Colloque étudiant du CREMIS

En présentiel, avec inscription

Le comité étudiant est ravi de vous convier à son colloque, qui se tiendra le vendredi 27 mars 2026, de 9h à 17h (suivi d’un 5 à 7 !) au Centre St-Pierre, situé au 1212 rue Panet (Montréal), salle 303 – Marguerite-Bourgeoys. 

Cet événement d’une journée, gratuit et ouvert à toustes, vise à mettre en valeur les recherches et expertises étudiantes. Les thèmes qui seront abordés comprennent entre autres les réappropriations de l’espace urbain, l’itinérance et la marginalité, les institutions et actions publiques ainsi que l’agentivité à travers les contraintes. 

Café, thé et dîner seront fournis. Un grand merci à nos soutiens financiers : le CREMIS ainsi que la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) !

Programme:  

8h30 à 9h: Accueil et café 

9h00 – 9h10 : Mot d’ouverture 

9h10 – 10h30 : Réappropriations de l’espace urbain 

  • La violence des marges marseillaises : assignation territoriale dans un contexte d’une politique de la ville française postcoloniale (Kahina Djahnine)  
  • Penser les pratiques quotidiennes des jeunes comme stratégies de résistance à leur exclusion sociale des espaces publics au centre-ville de Montréal (Laure Côté Rabel) 
  • OÙ SONT-ELLES ? Points de vue des adolescentes sur leur occupation de l’espace urbain à Montréal : quelles possibilités offrent l’action collective dans un contexte de réappropriation des lieux publics ? (Béatrice Deschênes-Gagnon) 

10h30 – 10h40 : Pause-café 

10h40 – 12h00 : Itinérance et marginalité 

  • Territoire et marginalité : une approche participative et transdisciplinaire pour repenser l’inclusivité dans l’espace public (Ariane Sousa-Caron) 
  • Réflexions critiques sur l’itinérance : étude de cas sur l’apprentissage expérientiel des personnes étudiantes en santé lors d’un stage en hébergement d’urgence (Niki Soilis)  
  • Vieillir sans domicile fixe : les retombées d’un modèle d’hébergement communautaire de longue durée sur le bien-être des personnes âgées en situation d’itinérance (Rosalie Carrier) 

12h – 13h : Pause dîner 

13h – 14h : Communications par affiches 

14h – 15h20 : Tensions et institutions 

  • L’institution à l’épreuve du care : tensions et résistances dans la mise en œuvre de la Loi 22.1 (Joelle Lafleur) 
  • Éléments pour une socio-histoire de la « raison » d’État québécois sur l’immigration (2003-2025) (Iván Peña) 
  • Quelles (in)justices reproductives dans les prisons dites pour femmes au Canada ? Regards sur les pistes pour un meilleur soutien (Carolanne St-Louis) 

15h20 – 15h30 : Pause-café 

15h30 – 16h50 : Agentivité à travers les contraintes 

  • Entre contraintes et ressources : la participation sociale des personnes LGBTQ+ en Haïti (Karly Emmanuel Jean) 
  • D’un public « aidé » à « aidé à mettre en valeur » : Une relecture des approches en médiation culturelle pour les personnes issues de la neurodiversité (Alexis Bourret)  
  • Entre résistance politique et néolibéralisme : quelles pratiques de self-care pour les féministes contemporaines au Québec ? (Clémence Beaumier) 

16h50 – 17h : Mot de clôture 

17h – 19h : Performance drag de vulgarisation scientifique et 5 à 7 ! 

  •  « On vous laisse le choix… à l’intérieur d’un couloir étroit » Première sortie de résidence d’une performance de vulgarisation scientifique. (Vincent Billé)  

Affiches : 

  • Laïcité, altérisation et effacement religieux : impacts des lois 21 et 94 sur l’éducation québécoise (Israa Mouaoui)  
  • Comment soutenir la participation occupationnelle des enfants polyhandicapés ? Les rôles potentiels de l’ergothérapeute (Valérie Dufresne)  
  • Vieillir en contexte minoritaire : diversité sexuelle, trajectoires de vie et soutien social (Frédérique Cliche)  
  • L’expérience émotionnelle de l’intégration en emploi des jeunes adultes judiciarisés au Québec : entre responsabilisation individuelle et contraintes structurelles (Jérémie Mathieu-Duchesne)  
  • La souveraineté alimentaire comme modèle agricole alternatif : étude d’une initiative québécoise (Marianne Polge) 
  • Comprendre pour mieux intervenir : analyse des parcours d’adhésion et de désengagement des jeunes au sein de la manosphère (Chaimaa Cherti)  
  • #BelongingMTL: Enrayer la violence armée chez les jeunes à Montréal grâce à une approche systémique (Bianka Dusseault et Khoa Duong)  

Pour toutes questions sur l’événement, contactez le comité à l’adresse suivante : cometudiant.cremis@gmail.com 

Mieux soutenir la transition post-hébergement des femmes montréalaises

Le 24 octobre 2023 s’est tenu un forum participatif d’une journée réunissant plus de 70 personnes concernées par les politiques et les pratiques de soutien post- hébergement offert aux femmes montréalaises. L’organisation du forum émerge des résultats d’une recherche-action – le projet Lotus – menée depuis 2020 par un groupe de femmes ayant l’expérience de la transition post-hébergement, d’organismes communautaires les accompagnant, et de chercheuses et étudiantes aux cycles supérieurs. Le forum a été financé conjointement par le Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS) via un fonds pour le transfert et la mobilisation de connaissances et par la Fondation Catherine Donnelly. Le forum visait à offrir un espace d’échange et de revendication aux personnes touchées par les transitions post-hébergement. Les objectifs spécifiques consistaient à :

  • Soutenir la capacité des milieux de pratique dans le développement, la mise en œuvre et l’évaluation continue des pratiques et initiatives de soutien post-hébergement pour les femmes ;
  • Favoriser l’identification collective, à partir du croisement des savoirs d’expérience, d’intervention et de recherche, de pratiques novatrices (déjà mises en œuvre ou potentielles) qui permettent de réduire les inégalités sociales touchant les femmes en transition post-hébergement ;
  • Documenter le processus d’échange et de co-identification des pratiques prometteuses et novatrices en soutien post-hébergement, afin d’en faciliter la transférabilité dans d’autres régions ou d’autres milieux de pratique.

Les activités proposées en matinée permettaient de valoriser et d’amplifier différentes formes de savoirs sur la thématique de la transition post- hébergement : exposition liée à une étude de photo-élicitation réalisée auprès de femmes montréalaises en post-hébergement, conférence plénière à visée réflexive, présentations courtes des principaux résultats du projet Lotus, table ronde animée par plusieurs milieux d’hébergement offrant des services post- hébergement, période d’échange en plénière. L’après-midi a été consacré à deux séries d’ateliers en sous-groupes sur six thématiques liées aux transitions post-hébergement : la pair-aidance ; le financement des pratiques post- hébergement et l’inclusion de celles-ci dans les politiques publiques ; les soutiens individuels en transition post-hébergement, y compris l’intervention pivot et les soutiens pratiques ; l’expérience vécue de la transition post-hébergement et la mobilisation de ce savoir ; l’accès au logement en post-hébergement, dont les interactions auprès des locateurs publics et privés ; les pratiques post- hébergement inclusives et accessibles, sous l’angle du féminisme intersectionnel. Lors de chacun des ateliers, les participantes ont été invitées à noter sur des affiches les pratiques et politiques actuelles, celles à développer ou à bonifier, et les priorités d’action et de revendication.

Ces notes, complétées par celles de rapporteuses, ont permis de faire émerger quatre thèmes transversaux :

  • Il est impératif de reconnaitre, de développer et de financer les soutiens post- hébergement comme un pratique à part entière qui permet de prévenir l’itinérance et la violence faite aux femmes.
  • Les voix des femmes doivent être à l’avant-plan des services qui leur sont dédiés, autant par leur représentation authentique (et non instrumentalisée) dans les organismes communautaires, les regroupements, les espaces de décision que par le développement de la pair-aidance et des programmes « par et pour ».
  • Les politiques publiques et sociales doivent être spécifiques au genre, tout en reconnaissant la diversité des besoins.
  • La crise du logement actuelle touche de plein fouet les femmes en situation de vulnérabilité, qui vivent de la discrimination spécifique au genre et intersectionnelle. Dans ce contexte, une diversité d’options de logement accessible financièrement devient essentielle, et doit s’accompagner d’un meilleur accès aux services de soutien psychosocial général et aux services spécialisés en santé, droit et services sociaux.

Les observations réalisées lors du forum et les résultats d’un formulaire de rétroaction complété par la majorité des personnes y ayant participé indiquent que les objectifs de l’événement ont été atteints. Les participantes ont par exemple mentionné avoir eu l’occasion de mieux comprendre la diversité des services post-hébergement offerts en région montréalaise et de s’en approprier les spécificités, dans une perspective de développement de pratiques dans leur propre milieu. Plusieurs ont mentionné la grande valeur des périodes d’échange en plénière et en sous-groupes avec les femmes ayant l’expérience vécue de la transition, afin de mieux arrimer leur travail aux besoins spécifiques des femmes. L’événement a enfin été un espace fertile pour l’identification et la priorisation des politiques sociales nécessaires pour mieux soutenir la transition post- hébergement des femmes montréalaises.

Le comité consultatif du projet Lotus lors du forum était composé de : Karla Jacobsen, Ana Eliza Bonilha, Myrna, Hélène Bertocchi, Jacinthe Rivard, Sally Richmond, Isabelle Boutemeur, Marie, Laurence Roy, Vanessa Seto, Aline Nadro, Beatriz Hoffman- Kuhnt, Marie-Andrée et Danielle Rouleau.