Au-delà du démantèlement : vers une réponse aux campements fondée sur les droits et la dignité
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Comment prévenir l’apparition des campements ? Comment protéger les personnes tant qu’elles y vivent et favoriser leur sortie durable vers des solutions résidentielles adaptées ?
Ce Midi du CREMIS présente une recension des pratiques d’intervention en campement faite à l’été 2026. Cette récension montre que les réponses aux campements devraient délaisser les approches centrées sur le démantèlement, la criminalisation et le contrôle de l’espace public au profit d’une approche fondée sur les droits, la dignité, la santé publique et l’accès au logement. Les campements résultent notamment de la pénurie de logements sociaux (et abordables) et de l’inadéquation de certaines ressources d’hébergement. Les campements constituent à la fois une forme contrainte d’habiter et, temporairement, un milieu de vie où peuvent se développer entraide et auto-organisation.
Le rapport dont il sera question pendant cet événement propose 36 pratiques organisées autour de trois niveaux d’intervention : le site et ses résidents ; le voisinage ; et les structures institutionnelles (allant de l’accès à l’eau, aux soins et à la réduction des méfaits jusqu’à la médiation sociale, la gouvernance intersectorielle et l’accès au logement). L’objectif est triple : prévenir l’apparition des campements, protéger les personnes tant qu’elles y vivent et favoriser leur sortie durable vers des solutions résidentielles adaptées. Le rapport insiste enfin sur la nécessité d’un financement pérenne, d’une meilleure coordination des acteurs et d’une évaluation des interventions fondée sur leurs effets réels sur la santé, la sécurité, les droits et la stabilité résidentielle des personnes.
Avec
Professeure agrégée à l’École de travail social de l’Université de Montréal et co-porteuse du champ Itinérance.
Professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval.
Professionnel de recherche au CREMIS et diplômé de la maitrise en sociologie de de l’Université de Montréal.
Clémentine Barberger
Auxiliaire de recherche au CREMIS et étudiante à la maitrise à l’École de travail social de l’Université de Montréal.