Colloque étudiant du CREMIS

En présentiel, avec inscription

Le comité étudiant est ravi de vous convier à son colloque, qui se tiendra le vendredi 27 mars 2026, de 9h à 17h (suivi d’un 5 à 7 !) au Centre St-Pierre, situé au 1212 rue Panet (Montréal), salle 303 – Marguerite-Bourgeoys. 

Cet événement d’une journée, gratuit et ouvert à toustes, vise à mettre en valeur les recherches et expertises étudiantes. Les thèmes qui seront abordés comprennent entre autres les réappropriations de l’espace urbain, l’itinérance et la marginalité, les institutions et actions publiques ainsi que l’agentivité à travers les contraintes. 

Café, thé et dîner seront fournis. Un grand merci à nos soutiens financiers : le CREMIS ainsi que la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) !

Programme:  

8h30 à 9h: Accueil et café 

9h00 – 9h10 : Mot d’ouverture 

9h10 – 10h30 : Réappropriations de l’espace urbain 

  • La violence des marges marseillaises : assignation territoriale dans un contexte d’une politique de la ville française postcoloniale (Kahina Djahnine)  
  • Penser les pratiques quotidiennes des jeunes comme stratégies de résistance à leur exclusion sociale des espaces publics au centre-ville de Montréal (Laure Côté Rabel) 
  • OÙ SONT-ELLES ? Points de vue des adolescentes sur leur occupation de l’espace urbain à Montréal : quelles possibilités offrent l’action collective dans un contexte de réappropriation des lieux publics ? (Béatrice Deschênes-Gagnon) 

10h30 – 10h40 : Pause-café 

10h40 – 12h00 : Itinérance et marginalité 

  • Territoire et marginalité : une approche participative et transdisciplinaire pour repenser l’inclusivité dans l’espace public (Ariane Sousa-Caron) 
  • Réflexions critiques sur l’itinérance : étude de cas sur l’apprentissage expérientiel des personnes étudiantes en santé lors d’un stage en hébergement d’urgence (Niki Soilis)  
  • Vieillir sans domicile fixe : les retombées d’un modèle d’hébergement communautaire de longue durée sur le bien-être des personnes âgées en situation d’itinérance (Rosalie Carrier) 

12h – 13h : Pause dîner 

13h – 14h : Communications par affiches 

14h – 15h20 : Tensions et institutions 

  • L’institution à l’épreuve du care : tensions et résistances dans la mise en œuvre de la Loi 22.1 (Joelle Lafleur) 
  • Éléments pour une socio-histoire de la « raison » d’État québécois sur l’immigration (2003-2025) (Iván Peña) 
  • Quelles (in)justices reproductives dans les prisons dites pour femmes au Canada ? Regards sur les pistes pour un meilleur soutien (Carolanne St-Louis) 

15h20 – 15h30 : Pause-café 

15h30 – 16h50 : Agentivité à travers les contraintes 

  • Entre contraintes et ressources : la participation sociale des personnes LGBTQ+ en Haïti (Karly Emmanuel Jean) 
  • D’un public « aidé » à « aidé à mettre en valeur » : Une relecture des approches en médiation culturelle pour les personnes issues de la neurodiversité (Alexis Bourret)  
  • Entre résistance politique et néolibéralisme : quelles pratiques de self-care pour les féministes contemporaines au Québec ? (Clémence Beaumier) 

16h50 – 17h : Mot de clôture 

17h – 19h : Performance drag de vulgarisation scientifique et 5 à 7 ! 

  •  « On vous laisse le choix… à l’intérieur d’un couloir étroit » Première sortie de résidence d’une performance de vulgarisation scientifique. (Vincent Billé)  

Affiches : 

  • Laïcité, altérisation et effacement religieux : impacts des lois 21 et 94 sur l’éducation québécoise (Israa Mouaoui)  
  • Comment soutenir la participation occupationnelle des enfants polyhandicapés ? Les rôles potentiels de l’ergothérapeute (Valérie Dufresne)  
  • Vieillir en contexte minoritaire : diversité sexuelle, trajectoires de vie et soutien social (Frédérique Cliche)  
  • L’expérience émotionnelle de l’intégration en emploi des jeunes adultes judiciarisés au Québec : entre responsabilisation individuelle et contraintes structurelles (Jérémie Mathieu-Duchesne)  
  • La souveraineté alimentaire comme modèle agricole alternatif : étude d’une initiative québécoise (Marianne Polge) 
  • Comprendre pour mieux intervenir : analyse des parcours d’adhésion et de désengagement des jeunes au sein de la manosphère (Chaimaa Cherti)  
  • #BelongingMTL: Enrayer la violence armée chez les jeunes à Montréal grâce à une approche systémique (Bianka Dusseault et Khoa Duong)  

Pour toutes questions sur l’événement, contactez le comité à l’adresse suivante : cometudiant.cremis@gmail.com 

Architecture + Itinérance : Habiter la ville sans ancrage au logement

Un colloque organisé par Architecture Sans Frontières avec le soutien du CREMIS.

Consulter les faits saillants du colloque

Description

L’espace public est-il vraiment public ? Les personnes contraintes d’habiter l’espace public sont couramment exclues d’espaces urbains convoités et déplacées vers les marges de la ville. Si l’aménagement peut s’avérer complice de cette répression (p. ex. design hostile et défensif), il peut aussi contribuer, en solidarité avec les personnes en situation d’itinérance, à créer des lieux qui leur permettent d’y trouver leur place et d’y définir leurs intérêts collectifs, des lieux ouverts à tous et à toutes, véritablement « publics ».

Dans la foulée d’une première édition en 2022, cette seconde édition du colloque Architecture + Itinérance aura en son coeur panels et ateliers qui nous donneront l’occasion d’explorer ce que veut dire, « Habiter sans ancrage au logement ». Divers acteur.trice.s — personnes ayant une expérience vécue de l’itinérance, intervenant.es communautaires, chercheur.es et des professionnel.es de l’aménagement — auront l’occasion de partager des réflexions sur les enjeux autour des campements urbains et de l’accessibilité des espaces dits publics. Nous réfléchirons au potentiel de l’aménagement à transformer les espaces urbains en tenant compte du bien-être des personnes qui habitent la ville sans ancrage au logement.

Où ? Agora du Cœur des sciences (Hydro-Québec) de l’UQAM, Montréal

Quand ? Mercredi le 22 novembre 2023, 8h30 à 17h30, suivi d’un cocktail

Injustices épistémiques : comment les comprendre, comment les réduire ?

Colloque intercongrès du GT21 de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF): Diversité des savoirs

Colloque intercongrès du GT21 de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF): Diversité des savoirs
Namur, Belgique, 7 et 8 février 2019

Le CREMIS est fier d’annoncer la tenue du colloque Diversité des savoirs sur le thème des injustices épistémiques, co-organisé par Baptiste Godrie, chercheur au CREMIS et Evelyne Baillargeau, membre du CREMIS.

Evelyne et Baptiste auront l’occasion d’animer et présenter les conférences suivantes :

  • Regards croisés sur les injustices épistémiques
  • Recherches participatives et injustices épistémiques

Pour une approche globale et solidaire en sécurité alimentaire

Colloque international du Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoires du CREMIS

* Un petit buffet sera offert par le CREMIS sur l’heure du dîner. Merci de nous indiquer votre intention d’y être.

Programme provisoire de la journée

8h40 Accueil

9h00 Mot de bienvenue

9h10 à 10h25
Sécurité et autonomie alimentaires chez les aînés montréalais
François Régimbal, Cégep du Vieux Montréal

Monoparentalité, pauvreté et alimentation dans la région mulhousienne
Manuella Ngnafeu, Institut supérieur social de Mulhouse

Réflexions collectives sur l’alimentation et les droits fondées sur l’expérience de familles immigrantes à Barcelone
Paula Duran et Marta Llobet Estany, Université de Barcelone
Claudia Magana Gonzalez, Université de Guadalajara

PAUSE

10h40 à 12h

Le début de la fin de l’agroécologie urbaine. Une histoire de l’encadrement règlementaire de l’élevage urbain au XIXe siècle et une sociologie de ses effets
Serge-Olivier Rondeau, Université de Montréal

Contraintes politiques et logiques contradictoires : l’organisation communautaire face aux silos montréalais 
Équipe en organisation communautaire, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Entre dépendance et autonomisation : l’impact des processus d’intervention et de participation en aide alimentaire à Barcelone
Paula Duran et Marta Llobet Estany, Université de Barcelone
Claudia Magana Gonzalez, Université de Guadalajara

12h-13h15 Dîner offert sur place

13h15 à 14h35

Et si on remettait les populations au centre? Réflexions d’une équipe en organisation communautaire
Équipe en organisation communautaire, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Se concerter pour changer le système : expériences bruxelloises
Deborah Myaux, Cellule aide alimentaire,  Fédération des services sociaux de Bruxelles
Anissa Ayadi, Cellule recherch’action, Fédération des services sociaux de Bruxelles

Répondre aux besoins des aînés: regard de la recherche sur des initiatives montréalaises en autonomie alimentaire
François Régimbal, Cégep du Vieux Montréal

PAUSE

14h55 à 16h30

Le Projet Alimentaire Territoriale en sud-Alsace : quelles pistes pour la recherche?
Cyril Villet, Institut supérieur social de Mulhouse

Gouvernance et accessibilité : transition alimentaire durable en Wallonie
Catherine Rousseau, Cellule aide alimentaire, Fédération des services sociaux de Bruxelles

Réduction identitaire et approche globale : l’alimentation et la production de l’égalité
Christopher McAll, Université de Montréal

16h30 Clôture de la journée

Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoire du CREMIS :

  • Fabio Berti, Professeur, Département des Sciences Sociales, Politiques et Cognitives, Université de Sienne
  • Paula Duran Monfort, Professeur, École de Travail Social- UFR, Université de Barcelone
  • Aude Fournier, professeur de sociologie, Cégep de Victoriaville
  • Marta Llobet, Professeur, École de Travail Social- UFR, Université de Barcelone
  • Chantal Mazaeff, Directrice Générale, Institut supérieur social de Mulhouse
  • Christopher McAll, Professeur titulaire en sociologie, Université de Montréal
  • Geneviève McClure, Coordonnatrice, CREMIS
  • Deborah Myaux, Chargée de projets, Cellule aide alimentaire de la Fédération des services sociaux, Bruxelles
  • Manuella Ngnafeu, Chargée de recherche Institut Supérieur Social de Mulhouse et directrice du pôle insertion de l’association Appuis
  • François Régimbal, Professeur de sociologie, Cégep du Vieux Montréal
  • Claudia Rocío Magaña González, Professeure et chercheure, Université de Guadalaraja
  • Serge-Olivier Rondeau, Étudiant au doctorat en sociologie, Université de Montréal
  • Cyril Villet, Chargé de recherche, Institut supérieur social de Mulhouse

Colloque « Appréhender, documenter et répondre aux inégalités sociales et à leurs effets. Perspectives de jeunes chercheur.es du CREMIS »

En prenant pour point de départ les inégalités comme des différences systémiques et symboliques, entre des individus, basées sur un accès limité aux ressources – économique, politique, culturelle, etc. – d’une société, ce colloque s’inscrit plus particulièrement au sein des trois axes d’analyses. Ce colloque cherche à favoriser les échanges et le dialogue entre jeunes chercheur.es et chercheur.es du CREMIS.

Programme

9h00-9h30 : Accueil des participant.es (café/croissants)

9h30-9h40 : Mot de bienvenue 

9h40-10h00 : Conférence d’ouverture par Christoper McAll, professeur et directeur du département de sociologie, UdeM et Co-directeur scientifique, CREMIS, CIUSSS-CSIM

10h05-12h00 : Pratiques, interventions et institutions

Présidente de séance :  Alizé Houdelinckx

10h05-10h25 : Romain Paumier, doctorant, département de sociologie, UQAM

Connaître le bon moment et la bonne distance : les stratégies de gestion de la proximité dans l’intervention de première ligne visant l’autonomie des usagers de drogues par injection.

10h25-10h45 : Stéphane Handfield, candidat à la maitrise, département de sociologie, UdeM

Enjeux éthiques et pratiques dans l’application des principes valorisant l’autodétermination dans le cadre de l’intervention psychosociale en déficience intellectuelle et en itinérance.

Période de questions : 10h45-11h00

11h00-11h20 : Annick Vallières, doctorante, département de sociologie, UdeM

Remise en question de l’institution de la maternité illustrée par le cas de l’allaitement maternel.

11h20-11h40 : Anne-Gaëlle Leloup, candidate à la maitrise, département de travail social, UQAM

L’hébergement transitoire en tant que déterminant social de santé chez les femmes de 45 ans et plus.

Période de question 11h40-12h00

12h00-13h00 : Pause diner

13h00-14h50 : La parole citoyenne

Présidente de séance : Annick Vallières

13h00-13h20 : Julie Richard, doctorante, santé communautaire, Université Laval

Quand les jeunes prennent la parole : une recherche action participative pour un développement intégré et solidaire.

13h20-13h40 : Alizé Houdelinckx, candidate à la maitrise, département de sociologie, UdeM

Les rapports au travail des jeunes adultes diplômés : les temps de l’insertion professionnelle.

Période de questions : 13h40-13h55

13h55-14h15 : Isabelle Ruelland, doctorante, département de sociologie, UdeM

Des « cercles citoyens » en marge de l’organisation participative et implication des utilisateurs de services, et les pratiques alternatives de citoyenneté.

14h15-14h35 : Amélie Robert, candidate à la maitrise, département de sociologie, UdeM

Vivre avec les conséquences d’un diagnostic de TDA/H : la voix des personnes diagnostiquées.

Période de questions : 14h35-14h50

14h50-15h05 : Pause

15h05-16h35 : Vulnérabilités et inégalités sociales

Président de séance : Romain Paumier

15h05-15h25 : Emmanuelle Arpin, doctorante, Health Services Research, Université de Toronto

Perspectives croisées : les déterminants sociaux de la vulnérabilité sexuelle chez les jeunes de 18 à 25 ans.

15h25-15h45 : Antoine Mazot-Oudin, candidat au doctorat à l’Université de Lille 2 et à l’UdeM

Appréhender les inégalités sociales en France et au Québec en milieu populaire. Retour sur deux terrains de recherche au camping.

15h45-16h05 : Noushi Nioushah, département de médecine dentaire, Université McGill

Les expériences de soins de personnes utilisant des cliniques dentaires gratuites.

Période de questions : 16h05-16h35

16h35 : Mot de la fin

** Nous continuerons la discussion dans une formule 5-7 dans un endroit près des locaux du CREMIS. **

Alimentation, sécurité alimentaire et inégalités sociales

Entrée libre

La production, distribution et consommation d’aliments sont au cœur de la vie sociale et constituent des enjeux centraux des rapports sociaux inégalitaires : la privation que vivent les uns va de pair avec la surabondance que vivent les autres, avec des conséquences directes sur la qualité et l’espérance de vie de part et d’autre. La réponse collective principale à l’insécurité alimentaire demeure une réponse fondée sur l’urgence et le dernier recours, souvent associée au don charitable et à la «honte» de recevoir. Comment repenser globalement l’alimentation pour transformer des politiques et pratiques en sécurité alimentaire? Comment aborder l’alimentation dans une approche qui permet de reconnaître la personne dans toutes les dimensions de sa vie, plutôt qu’uniquement comme une «bouche» à nourrir?

Si l’insuffisance des revenus – et donc la distribution inéquitable de ces derniers- reste la principale cause d’une alimentation inadéquate, il demeure que les problèmes que vivent diverses populations en termes d’isolement, de non-intégration, de discrimination, de stigmatisation et de santé mentale et physique peuvent trouver réponse dans des pratiques créatives qui placent l’alimentation en son centre : jardins communautaires, cuisines collectives, épiceries solidaires, cafés citoyens. Toute approche qui cherche à remettre l’humain au centre, ainsi que ses besoins relationnels et son bien-être global, a intérêt à tenir compte de cette dimension alimentaire, non pas en tant que problème, mais comme opportunité.

Ce colloque a pour objectif d’explorer la question de l’alimentation et de la sécurité alimentaire à la lumières des inégalités sociales et des rapports sociaux inégalitaires. Il vise à créer un espace de partage, de réflexion et d’analyse autour de pratiques concrètes pour saisir leur impact sur le bien-être des personnes auxquelles elles s’adressent et plus globalement sur les inégalités sociales. Des présentations de cas issus d’une recherche en cours à Montréal, Mulhouse, Barcelone et Sienne permettront de lancer les échanges. Les faits saillants d’une revue de littérature seront également partagés. Tout au long de la journée, les personnes participant au colloque seront conviées à des séances de travail en sous-groupe et en plénière où elles échangeront sur leurs propres pratiques pour les interroger sous le prisme des inégalités sociales.

AVEC DES CONTRIBUTIONS DE:

Doris Allard, organisatrice communautaire, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Fabio Berti, professeur en sociologie, Université de Sienne

Paula Duran, professeure en travail social, Université de Barcelone

Marta Llobet Estany, professeure en travail social, Université de Barcelone, membre du CREMIS

Christopher McAll, co-directeur scientifique du CREMIS et professeur de sociologie,
Université de Montréal

Manuella Ngnafeu, directrice du Pôle Insertion de l’Association APPUIS, Mulhouse

François Régimbal, professeur de sociologie, CÉGEP du Vieux Montréal, membre du CREMIS

Cyril Villet, formateur, Institut supérieur social de Mulhouse

Anne David, Élie-Jeanne Lalonde, Caroline Lao Se Mai, Corinne Roy et Charles Vary,
étudiant-es au Cégep du Vieux Montréal

Transformations de l’État social

À travers réformes et transformations au long cours, l’État social est, dans différents contextes, en pleine reconfiguration : externalisation des politiques publiques au tiers secteur (communautaire et associatif), émergence de nouveaux acteurs, restrictions budgétaires, influence de la Nouvelle gestion publique, etc. Cela engendre un impact sur les pratiques dans différents domaines d’intervention interpelant les professionnels impliqués. Quels effets découlent de ces transformations au sein de la population et plus particulièrement sur les publics visés par l’intervention sociale? Alors que celle-ci se réalise de manière de plus en plus individualisée, quelles sont les répercussions sur les groupes et les inégalités sociales? Lors de ce colloque nous mettrons l’accent sur les expérimentations possibles au sein des réseaux public et communautaire ou associatif, ainsi qu’aux marges de manœuvre des professionnels. Nous nous intéresserons également aux approches qui sortent des balises individualisantes de l’intervention sociale. Enfin, notre regard se portera sur différentes pratiques alternatives et formes de solidarités qui entrouvrent des brèches et redéfinissent les contours de l’État social. Loin d’une forme figée et monolithique, celui-ci apparait comme un réseau complexe et enchevêtré d’interdépendances (entre des entités, groupes et individus) n’excluant ni des rapports de pouvoir ni des rapports sociaux. L’État social est généralement considéré comme l’ensemble des interventions étatiques visant un « bien-être » social. Dans les faits, il a toujours été limité et a toujours laissé subsister d’importantes inégalités sociales, tandis que son rôle a plutôt consisté à protéger contre différents risques sociaux. Protection sociale qui s’est caractérisée par une constante tension entre responsabilité individuelle et prise en charge collective qui, souvent avec bienveillance, peut revêtir certains aspects contrôlants, stigmatisants, paternalistes ou infantilisants. L’État social s’est également constitué sur la base de savoirs experts, laissant peu de place à la parole et aux savoirs issus de l’expérience des l’expérience des principaux concernés. Autant de paradoxes qui apparaissent au cœur de l’État social.

La journée est prévue autour de trois axes. Dans un premier temps, il sera question des transformations de l’État social et des impacts sur les pratiques et les populations. Dans un deuxième temps, nous partirons de cas concrets pour penser la possibilité de brèches. Dans un troisième temps, nous échangerons sur les stratégies existantes et à inventer permettant la consolidation et l’ouverture de ces brèches.

Programme de la journée

PARTIE 1 – TRANSFORMATIONS ET IMPACTS

L’état social, l’individu et l’action sur les inégalités: tiraillements historiques entre réduction identitaire et approche globale
Christopher McAll, co-directeur scientifique du CREMIS et directeur du département de sociologie, Université de Montréal

Penser les frontières de l’État social à travers les pratiques d’organisation communautaire (Québec) et d’intervention communautaire (Barcelone)
Jean-Baptiste Leclercq, sociologue, chercheur d’établissement au CREMIS / CIUSSS-CSM

Démantèlement de l’État social : se battre pour ne pas perdre nos acquis ou se battre pour un nouveau projet de société
Sylvia Bissonnette, Coordonnatrice à la recherche et à la formation, Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec, membre du CREMIS

PARTIE 2 – BRÈCHES

L’implication des parents: le moteur du Rond-Point
Frédéric Maari, spécialiste en activités cliniques, programme dépendances première ligne, CIUSS-CSM et praticien-chercheur au CREMIS
Andréanne Tremblay, stagiaire en travail social au Rond-Point
et des parents du Rond-Point

Prises de parole et actions collectives féministes: le Comité d’action locale du Centre d’éducation et d’action des femmes
Louise Miller, militante membre du comité d’action local du Centre d’éducation et d’action des femmes
Audrey Simard, travailleuse communautaire du Centre d’éducation et d’action des femmes

La formation en travail social : un levier majeur pour créer des brèches et faire émerger de nouvelles pratiques
Chantal Mazaeff, directrice générale de l’Institut Supérieur Social de Mulhouse (France)
Mauella Ngnafeu, directrice du Pôle Insertion de l’Association APPUIS
Laurent  Konopinski, directeur général de l’Association APPUIS (Accueil, Prévention, Protection, Urgence, Insertion sociale), Mulhouse (France)

PARTIE 3 – ALLIANCES ET STRATÉGIES

Des brèches et du changement social : pistes de réflexions en faveur d’une nécessaire convergence stratégique
Tristan Ouimet-Savard, coordonnateur au développement des pratiques et à la défense des droits, Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ)

Le temps d’être: autonomie relationnelle en contexte de soutien à domicile
Aude Fournier, professeure de sociologie, CÉGEP de Victoriaville

Formation et recherche en intervention sociale : enjeux stratégiques sur les plans local, régional et national (titre provisoire)
Jean-Michel Klinger, président de l’Institut Supérieur Social de Mulhouse et représentant régional de l’Union nationale des Acteurs de formation et de recherche en intervention sociale (UNAFORIS)

15ième atelier international de recherche et d’action sur les inégalités sociales et les discriminations

Du 20 au 24 octobre prochain, une délégation québécoise de 15 personnes se rendra en France afin de participer au 15e atelier international de recherche et d’actions sur les inégalités sociales et les discriminations, organisé conjointement par le CREMIS et l’Observatoire des non-recours aux droits et services de Grenoble (ODENORE). L’objectif de ces ateliers, organisés au Québec et en France par le CREMIS depuis 2003, est de permettre des échanges intensifs entre Québécois et Français activement engagés dans la lutte contre les inégalités sociales et les discriminations.

L’édition 2014 de l’AIRA se déroulera sous le thème «Les inégalités sociales et le recours aux soins et aux services sociaux : Freins et innovations dans les pratiques d’accompagnement et de reconnaissance ». Une délégation québécoise se joindra donc à une délégation de la région grenobloise pour partager les connaissances sur les inégalités sociales et le recours aux soins de santé et aux services sociaux ainsi que sur les pratiques d’accompagnement et de reconnaissance développées au Québec et en France.

Les inégalités sociales sont reconnues comme étant parmi les principaux déterminants de la santé et du bien-être individuel et collectif. Tout en permettant de s’intéresser aux impacts des conditions matérielles de vie sur les personnes, l’AIRA 2014 a un double objectif :

  • Contribuer à identifier et mieux comprendre les différents rapports sociaux «producteurs» d’inégalités.
  • Échanger sur des pratiques et actions fondées sur la reconnaissance des personnes comme citoyens à part entière, dans le but de renforcer notre capacité d’action sur ces rapports.

Le non-recours aux soins et services pourra s’affirmer comme un axe de compréhension des rapports sociaux et des inégalités. Les pratiques alternatives de citoyenneté et de prise de parole seront également un axe d’intérêt puisqu’elles tendent à favoriser la réappropriation du pouvoir d’agir et d’orienter son action de la part des populations concernées.

L’AIRA mettra en contact et en tension des mondes qui souvent ne se rencontrent pas : chercheurs, intervenants, représentants des usagers, militants, élus, artistes et autres. Le choc des cultures, des façons de faire, des langages et des spécialisations peut ouvrir des brèches surprenantes dans les manières de penser et d’agir. Les participants mettront en commun leurs engagements et leurs savoirs accumulés pour faire avancer les connaissances sur les discriminations et les inégalités et partager sur les pratiques existantes ou à inventer permettant de contrer leurs effets ou les réduire. Ces participants, du Québec et de la région grenobloise,  viennent de différents milieux et de groupes d’âge et possèdent autant des savoirs d’expérience de vie et d’intervention que des savoirs fondés sur des pratiques de gestion et de recherche. Ces savoirs seront mis en commun lors dune semaine d’ateliers de travail intensifs en sous-groupe et en plénière. L’AIRA devient ainsi un foyer de partage d’expériences et de pratiques fondé sur le croisement des mondes représentés et débouche sur un colloque de partage et de créativité à la fin de la semaine. Ce colloque réunira un public élargi de différents acteurs et partenaires de la région de Grenoble. Ces derniers seront invités, dans l’espace d’une journée, à participer à un processus de réflexion critique sur les thèmes de l’AIRA et à un partage sur les pratiques inspirées par les travaux de l’AIRA et animé par les participants.

Les inégalité sociales et le recours aux soins et aux services sociaux 20141024

Colloque « Contributions à la sociologie des inégalités sociales »

Colloque informel et participatif – Regards d’étudiants et d’étudiantes d’aujourd’hui sur une sélection de 24 mémoires et thèses réalisés au département de sociologie de l’Université de Montréal de 1972 à 2013 avec la présence de certains de leurs auteurs. Entrée libre et repas offert sur place.

Contributions à la sociologie des inégalités sociales 20140502