais, n’importe quelle combinaison de deux à trois critères trouvés chez un sujet fournit la matière au diagnostic d’un trouble « léger », une combinaison de quatre à cinq identifie un trouble « moyen » et six symptômes ou plus, un trouble « grave ».

En parallèle, les chercheurs qui ont contribué aux révisions successives du manuel se sont également interrogés sur la sévérité des critères eux-mêmes. Savoir si, par exemple, l’apparition du « syndrome de sevrage » relèverait d’un trouble plus grave que le critère de « tolérance » à la substance, soulève un enjeu : comment, techniquement, mesurer la sévérité de ces items ? Conceptuellement, il transparaît aussi de ce questionnement un schéma par lequel l’Association de Psychiatrie Américaine imagine l’individu développer une addiction de plus en plus préoccupante.

Dans cette perspective, chaque symptôme (ou critère) se caractériserait par un degré de sévérité mesurable individuellement. Mais peut-on exclure que cette sévérité ne soit pas intrinsèquement dépendante des autres critères présents ?

Cette recherche en cours envisage, quant à elle, la sévérité des critères d’addiction selon une approche non pas individuelle mais combinatoire. Nous imaginerons – le temps d’un dîner – que la sévérité de ces symptômes tienne à l’effet combiné de leur présence en configurations variables. Je présenterai les résultats provisoires d’une méthode d’analyse répondant à une telle supposition.

Cette activité interpellera plus spécifiquement les chercheur·es et praticien·nes qui souhaitent ouvrir “la boite noire“ du DSM. Les résultats tirés de l’étude en cours illustrent le fait que son fonctionnement est basé sur des suppositions pouvant être questionnées voire remplacées.  

Conférencier

Gauthier Bayle, post-doctorant du CREMIS 

11 décembre 202512:00 à 13:30

CREMIS
66 Rue Sainte-Catherine Est, salles 602-603 Montréal, Québec H2X 1K6
Feuilles d'automne
Formation7 octobre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – 7 octobre et 14 octobre 2026

Midi du CREMIS21 octobre 2026

La fabrique du racisme environnemental et médical : interroger la fabrique de l’expertise scientifique à partir d’enquêtes historiques et qualitatives  

Feuilles d'automne
Formation21 octobre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – 21 octobre et 28 octobre 2026

Mur de briques et plâtre
Formation27 octobre 2026

Entre modèle et réalités : se situer pour consolider les pratiques de stabilisation résidentielle avec accompagnement (SRA)

Feuilles d'automne
Formation4 novembre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – le 4 novembre et 11 novembre 2026

Mur de briques et plâtre
Formation17 novembre 2026

La personne entre forces et défis : soutenir la stabilisation en logement

Feuilles d'automne
Formation18 novembre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – le 18 novembre et 25 novembre 2026

Feuilles d'automne
Formation30 novembre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – le 30 novembre 2026

Feuilles d'automne
Formation9 décembre 2026

Formation « Traumas complexes et populations vulnérabilisées: redéfinir nos pratiques d’accompagnement » – le 9 décembre et 16 décembre 2026

Mur de briques et plâtre
Formation11 décembre 2026

Les accompagnant·es de la SRA