Sécurité alimentaire : effets des interventions communautaires sur l’insécurité alimentaire et la santé des participants
Au Québec, ce sont les organismes communautaires qui, à partir du milieu des années 80, ont mis en place des interventions en sécurité alimentaire, bousculant au passage les approches de la faim et du dépannage alimentaire, héritées d’une longue tradition caritative. L’insécurité alimentaire a été définie comme l’impossibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive qui permette de satisfaire les besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Au fil du temps, ce concept a intégré de nouvelles dimensions liées au développement social, à la souveraineté alimentaire individuelle et à la capacité d’agir pour assurer un développement durable du système agroalimentaire.
Dans la présente recherche, les interventions en insécurité alimentaire ont été classées comme traditionnelles, lorsqu’elles reposaient sur l’aide alimentaire comme les banques alimentaires, ou alternatives, lorsqu’elles visaient l’intégration sociale et l’acquisition de capacités des participants, comme les cuisines collectives et les jardins communautaires. La recherche effectuée entre 2011 et 2013 avait comme objectif d’évaluer les effets des interventions réalisées par les organismes communautaires de la région métropolitaine de Montréal sur la sécurité alimentaire et la santé de leurs usagers et de fournir des données probantes sur les effets des stratégies différentes de lutte à l’insécurité alimentaire.
Cette conférence sera présentée par Federico Roncarolo, stagiaire post-doctoral à l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal.
