Travailler avec le réseau de la personne

Les intervenantEs doivent s’intéresser au réseau social tôt dans le suivi. La famille et les amis sont des personnes potentiellement significatives dans le rétablissement de la personne et ils seront encore là lorsque les intervenantEs n’y seront plus.

Par exemple, ça peut vouloir dire…

  • Évaluer dans l’intervention dans quelle mesure un proche constitue un facteur de protection ou un facteur de risque. Amener la personne à faire cette évaluation également.
  • Lorsqu’ils sont présents, soutenir les proches, les aider à aider les personnes. Il y a aussi parfois un travail de référence à faire pour que les proches soient soutenus.
  • Dans le travail avec les proches, il est important de clarifier le rôle de l’intervenantE dans le cadre d’une intervention consistant à accompagner plutôt qu’à « faire pour ». Permettre aussi aux proches de se familiariser avec le processus du rétablissement dans lequel évolue la personne. Par exemple, expliquer qu’une rechute n’est pas un échec complet. Les aider à accepter la personne où elle est.
  • Cela dit, l’intervenantE doit rester centréE sur la personne. Le « client » n’est ni le couple, ni la famille, ni le parent, ni l’ami, mais la personne qui fait l’objet du suivi. Face à la pression que peuvent parfois exercer certains proches qui souhaitent que la personne « guérisse », que le suivi « avance », toujours garder en tête les objectifs de la personne desservie.
  • Un réseau social positif constitue un facteur de protection important. Il faut favoriser le développement de réseaux sociaux qui amènent la personne vers des activités positives et structurantes.

Pour en savoir plus, consultez les récits de pratiques, et notamment

Intervenir face à une double vulnérabilité : itinérance et déficience intellectuelle

« Même si, dans ma vision d’intervenant, je voyais bien d’autres priorités en termes de besoin, je devais tenir compte de sa priorité à elle pour ensuite lui permettre d’avancer vers une autre étape. »
Équipe itinérance, CSSS Jeanne-Mance, Montréal

La venue d’un nouveau-né: offrir des moyens et suivre le défilé 

 « Il faut parfois accepter de n’être qu’un court relais dans le long parcours d’une personne vers son rétablissement. »
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suivi intensif dans le milieu (SIM), CSSS Jeanne-Mance

Mettreen place les conditions pour « attendre l’étincelle » 

« L’équipe estplus tolérante que bien d’autres ressources, car on sera encore là lelendemain. On laisse la personne prendre des risques. »
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suiviintensif dans le milieu (SIM), CSSS Jeanne-Mance