Jacques Moriau

Jacques Moriau

Chargé de recherches Laboratoire METICES – Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles

Co-directeur scientifique du CREBIS Conseil Bruxellois de Coordination Socio-politique 

Licencié en sociologie de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), je travaille actuellement en tant que chargé de recherches au Conseil Bruxellois de Coordination Socio-politique (CBCS) et au centre METICES de l’Institut de Sociologie de l’ULB où je suis également enseignant. Cette position à l’intersection de l’associatif et de l’académique me convient tout particulièrement en ce qu’elle oblige à penser concret et à militer de façon critique.  

Je m’intéresse aux politiques publiques, notamment dans les secteurs de l’action sociale et de la santé. Je travaille par ailleurs sur les conditions pratiques de l’exercice de la démocratie, que ce soit sur son versant politique, à travers la question de l’autogouvernement ou de la démocratie radicale, ou sur son versant culturel à travers la question des conditions de production des savoirs valides. À mes heures perdues, je réalise avec ma compagne des documentaires.  

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Coordonnées

Université Libre de Bruxelles l Institut de Sociologie l METICES l Bureau S13.232 
CP 124 l Avenue Jeanne, 44 l 1050 Bruxelles 

02.650.34.76 
jmoriau@ulb.ac.be 

Intérêts de recherche

Travail social, Inégalités sociales, État social, Injustices épistémiques, Non-recours, Gouvernementalité

Principaux projets

Ce projet est en fait la constitution d’un réseau de recherche au sein du G3 – consortium des Université de Montréal (UdeM), Université de Génève (Unige) et de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – et financé par celui-ci.  

Ce réseau animé par Baptiste Godrie (CREMIS, Udem), Maryvonne Charmillot (Unige) et moi –même, vise à analyser de façon comparative quelques expériences de mobilisation des savoirs expérientiels dans l’offre d’aide sociale et de santé au Québec (Montréal), en Belgique (Bruxelles) et en Suisse (Genève) et à en retirer les enseignements favorables à une plus grande implication des usagers dans la définition et la gestion de l’offre de soins.  

L’organisation d’un colloque international à Bruxelles en 2021 et la publication d’un ouvrage sont prévues.

Ce projet, mené en collaboration avec Audrey Mariette et Laure Pitty (Université Paris 8 SaintDenis) et Jean-Baptiste Leclercq (CREMIS / UdeM) consiste à développer un réseau de recherche international afin de mutualiser et confronter méthodes d’enquêtes, terrains et résultats dans une perspective de comparaison des systèmes et politiques de santé et de protection sociale entre trois espaces francophones (Belgique, Québec, France), de 1945 à nos jours. Une attention particulière est portée à la manière dont les notions de « première ligne », « santé communautaire » et « santé publique » ont été définies et structurées dans ces trois espaces et à la manière dont l’objectif de « lutte contre les inégalités de santé » et « d’action sur les déterminants sociaux » s’est imposé, en particulier dans les dispositifs d’action publique au sein des quartiers populaires en périphérie des grandes villes.  

L’organisation d’un colloque international des valorisations éditoriales est prévue.  

Recherche menée en collaboration avec le Centre de Recherches et d’Etudes pour l’Action Territoriale (CREAT) et le Centre de Recherche en Démographie (DEMO) de l’Université Catholique de Louvain et financée par Innoviris, l’agence de recherche scientifique de la Région de Bruxelles-Capitale.  

L’objectif de la recherche est de dresser et d’analyser les trajectoires socio-spatiales qui conduisent au décrochage à bas bruit, ce qui se traduit par une exclusion des registres administratifs. L’orientation de l’action tant des acteurs sociaux comme les CPAS (Centres publics d’action sociale) via entre autres l’adresse de référence que des acteurs de l’aménagement urbain au travers notamment des Contrats de Quartier Durable, est fortement dépendante d’une meilleure appréhension des mécanismes d’exclusion sociale dont la « disparition » des Registres administratifs est un révélateur fondamental. La recherche MEASINB propose de mieux comprendre tant les phénomènes de sherwoodisation, c’est-à-dire d’exclusion volontaire d’une partie de la population, que les processus de non-recours aux droits sociaux, ou encore les conséquences d’une disparition subie des NEET (Not in Employement, Education, or Training) des écrans radars des bases de données administratives. Cette recherche comprend un volet quantitatif, qualitatif et socio-spatial.

À l’initiative du  Forum contre les inégalités, de la Fédération des Services Sociaux, du CBCS, de Bruxelles Laïque et de l’IESSID (Haute Ecole en travail social), l’Ecole de Transformation Sociale (ETS) est un projet qui tente d’associer professionnels de la santé et du social, usagers, militants, représentants politiques et académiques. 

Sur la base d’un constat partagé d’essoufflement des travailleurs de terrain, face à la précarité grandissante et des marges de manœuvre toujours plus restreintes, ce dispositif a pour objectif de diminuer la pénibilité des travailleurs de première ligne dans l’expérimentation et l’implémentation de modes d’intervention sociale innovants et créatifs. Pour ce faire, il s’agit d’offrir un temps et un espace qui incitent à penser hors des cadres, à expérimenter, à partager l’expérience vécue, à se mobiliser ensemble et à imaginer d’autres possibles. 

L’École de Transformation Sociale (ETS) est un dispositif de formation participatif et partagé. Dans l’ETS, pas d’élèves ni de profs! L’Ecole rassemble des publics aux profils et expertises variés et propose des méthodes d’intelligence collective, d’expérimentations, de co-construction et d’échange des savoirs. 

D’octobre 2019 à mai 2020, l’ETS propose à ses participants de dégager huit journées pour travailler sur des problématiques sociales qu’ils auront identifiées et pour lesquelles ils créeront des actions ainsi que des solutions innovantes et concrètes. 

L’ETS veut penser les métiers, les trajectoires, les pratiques, les expériences, les interstices et les marges de manœuvre de l’aide et du soin. Sur cette base, il s’agit de travailler la dimension politique et émancipatrice du travail social et de l’accès aux droits fondamentaux en:  

  • créant une communauté de participant·e·s 
  • développant des réponses originales et créatives face aux enjeux sociaux, sociétaux et structurels
  • favorisant des actions non-normalisantes  
  • construisant une vision et une conscience politique du social 

Sélection de publications et productions

« (Re)politiser le travail social, ça veut dire quoi ? », Bruxelles Informations Sociales, n°177, décembre 2019, pp. 4-8.  

Malherbe, J. Moriau, E. Rosa, M. Wagener, « La problématique du sans-abrisme à Bruxelles –  limite de la gouvernance multiniveau dans l’application du principe de justice spatiale », Justice spatiale | Spatial Justice, no 13, octobre 2019 – Consulter le site de la revue

« À quoi sert le travail social ? Trois époques, trois réponses ! », Dynamiques. Histoire sociale en revue, n° 7, septembre 2018 [En ligne], mis en ligne le 5 novembre 2018. – Consulter le site de la revue

« Atelier d’enquête politique : penser l’aide et le soin « par le bas » », Echos Bruxelles Laïque, n°96, janvier 2017, pp. 33-36. 

« Les quatre étapes de la gestion publique du secteur associatif à Bruxelles (1945-2015) », Echos Bruxelles Laïque, n°96, janvier 2017, pp. 8-11. 

« Les politiques sociales à l’ère néo-libérale », Bruxelles Informations Sociales, n°173, décembre 2015, pp. 37-39.  

« Sois autonome ! Les paradoxes des politiques publiques à destination des jeunes adultes en difficulté » in M. Goyette, C Bellot et A. Pontbriand, eds.,  Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté, Québec, PUQ, 2011. 

Moriau et G. Lebeer, « Les usages contemporains de la gouvernementalité » in G. Lebeer, J. Moriau, eds. (Se) Gouverner. Entre souci de soi et action publique, Bruxelles, Peter Lang, 2010, pp. 11-31.