Pistes additionnelles pour alimenter la recherche

Nous avons cru bon de dégager certaines des questions qui ont émergé au cours des échanges. Ces pistes pourraient inspirer ceux et celles qui travaillent sur le terrain, mais également les étudiant-es et chercheur-es pour d’éventuels projets de recherche.

 

  • Quelle place l’école accorde-t-elle aux familles? Comment des programmes comme BDMB peuvent-ils accroitre les collaborations école / familles, notamment celles de première ou deuxième générations immigrantes?

 

  • L’école est un milieu où cohabitent des  intervenant-es et professionnel-les aux compétences variées (enseignant-es de différentes disciplines, différents membres du personnel non enseignant- travailleurs sociaux, psychoéducateurs, orthopédagogues, etc.). Malgré tout, les liens entre ces professionnels ne vont pas toujours de soi. Dans ce contexte, comment favoriser une culture favorisant les liens interprofessionnels en milieu scolaire?

 

  • Plusieurs échanges ont eu lieu dans le cadre du programme BDMB en ce qui a trait à l’intervention auprès des garçons et de filles. Dans certains cas, on estime que les pratiques différenciées selon le genre seraient pertinentes (par exemple, privilégier des interventions où l’expression des émotions est faite de manière indirecte serait porteur pour rejoindre les garçons). D’autres privilégient une intervention plus personnalisée selon les intérêts, la personnalité du jeune, quel que soit son genre. Au terme de ces échanges, il semble central de creuser une question de fond : qu’est-ce que l’intervention différenciée selon le genre? Quels enjeux soulève-t-elle?

 

  • Quelles sont les autres pratiques « hors des sentiers battus » qui se déploient présentement dans le champ de l’intervention psychosociale? Comment ces initiatives façonnent-elles les programmes d’intervention et de formation, notamment en travail social?

 

  • Le développement et la poursuite de programmes comme BDMB sont à contre-courant des orientations actuelles de gestion au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Plusieurs acteurs présents lors des séminaires ont souligné les défis que pose ce type de programmes face aux critères de reddition de compte actuelle. Quels  sont les indicateurs à mettre de l’avant pour faire le contrepoids? Quelles sont les avenues qu’offrent les  méthodes de Social Return on Investment (SROI), par exemple?