Co-développer des stratégies de réduction des méfaits avec les personnes

Lorsqu’il est difficile d’intervenir de façon à modifier une situation à risque, des interventions visant à en atténuer les conséquences néfastes sont particulièrement appropriées.

Par exemple, ça peut vouloir dire…

  • Malgré la vulnérabilité de certains individus, il est possible de travailler avec eux pour réduire les situations où ils se mettent en situation de danger.
  • Il ne s’agit pas nécessairement d’empêcher l’individu d’adopter certains comportements à risque (tels que la consommation ou la prostitution), mais plutôt de leur apprendre à agir de façon à en minimiser les conséquences néfastes (overdose, agressions, etc.).

Les effets négatifs que les intervenantEs souhaitent prévenir sont non seulement liés à la santé physique, mais sont également d’ordre psychosocial : viser une stabilité en logement, limiter la judiciarisation, entretenir de bons liens avec l’entourage, développer une meilleure estime de soi, entre autres.

Par exemple, ça peut vouloir dire…

  • Le travail vise notamment à limiter chez la personne des comportements qui mènent à son exclusion en divers lieux : enjeux de cohabitation dans l’espace public, conflits avec les voisins ou le propriétaire, amener « la rue » dans le logement, etc.
  • Il s’agit de nommer les risques, d’informer la personne sur ses droits, ses obligations, sur les conséquences possibles de ses choix et de l’outiller afin qu’elle ait d’autres options que les comportements destructeurs. Explorer avec la personne pour qu’elle trouve ses propres solutions.

Pour en savoir plus, consultez les récits de pratiques, et notamment

Trouble délirant et vie à la rue : interventions de médiation pour limiter la judiciarisation

 « À la sortie de prison, c’est souvent un retour à la rue. Et le cycle recommence. L’accompagnement des personnes dans leurs démarches juridiques et le travail de médiation auprès des policiers fait partie de la réhabilitation sociale. »
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suivi intensif dans le milieu (SIM), CSSS Jeanne-Mance

Dépendance, ambivalence et réduction des méfaits : interventions auprès de quatre individus

« Mon travail est de susciter l’ambivalence. »
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suivi intensif dans le milieu (SIM), CSSS Jeanne-Mance

De la rue au CHSLD : franchir les barrières de l’itinérance

« Viens un moment où il faut que tu trouves quelqu’un qui croit en toi comme intervenant. J’avais besoin que quelqu’un d’autre fasse du poids. »
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suivi intensif dans le milieu (SIM), CSSS Jeanne-Mance

Raccrocher à la vie des personnes qui souffrent de toxicomanie

« Il faut fixer des objectifsavec la personne et négocier des arrêts d’agir pour les comportementsdestructeurs. Nous avons convenu en équipe de faire un plan de crise avecJason, que nous avons en fait appelé un plande mort.»
Projet Chez soi à Montréal
 Équipe de suivi àintensité variable (SIV), Diogène

Intervenir face à une double vulnérabilité :itinérance et déficience intellectuelle

« J’ai servi d’intermédiaire entre Alice et son oncle, afin d’engager ce dernier à la souvenir dans sa vie en appartement. »
Équipe itinérance, CSSS Jeanne-Mance, Montréal