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Comment les jeunes adultes LGBTQ+ vivent leur passage au cégep et à l’université ? Quelles sont les initiatives déployées en Suisse, au Québec et en France pour favoriser leur bien-être et leur inclusion? Y a-t-il des actions mises en œuvre pour prévenir les violences? Dans quelle mesure doit-on repenser les espaces et les parcours de formation ?
Le cégep et l’université jouent un rôle crucial comme espaces de transition vers la vie adulte, bien qu’ils demeurent davantage accessibles à une partie plus privilégiée de la population. Pour plusieurs étudiant·es LGBTQ+, l’entrée dans ces milieux coïncide avec un éloignement du cadre familial et scolaire d’origine. Ces institutions peuvent ainsi devenir des environnements propices à l’exploration identitaire, en offrant la possibilité de se découvrir en dehors des normes et des pressions sociales précédentes, voire de s’émanciper. Toutefois, cette ouverture potentielle se heurte à la persistance de structures hétérocisnormatives qui traversent encore ces espaces. Malgré leur apparente neutralité, les établissements d’enseignement supérieur restent marqués par des normes implicites et explicites qui marginalisent les expériences des étudiant·es LGBTQ+.
Ce séminaire, le troisième d’une série de quatre, vise à s’approprier collectivement l’ouvrage collectif Le passage à la vie adulte des jeunes LGBTQ+. Perspectives intersectionnelles codirigé par Kévin Lavoie, Lisandre Labrecque-Lebeau et Marie-Claude Richard (PUQ, 2025). Chaque séminaire sera l’occasion de se pencher sur un chapitre du livre et de croiser des perspectives variées alliant savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.
Sous forme d’un panel de discussion, ce séminaire propose de mettre en lumière des initiatives de recherche et de formation réalisées en Suisse, au Québec et en France portant sur les expériences des jeunes adultes LGBTQ+ au collégial et à l’université. Tour à tour, les panélistes situeront d’abord le contexte sociopolitique de chaque contexte national, puis présenteront quelques faits saillants tirés de leurs projets respectifs. Une attention particulière sera portée sur le poids des normes de genres et de sexualités sur les parcours de vie des jeunes LGBTQ+, les situations d’adversité vécues au cégep et à l’université, de même que les stratégies de résistances. Enfin, les échanges se tourneront vers les pistes d’action, tant sur le plan de l’intervention sociale que celui de la formation et de la défense des droits.
Panélistes :
Giorgia Magni
Maitresse-assistante en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et membre de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE).
Isabelle Collet
Professeure associée en sciences de l’éducation à l’Université de Genève (Suisse) et directrice de l’équipe de recherche Genre – Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE).
Geneviève Pagé
Professeure au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (Canada) et chercheure associée à la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur.
Camille Margueritte
Chercheur post-masterant en sociologie et chargé de projet à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France).
Valentin Brouttier
Chef de projet à la Chaire LGBTQI+ de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (France).
Ce séminaire est organisé par Kévin Lavoie, co-responsable du champ « Diversité sexuelle et pluralité des genres » du CREMIS.



