Partenariat en oncologie : que nous apprennent des recherches récentes réalisées en France sur l’émergence de ce nouveau « métier »?
Plusieurs recherches en cours interrogent une nouvelle activité d’accompagnement par les pair·es dans les soins en oncologie en France et son processus de professionnalisation. Recrutées dans le cadre d’un financement d’une agence d’Etat et/ou recommandées par le service de santé dans lequel elles ont été soignées, ces « ami·es professionnel·les » (telles que décrites par les patient·es) sur-diplômé·es et sur-formé·es (notamment au modèle de Montréal), inventent un « nouveau » métier qui reposent sur leurs savoirs expérientiels et la mobilisation de compétences antérieures à la maladie.
Si un mimétisme soignant a été mis en évidence pour la pair-aidance en santé mentale et questionne donc la notion de « nouveau » métier, ce constat est ici à nuancer. En oncologie, les patient·es partenaires aurait davantage un « rôle propre », aussi parce que les territoires sont mieux définis et engagent moins de frottements entre les frontières professionnelles. Cependant il faut « faire sa place et rester à sa place » pour réussir son intégration.
Ce Midi du CREMIS présentera les résultats de différentes recherches dont deux menées avec des patient·es-partenaires co-chercheurs et co-chercheuses qui ont participé et été formées à toutes les étapes de la recherche.
Cette activité est organisée par Estelle Carde et Nadia Giguère, co-responsables du champ santé et inégalités sociales du CREMIS
Conférencière
Béatrice Jacques, Enseignante-chercheuse en sociologie, Centre Emile Durkheim, UMR 5116, Université de Bordeaux
Depuis sa troisième édition révisée (DSM-III-R), le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux envisage les « troubles de l’usage d’une substance » selon une logique combinatoire. Désormais, n’importe quelle combinaison de deux à trois critères trouvés chez un sujet fournit la matière au diagnostic d’un trouble « léger », une combinaison de quatre à cinq identifie un trouble « moyen » et six symptômes ou plus, un trouble « grave ».
En parallèle, les chercheurs qui ont contribué aux révisions successives du manuel se sont également interrogés sur la sévérité des critères eux-mêmes. Savoir si, par exemple, l’apparition du « syndrome de sevrage » relèverait d’un trouble plus grave que le critère de « tolérance » à la substance, soulève un enjeu : comment, techniquement, mesurer la sévérité de ces items ? Conceptuellement, il transparaît aussi de ce questionnement un schéma par lequel l’Association de Psychiatrie Américaine imagine l’individu développer une addiction de plus en plus préoccupante.
Dans cette perspective, chaque symptôme (ou critère) se caractériserait par un degré de sévérité mesurable individuellement. Mais peut-on exclure que cette sévérité ne soit pas intrinsèquement dépendante des autres critères présents ?
Cette recherche en cours envisage, quant à elle, la sévérité des critères d’addiction selon une approche non pas individuelle mais combinatoire. Nous imaginerons – le temps d’un dîner – que la sévérité de ces symptômes tienne à l’effet combiné de leur présence en configurations variables. Je présenterai les résultats provisoires d’une méthode d’analyse répondant à une telle supposition.
Cette activité interpellera plus spécifiquement les chercheur·es et praticien·nes qui souhaitent ouvrir “la boite noire“ du DSM. Les résultats tirés de l’étude en cours illustrent le fait que son fonctionnement est basé sur des suppositions pouvant être questionnées voire remplacées.
S’intéresser au bien-être et au mal-être alimentaire des populations cégépiennes, c’est s’intéresser à un impensé. En effet, d’autres travaux se sont intéressés aux populations du primaire, du secondaire et des universitaires, laissant dans l’ombre les cégépiens et les cégépiennes. Que savons-nous sur leurs habitudes alimentaires ? Que mangent les jeunes quotidiennement ? Où et avez qui prennent-ils et elles leurs repas ? Quels rapports ces jeunes entretiennent-ils et elles avec leur alimentation ? Dans cette présentation, nous verrons comment cinq dimensions du bien-être alimentaire issues de travaux antérieurs de l’équipe de recherche permettent de porter un regard global sur le rapport des populations cégépiennes à leur alimentation.
Cette recherche est fondée sur une méthodologie mixte, combinant des outils de collecte qualitatifs (journal de bord et entretiens semi-dirigés ; n = 28) et quantitatifs (questionnaire ; n =2127). Les données ont été colligées dans différents milieux collégiaux de la province. Ce Midi du CREMIS intéressera toute personne qui travaille de près ou de loin avec les jeunes (RSSS, CÉGEPS, milieux communautaires etc). Joignez-vous à nous pour en grand nombre!
Photos issues du journal de bord complété par les populations étudiantes. Montage photo : Aude Fournier.
Présenté par :
François Régimbal
Professeur au département de sociologie, Cégep du Vieux Montréal. Co-porteur du champ Territoires et systèmes alimentaires, CREMIS
Éric Richard
Professeur au département de sociologie, Cégep du Vieux Montréal. Membre régulier de l’Observatoire Jeunes et société. Chercheur affilié à ÉCOBES
Activité en présentiel, avec inscription. Apportez votre lunch!
Atelier de partage et de réflexion
Comment développer une conception ouverte de l’intelligence humaine, fondée sur la multi-dimensionnalité des personnes et de leurs expériences de vie, ainsi que sur leurs capacités et compétences, en rejetant l’utilisation des tests réducteurs et supposément «neutres» de QI pour classer les personnes et les renfermer dans un diagnostic fondé sur le «manque» d’intelligence, avec ses origines sexistes, racistes, classistes et capacitistes ?
Le 20 juin 2025, le CREMIS a ouvert un espace d’échange autour du thème Repenser l’intelligence humaine. S’inscrivant dans la tradition des ateliers du CREMIS, cette journée a été l’occasion de mener une réflexion collective sur le sujet. Comme dans tous les ateliers du CREMIS, l’objectif n’était pas de produire des réponses définitives, mais d’ouvrir des brèches, de prendre du recul, de faire place à la complexité, et de redonner toute sa valeur à la pluralité des savoirs et des vécus. L’atelier a permis de faire émerger une pensée vivante, ancrée dans la diversité des parcours, des perspectives et des sensibilités.
Ce deuxième atelier sur le même thème permettra de pousser plus loin la réflexion collective sur le sujet, en mettant l’accent sur les facteurs sous-tendant la vision unidimensionnelle et réductionniste de l’intelligence humaine et sur son remplacement par une conception universelle, globale et différenciée.
Les places étant limitées, si vous souhaitez participer à ce deuxième atelier, contactez Christopher McAll christopher.mcall@umontreal.ca qui, si le nombre de personnes inscrites le permet, vous fournira plus de détails sur les éléments qui seront mis en discussion.
Cette activité est organisée par Christopher McAll et Guillaume Ouellet.
Si l’Internet est aujourd’hui omniprésent et un outil quasi indispensable dans nos relations sociales et économiques, son usage parfois abusif peut causer des problèmes psychosociaux, de cyberdépendance. Que penser et que faire avec les jeunes et les moins jeunes qui passent trop de temps devant les écrans? Comment informer et sensibiliser les parents inquiets de cette révolution Internet? L’avenir n’est pas dans les appels à la déconnexion, mais dans une nouvelle « hygiène des données ». Avec le regard du sociologue et du clinicien, et à travers des exemples concrets autour du téléphone intelligent, des réseaux sociaux et des jeux vidéo, le conférencier partagera des pistes cliniques et préventives qui s’adressent aux familles/réseaux, aux jeunes et aux intervenants sociaux.
Présenté par:
Amnon Jacob Suissa
Professeur associé à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal.
Objectifs d’apprentissages
Identifier les déterminants et les enjeux psychosociaux entourant l’usage abusif des écrans.
Identifier les marqueurs principaux pour une « hygiène de données » et des relations plus saines avec les écrans
Identifier des pistes d’actions visant à assurer une utilisation sécuritaire des écrans par des stratégies cliniques préventives.
Ce midi du CREMIS peut être reconnu comme formation continue pour les employé·es du CCSMTL
Le CREMIS offre des formations portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Ces formations s’appuient sur les lectures et les expériences professionnelles de Nancy Keays, infirmière-clinicienne au CCSMTL et praticienne-chercheure au CREMIS.
Formation offerte sur deux demi-journées: le 10 décembre et 17 décembre 2025 de 8h30 à 12h00.
En cas d’annulation, consultez ce lien pour connaitre les modalités qui s’offrent à vous.
Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.
Durée : 7 heures (sur deux demi-journées). Cette formation est donnée en ligne
Objectifs :
Mieux comprendre le phénomène du trauma et reconnaitre ses conséquences dans les différentes sphères de la vie
Cerner le sens et les fonctions des comportements adaptatifs
Identifier les principes d’une pratique sensible au trauma
Dégager des pistes concrètes pour réaliser des interventions simples et efficaces
Matériel de formation : Les personnes qui s’inscrivent à la formation recevront par courriel, une semaine avant la date de leur séance, la présentation PPT de la formation ainsi que le cahier du participant.
Coûts: 60,07$ par personne (55$ pour la formation et 5,07$ pour les frais de gestion de la plateforme d’inscription)
Le CREMIS offre des formations portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Ces formations s’appuient sur les lectures et les expériences professionnelles de Nancy Keays, infirmière-clinicienne au CCSMTL et praticienne-chercheure au CREMIS.
Formation offerte sur deux demi-journées: le 26 novembre et 3 décembre 2025 de 8h30 à 12h00.
En cas d’annulation, consultez ce lien pour connaitre les modalités qui s’offrent à vous.
Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.
Durée : 7 heures (sur deux demi-journées). Cette formation est donnée en ligne
Objectifs :
Mieux comprendre le phénomène du trauma et reconnaitre ses conséquences dans les différentes sphères de la vie
Cerner le sens et les fonctions des comportements adaptatifs
Identifier les principes d’une pratique sensible au trauma
Dégager des pistes concrètes pour réaliser des interventions simples et efficaces
Matériel de formation : Les personnes qui s’inscrivent à la formation recevront par courriel, une semaine avant la date de leur séance, la présentation PPT de la formation ainsi que le cahier du participant.
Coûts: 60,07$ par personne (55$ pour la formation et 5,07$ pour les frais de gestion de la plateforme d’inscription)
Le CREMIS offre des formations portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Ces formations s’appuient sur les lectures et les expériences professionnelles de Nancy Keays, infirmière-clinicienne au CCSMTL et praticienne-chercheure au CREMIS.
Cliquez ici pour vous inscrire à la formation offerte sur une journée: le 21 novembre de 8h30 à 16h30.
En cas d’annulation, consultez ce lien pour connaitre les modalités qui s’offrent à vous.
Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.
Durée : 7 heures (une journée complète). Cette formation est donnée en présence au 66, Ste-Catherine Est, Montréal (6eme étage).
Objectifs :
Mieux comprendre le phénomène du trauma et reconnaitre ses conséquences dans les différentes sphères de la vie
Cerner le sens et les fonctions des comportements adaptatifs
Identifier les principes d’une pratique sensible au trauma
Dégager des pistes concrètes pour réaliser des interventions simples et efficaces
Matériel de formation : Les personnes qui s’inscrivent à la formation recevront par courriel, une semaine avant la date de leur séance, la présentation PPT de la formation ainsi que le cahier du participant.
Coûts: 59,91$ par personne (55$ pour la formation et 4,91$ pour les frais de gestion de la plateforme d’inscription)
Le CREMIS offre des formations portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Ces formations s’appuient sur les lectures et les expériences professionnelles de Nancy Keays, infirmière-clinicienne au CCSMTL et praticienne-chercheure au CREMIS.
Formation offerte sur deux demi-journées: le 12 novembre et 19 novembre 2025 de 8h30 à 12h00.
En cas d’annulation, consultez ce lien pour connaitre les modalités qui s’offrent à vous.
Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.
Durée : 7 heures (sur deux demi-journées). Cette formation est donnée en ligne
Objectifs :
Mieux comprendre le phénomène du trauma et reconnaitre ses conséquences dans les différentes sphères de la vie
Cerner le sens et les fonctions des comportements adaptatifs
Identifier les principes d’une pratique sensible au trauma
Dégager des pistes concrètes pour réaliser des interventions simples et efficaces
Matériel de formation : Les personnes qui s’inscrivent à la formation recevront par courriel, une semaine avant la date de leur séance, la présentation PPT de la formation ainsi que le cahier du participant.
Coûts: 60,07$ par personne (55$ pour la formation et 5,07$ pour les frais de gestion de la plateforme d’inscription)
Le CREMIS offre des formations portant sur la thématique du trauma complexe chez les populations vulnérabilisées. Ces formations s’appuient sur les lectures et les expériences professionnelles de Nancy Keays, infirmière-clinicienne au CCSMTL et praticienne-chercheure au CREMIS.
Cliquez ici pour vous inscrire à la formation offerte sur une journée: le 24 octobre de 8h30 à 16h30.
En cas d’annulation, consultez ce lien pour connaitre les modalités qui s’offrent à vous.
Public cible : Cette formation s’adresse à toutes les personnes travaillant au sein des réseaux communautaires, de la santé, des services sociaux, de la sécurité publique et du milieu judiciaire. La formation intéressera également tout.e autre intervenant.e susceptible d’être en contact avec des populations vulnérabilisées.
Durée : 7 heures (une journée complète). Cette formation est donnée en présence au 66, Ste-Catherine Est, Montréal (6eme étage).
Objectifs :
Mieux comprendre le phénomène du trauma et reconnaitre ses conséquences dans les différentes sphères de la vie
Cerner le sens et les fonctions des comportements adaptatifs
Identifier les principes d’une pratique sensible au trauma
Dégager des pistes concrètes pour réaliser des interventions simples et efficaces
Matériel de formation : Les personnes qui s’inscrivent à la formation recevront par courriel, une semaine avant la date de leur séance, la présentation PPT de la formation ainsi que le cahier du participant.
Coûts: 55,00 $ par personne + 4,91 $ frais de service et de traitement (total: 59,91 $)
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