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Les mots des autres sur soi

NOTE IMPORTANTE: POUR AVOIR ACCÈS AU VIDÉO, VEUILLEZ LAISSER LE DOCUMENT SE CHARGER COMPLÈTEMENT AVANT D'EN DÉBUTER LE VISIONNEMENT.Le document vidéo LES MOTS DES AUTRES SUR SOI interroge ce que veut dire « être écrit par autrui», ce que fait une institution « qui écrit sur », la façon dont elle compose notre dossier, dont elle nous met dans « une certaine situation » : code, procédure, formulaire, formule, diagnostic, orientation, prescription. Lire à voix haute. S’entendre dire ses malheurs. Entendre ses erreurs et son indignation, son placement et sa déqualification. Comment supporter cela ? Car nous sommes bien un« cas d’espèce» dans l’herbier des spécialistes. Alors on se lit à travers une lecture « d’un cas » parmi d’autres. Mais n’est-ce pas insupportable de s’éprouver comme un cas, comme un bénéficiaire d’un droit, comme un sujet et un objet d’étude ? Car comment un jeune étudiant s’éprouve en lisant son bulletin scolaire ; comment une dame de 90 ans s’éprouve comme enfant et mère en lisant une note d’un contrôleur d’absences et d’un coroner au sujet d’une mort tragique remontant à la fin des années 1920 ; comment s’éprouve une jeune femme en parcourant son dossier médical exposant ses maux qui l’assaillent ; et celle-ci qui découvre que les traitements ne fonctionnent pas du tout comme elle le voudrait ? Ce geste de lecture par lequel on s’éprouve nous concerne tous. Se découvrir dans un dossier, se déchiffrer, se décoder, en faisant jouer un certain rapport aux institutions, n’est-ce pas une affaire de pouvoir ? Un pouvoir sur nous ? Tel est l’objectif de ce documentaire : décoller les mots comme on décolle du papier peint ; réussir à amorcer un virage biographique qui se défait des mots des autres. Ce film d’une durée de 22 minutes est le fruit d'une idée originale de Jean-François Laé et de Robert Bastien pour « faire entendre autrement » une prise de parole que l’on entend rarement. Dominic Gagnon est le cinéaste qui a mis en images les narrations de quatre personnes -invisibles à l'écran- où seuls les « mots savants » tombent comme des gouttes d’eau. Les autres ? Ce sont nos spécialistes : un coroner, un dermatologue, un gynécologue, un médecin généraliste et un contrôleur d'absences.

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L'îlot Sainte-Brigide

L’église Sainte-Brigide-de-Kildare (1878) a connu ses heures de gloire, au cœur d’un quartier, maintenant à demi disparu, du centre-ville de Montréal. Au début des années 2000, le conseil de fabrique, constitué de paroissiens, se préoccupe de l’avenir des bâtiments : église, presbytère, sacristie et grand terrain de stationnement. La question de la continuité des œuvres sociales de la paroisse est également posée. En 2006, un groupe de travail fait état d’un consensus entre paroissiens et acteurs du milieu communautaire : ne pouvant maintenir le lieu de culte, l’idée d’un projet de mise en valeur afin de de perpétuer sa mission sociale fait chemin. Le Centre culturel et communautaire Sainte-Brigide, un OBNL fondé la même année, coordonne ainsi le développement de l’îlot Sainte-Brigide, en lui donnant une vocation sociale, culturelle et d’habitation communautaire. Le projet est porté par neuf organismes communautaires ou culturels copropriétaires afin d’offrir, à travers leurs missions respectives, différents services à la population. Un organisateur communautaire du CSSS Jeanne-Mance - maintenant partie intégrante du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal - est également associé au projet de requalification de l’église, pour accompagner et soutenir son développement. La présente vidéo a été produite en 2014 dans le cadre de travaux réalisés par le CREMIS en collaboration avec l’équipe des Services à la communauté du CSSS Jeanne-Mance. Ces travaux visent à documenter les pratiques en organisation communautaire. Plusieurs porteurs et usagers/participants de cet espace ont été interrogés afin de connaître ce que projet avait changé pour leur organisme, leur « clientèle » ou dans leurs trajectoires de vies. Au-delà de l’amélioration matérielle des conditions de vie et de pratiques professionnelles, tous mettent en avant le fait de mieux desservir la communauté, notamment par le biais de pratiques collaboratives entre organismes. Se pose également la question du partage d’un espace commun fréquenté par des publics diversifiés et de son implantation dans un quartier en transformation. Entretiens : Jean-Baptiste Leclercq (chercheur d’établissement au CREMIS) et François Soucisse (organisateur communautaire au CIUSSS-CSM); Images et Montage : Jean-Baptiste Launay (La maison populaire) avec le soutien de Mohamed Amara, chercheur postdoctorant à l'équipe PRAXCIT du CREMIS.

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Prochaines sorties: barrées

POUR AVOIR ACCÈS AU VIDÉO, VEUILLEZ LAISSER LE DOCUMENT SE CHARGER COMPLÈTEMENT AVANT D'EN DÉBUTER LE VISIONNEMENT. À partir de l'expérience et du point de vue d'un groupe de personnes vivant au Québec de prestations d’aide sociale, ce film documentaire, réalisé par le Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec (GRFPQ) - partenaire du CREMIS, illustre comment différentes «barrières» socio-économiques entrainent et surtout maintiennent dans la pauvreté. Le film est d'abord conçu comme outil de sensibilisation en s'attaquant aux préjugés que subissent les personnes vivant dans la pauvreté et en particulier les personnes assistées sociales. Il est aussi utilisable dans une démarche de conscientisation avec des personnes qui subissent la pauvreté et/ou l’exclusion sociale.

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Des casseroles à la prise de parole

Documentaire. Réalisation : Jean-François Laé et Robert Bastien. Montage : Anna Woch. Aide à la traduction : Renka Fuego. Remerciements : Isabelle Perreault. Musique : Le GGRIL avec Evan Parker. TDB 2012. Durée approximative: 22 minutes. Noir et blanc. Sous-titres en anglais. Une production du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CRÉMIS). 2012. Ils sont nombreux, ces anonymes, à protester en ces mois de mai et juin. Chacun y va de ses raisons et de son point de vue. Induite par l’adoption de la loi 78, un conducteur de taxi voit la crise actuelle comme une brimade à la démocratie, une loi injuste nécessitant un engagement citoyen pour dénoncer la perte de sa liberté et de ses droits. Parce que ses parents étaient dans l’incapacité financière de l’aider dans ses études, un jeune se retrouve soudeur, sans trop d’amertume, et aide sa femme à faire des études. Aujourd’hui, dit-il, le gouvernement vend le savoir comme s’il s’agissait d’une marchandise, et le mouvement actuel est le prélude à la naissance d’une nouvelle société. Au fil des semaines, une avocate a changé d’avis. Elle a pris conscience que le mouvement étudiant visait des causes passablement plus profondes qui concernaient la démocratisation de l’enseignement et, du même coup, la constitution de la société et le rôle de l’État. Une analyste en informatique, mère de deux jeunes filles toutes deux étudiantes à l’université, se dit transformée par le mouvement actuel. Chaque soir, elle est joyeuse de taper de la casserole, car il s’agit du réveil d’une nation qui s’affranchit de l’individualisme. Arrêté par hasard, menotté et emprisonné avec cinq cents autres personnes sur la rue Sherbrooke, un jeune menuisier voit, au lendemain de son arrestation, l’imminence d’une société en transformation. Un pompier de quarante-quatre ans père de deux enfants affirme que sa génération n’a rien fait d’autre que de se battre pour leurs petites affaires. Pour lui, les jeunes d’aujourd’hui, les étudiants plus particulièrement, sont en train de changer le cours des choses dans la société. Il se rallie à cette cause, entre autres pour ses enfants et voit, dans l’avenir, se dessiner un monde plus juste. Une dame en arrêt de travail est fatiguée du tintamarre des casseroles, pourtant elle comprend qu’il faut se faire entendre. Une coiffeuse énonce trois interdits (lois) dans le domaine de la coiffure : ne pas parler d’argent, de politique et de religion. Pourtant, elle témoigne du fait que les étudiants ont raison de prendre la rue malgré les inconvénients que cela cause aux Montréalais. Avec ce documentaire, nous allons dans l’arrière-cour des casseroles pour mettre en relief, ce que les médias de masse occultèrent au plus fort du mouvement, la façon dont des citoyens entrevoient la société, leur rôle citoyen, la démocratie et le politique.

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Au-delà du préjugé - Trajectoires de vie, pauvreté et santé

Tout lien entre les histoires que vous allez voir et entendre et la réalité n’est pas le fruit du hasard. Ces histoires ont été inspirées des témoignages de quarante personnes rencontrées en entrevue, sans logement ou « mal logées », parfois avec des problèmes de santé mentale, vivant avec les barèmes de l’aide sociale. Une petite équipe de personnes qui connaissent ces expériences de vie ont tenu à se prêter au jeu de l’interprétation de capsules filmées adaptées à partir de vignettes théâtrales qui avaient été présentées et discutées à travers 8 régions du Québec en 2009 et 2010. Leur intention est de témoigner, à leur façon, afin de permettre au plus grand nombre de personnes de se sensibiliser à ce que cela signifie de chercher à vivre…

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